Argent, banques, change
- La monnaie est le rouble (R). Un rouble se divise en 100 kopecks.
- Le taux de change, début 2011, était le suivant : 1 € = environ 40 R (100 R = 2,50 € environ). Bien sûr, le taux de change connaît des variations régulières. La variation de la fourchette est, en moyenne, de 35 à 50 R environ pour 1 €.
Pour nos lecteurs suisses et canadiens, début 2011, le taux était de : 100 R = 3,30 Fs et 3,40 $Ca.
On peut changer les euros (à un taux pas moins avantageux que les dollars) dans les banques et bureaux de change, qu'on trouve désormais partout. À Saint-Pétersbourg, ceux-ci sont ouverts tous les jours, quelquefois même 24 h/24. Taux assez semblables, mais ne pas omettre de comparer malgré tout. S'attendre aussi à une petite commission, soit directe, soit sous forme de pourcentage, soit aussi, surtout à Moscou, sous forme d'un taux de change moins avantageux.
Attention, le taux affiché est souvent légèrement moins bon une fois à l'intérieur. Ce taux est valable si vous changez une certaine somme. Évitez de changer dans le métro. Certains bureaux de change acceptent les francs suisses et les dollars canadiens. Attention aux billets vieux ou abîmés : ils peuvent être refusés.
- On peut également retirer de l'argent liquide avec une carte de paiement Visa ou MasterCard aux distributeurs automatiques de billets, qui sont de plus en plus fréquents et sûrs. Privilégiez tout de même les plus grosses banques et les distributeurs affichant les logos. Les commissions de retrait sont assez élevées.
Budget
Un voyage en Russie peut coûter assez cher. On dit même que Moscou est devenue la ville la plus chère du monde en ce qui concerne l'hébergement ! Tout dépend de votre niveau d'exigence.
De rares hôtels affichent leurs prix en dollars ou en euros mais, la plupart du temps, c'est en roubles que les tarifs sont annoncés.
Hébergement
C'est le poste qui revient le plus cher, compte tenu du rapport
qualité-prix assez médiocre. Les tarifs valent essentiellement pour
Saint-Pétersbourg. À Moscou, attendez-vous à payer un peu plus.
- Bon marché : jusqu'à 1 000 R (25 €) par personne ou 2 000-2 500 R (50-62,50 €) pour deux (AJ surtout).
- Prix moyens : de 2 500 à 3 500 R (62,50 à 87,50 €) pour deux.
- Chic : de 3 500 à 6 000 R (87,50 à 150 €).
- De chic à plus chic : de 6 000 à 8 000 R (150 à 200 €).
- Très chic : plus de 8 000 R (200 €).
Restauration
C'est incontestablement une meilleure affaire que les hôtels ! Les prix sont donnés pour un repas moyen, sans les boissons.
- Bon marché : moins de 300 R (7,50 €).
- Prix modérés à prix moyens : de 300 à 500 R (de 7,50 à 12,50
€).
- Plus chic : de 500 à 1 000 R (de 12,50 à 25 €).
- Chic : de 1 000 à 2 000 R (25 à 50 €).
- Très chic : plus de 2 000 R (50 €).
Boissons
La bière locale, comme la Baltika, est très bon marché. Les boissons importées, en revanche, font vite grimper l'addition. Et on ne vous parle pas du vin !
Transports
Le bus (peu pratique) et le métro (très pratique) sont bon marché. Mais les taxis sont plus onéreux : une course moyenne à Saint-Pétersbourg revient vite à 300-400 R (7,50-10 €). À Saint-Pét', les fauchés prendront plutôt les voitures de « M. Tout-le-Monde » (taxis non officiels), presque deux fois moins chères.
Musées
Il va falloir prévoir un vrai budget. Le prix d'entrée moyen d'un grand musée, d'un palais ou d'un château se situe de 200 à 500 R (5 à 12,50 €). Supplément pour les appareils photo et les caméras (de 100 à 300 R, soit 2,50 à 7,50 € !), même si la tendance est de réduire ce coût additionnel.
