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Carte d’identité Sénégal

- Population : 9 956 000 hab. d'après le recensement officiel de 2002, sans doute près de 14 millions (estimation 2011).
- Superficie : 196 723 km².
- Capitale : Dakar.
- Langues : français (officielle), wolof, peul, sérère, dioula.
- Monnaie : franc CFA.
- Salaire mensuel minimum garanti : pour un salaire de « première catégorie », environ l'équivalent de 57 à 74 €. Encore faut-il être salarié pour y avoir droit, et le chômage est important (48 %).
- Régime : présidentiel.
- Chef de l'État : Abdoulaye Wade (depuis mars 2000, réélu en février 2007).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : l'île de Gorée, l'île de Saint-Louis, le parc national du Djoudj, le parc national du Niokolo Koba, les cercles mégalithiques de Siné Ngayène et de Wanar (Nioro du Rip).

Économie

Le Sénégal n'est pas dépourvu de richesses, mais elles ne sont pas forcément bien mises en valeur. Si la croissance (elle se maintient autour de 3-4 %), elle ne profite que très peu aux Sénégalais. En effet, la pauvreté persiste (environ 50 % de la population vit sous le seuil de pauvreté) et les indicateurs sociaux restent ceux d'un pays dit « en développement ».
Le Sénégal est un pays rural : le secteur primaire emploie 70 % de la population active. Mais l'agriculture ne rapporte que 16 % du produit intérieur brut (PIB). Et le Sénégal est loin d'assurer son autosuffisance alimentaire.
Le principal des ressources provient des produits de la pêche, de l'arachide et des gisements de phosphate. Mais la pêche est en crise car les ressources halieutiques du Sénégal ont diminué de trois quarts.
Le tourisme est une importante source de revenus, mais l'argent profite plus aux agences de voyages qu'aux habitants.
Le secteur industriel connaît un certain dynamisme, mais voit son élan stoppé par les fréquentes coupures d'électricité (l'électrification de 50 % des villages était annoncée pour 2012...). L'essor de ce secteur provient surtout des bâtiments et travaux publics.
Quant au secteur tertiaire, c'est le plus performant, grâce au développement rapide des télécommunications et de l'informatique. Mais, s'il réalise 64,6 % du PIB total, il ne fait vivre que 15 % de la population active.
Le FMI a imposé un programme de privatisations massives, notamment de la Société nationale des eaux (Sonees), des télécommunications (Sonatel), de l'électricité (Sénélec) ou encore des arachides (Sonacos, ex-Lesieur-Afrique, devenue Sunéor).
Les finances souffrent du prix élevé du pétrole, ainsi que de la lourde facture de l'importation du riz.
Mais le principal combat à livrer reste la lutte contre la corruption, un mal chronique qui coûte cher.

Droits de l'homme

À côté de la misère croissante de la population, des coupures fréquentes d'électricité, du chômage endémique, certaines dépenses outrancières décidées par le chef de l'État passent mal. Un mécontentement social qui a pu se voir au début de l'année 2011, où des émeutes de jeunes Sénégalais ont pu gagner plusieurs quartiers de la capitale.
Révélés par Wikileaks, les mémos de l'ambassadeur américain à Dakar sur la situation au Sénégal confirment ce sentiment croissant d'exaspération de la population. Suspension d'autorisation d'émettre pour des radios, convocations de journalistes par la police, les atteintes à la liberté de la presse se poursuivent. Mais la société civile et l'opposition politique veillent au grain.
Les opérations militaires en Casamance n'ont pas donné les résultats attendus, et les violences sporadiques qui secouent cette région se sont accentuées.
Pays de transit pour des milliers de candidats à la traversée vers l'Espagne, le Sénégal a procédé à de nombreuses arrestations et renvois à la frontière de migrants.
La situation de nombreux talibés choque en outre de plus en plus. Ces enfants des rues prétendument scolarisés dans des écoles coraniques sont bien souvent maintenus dans un état proche de l'esclavage par des « professeurs » qui les poussent à la mendicité.



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