







|
![]() Traditions RussieCoutumes, croyances, contes et légendesCoutumes, croyances et superstitions En Russie, on est frappé par une sorte d’harmonie mystérieuse dans les relations humaines. Ici, la superstition se charge de nous rappeler la signification profonde de gestes simples. On ne sert pas la main de quelqu’un à travers un seuil de porte. Car le seuil traditionnel est une frontière protégeant l’isba (maison traditionnelle en bois) des forces maléfiques du monde extérieur. De même s’interdit-on de verser à boire à quelqu’un la main tournée vers l’extérieur : un geste de déni incompatible avec la valeur symbolique du geste, associé à de vieilles habitudes de communion païenne. Les grands saints de la foi orthodoxe eux-mêmes sont associés à d’anciennes divinités païennes, à travers des croyances païennes tout à fait particulières. Aussi, par temps d’orage, dit-on qu’Ilia (saint Elias) traverse les cieux sur son char en frappant le sol de son marteau ! Dans cette image manifestement peu chrétienne, c’est en fait Peroun, le dieu du Tonnerre et de la Guerre et pourfendeur du Mal chez les slaves païens, qui est évoqué. Comme partout, beaucoup de traditions et d’usages en Russie sont liés à la table. Il est vrai que ceux-ci se perdent, mais de nombreuses personnes préféreront que vous posiez couteau et sel sur la table plutôt que de vous les prendre des mains. Par ailleurs, si des femmes sont à table, il serait très mal perçu de ne pas porter en son honneur au moins un toast, généralement le deuxième. Une fois le bras levé, pas question de reposer le verre sans l’avoir vidé. Le faire serait le signe évident d’un manque d’adhésion à ce qui est en train d’être dit ou a été dit. Contes et légendesDans les croyances russes, les forces de la destruction et celles de la création
s’équilibrent et même s’accordent. Il en va de même dans les contes. Les contes russes, avec leur mélange de cruauté et d’humour, de sagesse et de folie, complètent des croyances qui puisent dans des millénaires d’une histoire souvent mal connue. Ensemble, ils forment un imaginaire qui est une source inépuisable de création artistique et intellectuelle, depuis les ballets Le Sacre du printemps et L’Oiseau de feu de Stravinsky, ou les contes d’inspiration populaire de Pouchkine tels Le Cavalier de Bronze, aux Veillées à la ferme Dikanka de Nicolas Gogol, empreintes de surnaturel. IcônesEmblème de la religion orthodoxe, l’icône est une image sainte, peinte en général sur une planche de bois. Importé de Byzance après la christianisation de la Russie en 988, cet art fut enseigné par des moines byzantins (dont le plus connu est Théophane le Grec). Ensuite les peintres russes ont élaboré leur propre style et fondé plusieurs écoles. Les auteurs sont la plupart du temps anonymes, à l’exception du moine Andreï Roublev, qui reste le maître incontesté de la discipline. Quant aux principales écoles, ce sont celles de Moscou, Novgorod et Pskov. Les icônes les plus célèbres et vénérées sont exposées à la galerie Tretiakov de Moscou (la Trinité de Roublev, la Vierge de Vladimir...). Jours fériés et fêtes traditionnelles- 25 décembre : Noël classique Ce n’est que depuis quelques années que l’on fête à nouveau Noël
dans les grandes villes. Mais on ne change pas facilement de tradition tous
les 70 ans. À l’inverse de ce qui se pratique dans la plupart des
pays du monde chrétien, en Russie, on fête Noël entre amis, au restaurant ou
en discothèque, et le Nouvel An en famille. L’un comme l’autre se doivent d’être
bien arrosés.
ReligionsLes chants orthodoxes russes, les ors des églises et des icônes sont sans doute la première chose qu’on se représente en évoquant la religion en Russie. Viennent ensuite les manifestations de ferveur et la reconstruction religieuse qui se produit actuellement dans le pays, où les religions récupèrent leur patrimoine et une partie de leurs ouailles. Tout comme la Russie est multinationale, elle est plurireligieuse. Les chrétiens
orthodoxes sont une majorité écrasante (51 % des personnes interrogées
lors d’un sondage de l’Académie des sciences en 1997) et l’importance de leur
Église est encore accrue par son rôle historique et identitaire. Savoir-vivreLe moins que l’on puisse dire est que les rapports humains de la rue ne sont
pas emprunts de « chichis ». Les « bonjours »,
« s’il vous plaît » et autres « merci »
serons certes reçus avec reconnaissance par ceux à qui vous les adresserez.
Vous constaterez cependant que dans leurs rapports entre eux, les Russes sont
plus « instantanés ». Pas étonnant, de ce fait, que la rudesse du premier abord coexiste avec des
usages emprunts de rituel, voire de superstition. Votre interlocuteur vous pardonnera
de lui tendre la main à travers un pas de porte, mais le plus souvent, il vous
amènera à l’intérieur ou vous rejoindra à l’extérieur, pour ne pas permettre
au seuil, doté d’une signification maléfique, de polluer votre poignée de main.
S’il s’agit d’une femme, sachez que s’embrasser n’est pas très habituel entre
personnes qui se connaissent peu. Les Russes ne circulent jamais en chaussures dans leurs maisons ou leurs appartements, et tiennent généralement à la disposition de leurs invités des chaussons. Cette habitude, qui a certes un petit côté oriental, est aussi dictée par des considérations pratiques : durant toute la période qui s’étend de novembre à avril, il arrive souvent que l’on doive patauger dans la boue pour marcher dans la rue. Mais ce que les règles du savoir-vivre russe traduisent de la manière peut-être la plus spectaculaire, ce sont les relations entre les sexes. L’art de la galanterie s’exerce en tous lieux et en toutes circonstances. Que ce soit pour céder sa place dans le métro, tenir une porte ou aider à descendre un marchepied. Et n’importe quelle femme appréciera qu’un homme l’aide à passer son manteau, lui allume sa cigarette ou, comble de l’élégance, la salue d’un baisemain ! |
|
||||||||||||||||||