- Statut : république indépendante depuis le 5 juin 2006, après la séparation d’avec le Monténégro.
- Superficie : 88 361 km², soit presque autant que le Portugal. Cela comprend la province autonome de Voïvodine.
- Population : 7 310 000 d'habitants (estimation 2011). On constate un certain dépeuplement essentiellement dû à l’émigration et à un taux de fécondité très faible.
- Capitale : Belgrade (« la ville blanche ») est la capitale de la Serbie depuis 1878.
- Densité : 106 hab./km².
- Régime : démocratie parlementaire monocamérale (une seule chambre). Une nouvelle constitution a été adoptée en octobre 2006, qui entérine la séparation définitive d’avec le Monténégro, devenu indépendant.
- Chef de l’État : Boris Tadić (depuis juillet 2004, réélu en février 2008), membre du DS (Parti démocratique, socialiste).
- Premier ministre : Mirko Cvetković (depuis juillet 2008).
- Religions : majorité orthodoxe, minorités catholique et musulmane.
- Ethnies : selon des statistiques officielles
(2002), à prendre avec des pincettes, la principale composante ethnique
est constituée par les Serbes (82,9 %), suivis par les Hongrois (3,9 %)
regroupés pour la plupart en Voïvodine (où ils représentent 14,3 % de
la population), les « Bosniaques et Musulmans » (2,1 %), les Roms (1,4
%) et les… Yougoslaves (1,1 %) ! Sans doute des nostalgiques
unionistes… Manque encore presque une dizaine de pour cent dont on ne
sait pas trop où ils sont passés. Officiellement, il n’y aurait que 0,8
% d’Albanais.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le Vieux Ras avec Sopoćani ; le monastère de Studenica ; les monuments médiévaux au Kosovo ; Gamzigrad-Romuliana, palais de Galère.
L'indépendance du Kosovo
Le Kosovo proclame unilatéralement son indépendance le 17 février 2008. Après la Slovénie, la
Croatie, la Macédoine, la Bosnie et le Monténégro, le Kosovo est le 6e État indépendant à s'extraire de l'orbite de la Serbie et de
l'ex-Yougoslavie.
Toutefois, la minorité serbe du Kosovo se refuse à renoncer à
cette terre où son histoire est millénaire. Vivant dans le nord du
Kosovo, elle rejette l'indépendance, tout comme les autorités de
Belgrade qui condamnent cette proclamation.
Le 22 juillet 2010, la Cour internationale de justice reconnaît la légalité de la déclaration d'indépendance du Kosovo, estimant que celle-ci ne violait pas le droit international.
Économie
Massivement industrialisée sous l’ère titiste, la Serbie a souffert de l’éclatement du bloc de l’Est, et du passage difficile de l'économie planifiée à l'économie de marché. Elle a ensuite souffert de l'éclatement de la Yougoslavie, perdant dans les années 1990 une part importante de ses partenaires économiques. En 1993, les sanctions imposées par les Nations Unies dans le sillage de la guerre au Kosovo ont mené une majorité de la population sous le seuil de pauvreté. L’inflation a atteint jusqu’à 3 000 000 % en janvier 1994 ! L’économie dirigée façon Milošević et les raids aériens de l’OTAN en 1999 ont fait le reste : le pays est entré dans le XXIe siècle exsangue.
Depuis 2000, les gouvernements démocratiques ont timidement entrepris de libéraliser l’économie - avec une salve de privatisations en 2007. De nombreux donneurs ont accepté une réduction ou un rééchelonnement de la dette. L’année 2006 semble marquer un tournant : si le chômage reste rampant (20 % au moins), le déficit public est enfin effacé et l’inflation ramenée sous contrôle. Les investissements étrangers (essentiellement européens) ont bien augmenté, ainsi que le taux de croissance (5,8 %).
Le secteur tertiaire représente près du tiers du PIB de la Serbie.
Reste que le manque de coopération du pays avec le Tribunal pénal international a poussé l’Union européenne à suspendre les négociations d’adhésion de la Serbie fin 2006, entravant un véritable décollage économique. Cette question de l'adhésion à l'UE, toujours d'actualité, est d'autant plus cruciale que l'Union européenne est un partenaire commercial majeur.