Argent, change
- La monnaie est le rouble (R). Un rouble se divise en 100 kopecks.
- Le taux de change, début 2009, était le suivant : 1 € = environ 39,50 R (1 R = 0,025 € environ). Néanmoins, en raison d'une grande fluctuation des changes depuis fin 2008, c'est sur une base moyenne de 1 € = 0,35 R qu'ont été faites nos conversions néanmoins arrondies. Pour nos lecteurs suisses et canadiens : 1 R = 0,03 Fs et 0,04 $Can.
On peut changer les euros (à un taux pas moins avantageux que les dollars) dans les banques et bureaux de change, qu'on trouve désormais partout. À Saint-Pétersbourg ceux-ci sont ouverts tous les jours, quelquefois même 24 h/24. Taux assez semblables, mais n'omettez pas de comparer malgré tout, surtout si vous changez de grosses sommes. S'attendre aussi à une petite commission, soit directe, soit sous forme de pourcentage, soit aussi, surtout à Moscou, sous forme d'un taux de change moins avantageux.
Certains bureaux de change acceptent les francs suisses et les dollars canadiens.
Attention aux billets vieux ou abîmés : ils peuvent être refusés.
- On peut également retirer de l'argent liquide avec une carte de paiement Visa ou MasterCard aux distributeurs automatiques de billets, qui sont de plus en plus fréquents et sûrs. Mais attention, les commissions sont assez élevées. Les cartes de paiement sont également acceptées dans la plupart des hôtels (sauf les moins chers et les AJ), les restos des catégories « Prix moyens » et « Plus chic », et aussi de plus en plus souvent dans les boutiques.
Budget
Un voyage en Russie peut coûter assez cher. On dit même que Moscou est devenue la ville la plus chère du monde pour ce qui concerne l'hébergement ! Tout dépend de votre niveau d'exigence.
De rares hôtels affichent leurs prix en dollars ou en euros mais, la plupart du temps, c'est en roubles que les tarifs sont annoncés.
Hébergement
C'est le poste qui revient le plus cher, compte tenu du rapport
qualité-prix assez médiocre. Les tarifs valent essentiellement pour
Saint-Pétersbourg. À Moscou, attendez-vous à payer le double !
- Bon marché : jusqu'à 1 000 R (29 €) par personne ou 2 000 R (58 €) pour deux (AJ surtout).
- Prix moyens : de 2 000 à 3 500 R (de 58 à 100 €) pour deux.
- Plus chic : 3 500 à 6 000 R (100 à 175 €).
- Chic : plus de 6 000 R (175 €).
Restauration
C'est incontestablement une meilleure affaire que les hôtels ! Les prix sont donnés pour un repas moyen, sans les boissons.
- Bon marché : moins de 300 R (9 €).
- Prix modérés à prix moyens : de 300 à 500 R (de 9 à 14n50
€).
- Plus chic : de 500 à 1 000 R (de 14,50 à 29 €).
- Très chic : plus de 1 000 R (29 €).
Boissons
La bière locale, comme la Baltika, est très bon marché. Les boissons importées, en revanche, font vite grimper l'addition. Et on ne vous parle pas du vin !
Transports
Le bus (peu pratique) et le métro (très pratique) sont bon marché. Mais les taxis sont plus onéreux : une course moyenne à Saint-Pétersbourg revient vite à 300 R (9 €). À Saint-Pet', les fauchés prendront plutôt les voitures de « Monsieur Tout-le-Monde » (taxis non officiels), presque deux fois moins chers.
Musées
Là, il va falloir prévoir un vrai budget. Le prix d'entrée moyen d'un grand musée, d'un palais ou d'un château se situe entre 200 et 500 R (6 et 14,50 €). De plus, supplément important pour les appareils photo et les caméras (de 100 à 300 R, soit 3 à 9 € !).
En revanche, les étudiants étrangers ont souvent droit à une grosse réduction (carte d'étudiant exigée à la caisse). Comme les Russes, eux, paient un peu moins (pas toujours), certains touristes essaient de se faire passer pour des Russes. Mais ça ne marche généralement pas...
Bref, ne pas négliger de budgéter ce poste culturel, car ce sera sans doute, avec l'hébergement et les restos, le plus lourd.