Les étudiants étrangers ont souvent droit à une grosse réduction (carte d'étudiant exigée à la caisse).
Bakchich
Avec l'introduction de la loi du marché, la nécessité de graisser la patte des « mètrodotel' » pour être conduit à table dans un resto a disparu. Le touriste d'aujourd'hui n'a en général pas besoin de « se mettre d'accord » avec les uns et les autres pour passer un séjour agréable.
Le pourboire (na chaï, soit, littéralement, « pour le thé ») est, en revanche, une tradition respectée : 5 à 10 % dans les restos, quelques dollars dans les hôtels. En règle générale, on attendra plus d'un touriste occidental que d'un touriste russe (qui bien souvent « oubliera » de donner un pourboire...).
Achats
L’artisanat traditionnel est d’autant plus riche que les hivers sont longs en Russie et que la vie au village laisse du temps pendant plusieurs mois, quand la neige recouvre tout alentour. Cela explique l’usage - que l’on peut trouver abusif - de couleurs vives et abondantes.
- La poupée gigogne : elle s’appelle « matriochka » et sert même de métaphore littéraire ou philosophique...
- Les samovars : tout aussi symboliques que la matriochka
, ils sont en cuivre et quelquefois en argent. Aujourd’hui, ils sont souvent
en simple métal et électriques. À l’origine, ils se chauffaient au charbon ou
au bois.
- Les chkatoulki : ce sont des boîtes peintes en papier mâché.
On en fait aussi en bois qui sont bon marché.
Mais elles n’ont rien à voir avec celles de Palekh, ville où des peintres
peignent à la détrempe des objets (boîtes, broches, icônes...) en papier mâché.
Les peintures sont vives, le fond est noir, le dessin s’inspire de contes russes
ou de sujets historiques ou religieux et relève de l’art des miniaturistes.
Chaque boîte est une œuvre d’art et le prix est élevé.
- Les châles colorés : ils sont quasi incontournables. Les plus beaux sont fabriqués à Pavlov Possad (région d’Ivanovo, au nord-est de Moscou). Voyez aussi les châles en dentelle blanche de laine, fins et chauds, et vendus par des paysannes près des marchés, des gares et quelquefois sur l’Arbat.
- Les plateaux peints : les plus connus sont peints à Jostovo,
un village de la région de Moscou proche de Mytichtchi (où on construit aussi
les wagons du métro). Ce sont des plateaux métalliques sur lesquels des fruits
ou des fleurs sont peints à l’huile en couleurs vives sur fond noir.
- La vaisselle en bois peint : des cuillères, des bols, de la vaisselle ou même des meubles sont peints de décors végétaux en couleurs, noirs, rouges et or. Le fond est doré. Ce motif traditionnel s'appelle Khokhloma. La cuillère en bois, unique couvert pendant longtemps dans les campagnes russes, est un cadeau-souvenir fréquent.
- La céramique de Gjel : Gjel est un village de la région de Moscou. Sa vaisselle, ses jouets, personnages et objets divers en majolique sont réputés et souvent collectionnés. Les dessins bleu foncé sur glaçure blanche, rehaussés d'or, sont facilement reconnaissables. C'est écrit en dessous, comme pour la porcelaine.
- Les sculptures sur bois ou sur os : des jouets représentants des personnages finement sculptés inspirés de contes populaires et souvent astucieusement animés viennent de Bogorodsk (à quelque 70 km de Moscou). La sculpture sur os représente souvent des animaux, des peignes ou des petits vases. Parfois des os ou des bois de renne.
- Les pierres semi-précieuses et l’ambre : des bijoux et des boîtes en pierres semi-précieuses (samotsvety) venant de la région de l’Oural sont maintenant proposés dans les bijouteries et les magasins de souvenirs de Moscou et de Saint-Pétersbourg. L’ambre est plus connu et vient de la mer Baltique.
- Les icônes : on peut parfaitement acheter des icônes dans les boutiques d'églises et les cathédrales. Évidemment, ce sont des reproductions.