Bakchich
Avec l'introduction de la loi du marché, la nécessité de graisser la patte des « mètrodotel' » pour être conduit à table dans un resto a disparu. Le touriste d'aujourd'hui n'a en général pas besoin de « se mettre d'accord » avec les uns et les autres pour passer un séjour agréable. Le pourboire (na chaï, soit, littéralement, « pour le thé ») est, en revanche, une tradition respectée : 5 à 10 % dans les restos, quelques dollars dans les hôtels. En règle générale, on attendra plus d'un touriste occidental que d'un touriste russe (qui bien souvent « oubliera » de donner un pourboire...).
Achats
L’artisanat traditionnel est d’autant plus riche que les hivers sont longs en Russie et que la vie au village laisse du temps pendant plusieurs mois, quand la neige recouvre tout alentour. Cela explique l’usage - que l’on peut trouver abusif - de couleurs vives et abondantes.
- La poupée gigogne russe : elle s’appelle matriochka
et sert même de métaphore littéraire ou philosophique... Alors ne vous privez
pas. Vous ne pouvez les rater dans aucun lieu touristique.
- Les samovars : tout aussi symboliques que la matriochka
, ils sont en cuivre et quelquefois en argent. Aujourd’hui, ils sont souvent
en simple métal et électriques. À l’origine, ils se chauffaient au charbon ou
au bois. On met les bûches dans la cheminée au milieu et l’eau autour. Sur la
couronne dentelée du dessus on dépose la théière avec une infusion très forte
de thé. Pour servir, on verse un peu d’infusion et on noie avec l’eau du samovar
en plaçant la tasse sous le robinet.
- Les chkatoulki : ce sont des boîtes peintes en papier mâché.
On en fait aussi en bois qui sont bon marché et peuvent faire un souvenir présentable.
Mais elles n’ont rien à voir avec celles de Palekh, ville où des peintres
peignent à la détrempe des objets (boîtes, broches, icônes...) en papier mâché.
Les peintures sont vives, le fond est noir, le dessin s’inspire de contes russes
ou de sujets historiques ou religieux et relève de l’art des miniaturistes.
Chaque boîte est une œuvre d’art et le prix est élevé.
- Les châles colorés : ils sont quasi incontournables. Si on aime, l’avantage c’est qu’ils ne pèsent pas lourd à rapporter. Là aussi, les qualités sont très différentes. Les plus beaux sont fabriqués à Pavlov Possad (région d’Ivanovo, au nord-est de Moscou). Voyez aussi les châles en dentelle blanche de laine, fins et chauds et vendus par des paysannes près des marchés, des gares et quelquefois sur l’Arbat.
- Les plateaux peints : les plus connus sont peints à Jostovo,
un village de la région de Moscou proche de Mytichtchi (où on construit aussi
les wagons du métro). Ce sont des plateaux métalliques sur lesquels des fruits
ou des fleurs sont peints à l’huile en couleurs vives sur fond noir.
- La vaisselle en bois peint : des cuillères, des bols, de la vaisselle ou même des meubles sont peints de décors végétaux en couleurs, noirs, rouges et or. Le fond est doré. Les originaux viennent de Khokhloma(région de Nijni Novgorod), mais il y a des imitations. La cuillère en bois, qui fut pendant longtemps l’unique couvert dans les campagnes russes, est un cadeau-souvenir fréquent.
- La céramique de Gjel : Gjel est un village de la région de Moscou. Sa vaisselle (sucrières, théières, tasses, etc.), ses jouets, personnages et objets divers en majolique sont réputés et souvent collectionnés. Les dessins bleu foncé, plus rarement bleu clair sur glaçure blanche, rehaussés d’or, sont facilement reconnaissables. Il y a du vrai Gjel et du faux. C’est écrit en dessous, comme pour la porcelaine.
- Les sculptures sur bois ou sur os : des jouets représentants des personnages finement sculptés inspirés de contes populaires et souvent astucieusement animés viennent de Bogorodsk (près de Serguiev Possad, où vous irez peut-être voir l’un des plus grands centres de l’église orthodoxe, à quelque 70 km de Moscou). La sculpture sur os (os ou cornes de rennes, plus rarement de l’ivoire de mammouth venant de Sibérie) vient plus particulièrement des régions du Nord (Kholmogory sur la Dvina) ou de l’est (Tchoukotka en Extrême-Orient), et représente souvent des animaux, des peignes ou des petits vases.
- Les pierres semi-précieuses et l’ambre : des bijoux et des boîtes en pierres semi-précieuses (samotsvety) venant de la région de l’Oural sont maintenant proposés dans les bijouteries et les magasins de souvenirs de Moscou et Saint-Pétersbourg. L’ambre est plus connu et vient de la mer Baltique. Colliers et broches présentent parfois des incrustations amusantes.