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Carte d’identité Russie

- Nom officiel : Fédération de Russie.
- Capitale : Moscou.
- Superficie : 17 075 400 km² sur 11 fuseaux horaires !
- Population : 140,7 millions d'habitants, dont 120 millions de russophones.
- Densité : 8,5 hab/km².
- Espérance de vie : 58 ans pour les hommes et 68 ans pour les femmes.
- Langue : russe.
- Monnaie : le rouble.
- Nature de l'État : république fédérale.
- Président de la fédération  : Dmitri Medvedev (élu en avril 2008).
- Premier ministre : Vladimir Poutine.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : à Moscou, Saint-Pétersbourg et dans leurs environs : le Kremlin et la place Rouge (1990), le centre historique de Saint-Pétersbourg et les ensembles monumentaux annexes (1990), l'ensemble architectural de la laure de la Trinité-Saint-Serge à Serguïev Possad (1993), l'église de l'Ascension à Kolomenskoye (1994) ; l'ensemble du couvent Novodiévitchi (2004).
Autres sites classés dans la Fédération de Russie : les églises en bois de Kiji Pogost (1990), l'ensemble historique, culturel et naturel des îles Solovetsky (1992), les monuments de Vladimir et de Souzdal (1992), les monuments historiques de Novgorod et des environs (1992), les forêts vierges de Komi (1995), le lac Baïkal (1996), les volcans du Kamtchatka (1996 et 2001), les montagnes dorées de l'Altaï (1998), le Caucase de l'Ouest (1999), l'ensemble du monastère de Ferapontov (2000), l'isthme de Courlande (2000), les forêts de Sikhote-Aline central (2001), le bassin d'Ubs Nuur (2003), la citadelle, la vieille ville et la forteresse de Derbent (2003), le système naturel de la réserve de l'île Wrangel (2004), l'arc géodésique de Struve (2004), le centre historique de la ville de Yaroslavl (2005).

Économie

Le premier souci des dirigeants russes, la dégringolade de la démographie, ne manquera pas de l'influencer dans les décennies à venir. La population de la fédération est en régression depuis les années 1990. Mais cette baisse démographique a néanmoins ralenti depuis le milieu des années 2000, et en 2009, la population totale du pays a très légèrement augmenté.
Longtemps considérée comme un signe de puissance militaire et économique, la démographie russe constitue, pour l'opposition nationaliste et communiste, la preuve tangible de l'échec de la politique économique conduite depuis une dizaine d'années.
Plus que le déficit de la natalité, c'est le taux de mortalité qui provoque l'érosion.
Le passage d'une économie planifiée contrôlée par l'État à un mode de fonctionnement libéral basé sur l'économie de marché est à l'origine d'une crise économique profonde dont la Russie s'est progressivement relevée depuis le début du siècle.
Pourtant, en août 1998, elle avait connu une grande crise financière avec une dévaluation de fait de plus de 60 % du rouble et une suspension du paiement des dettes.
La transition de l'économie planifiée à des règles de marché caricaturales a été très douloureuse.
L'évolution du prix des matières premières a favorisé la reprise économique amorcée en 1998. Des secteurs importants de l'industrie russe sont aussi confrontés à la concurrence des entreprises étrangères. La croissance de cette économie peu diversifiée est donc très sensible aux évolutions du prix des matières premières. En 2010, la Russie est devenue le premier producteur mondial de pétrole.
La richesse s'est concentrée dans quelques régions favorisées : Moscou et Saint-Pétersbourg, les régions sibériennes où sont situés les gisements d'hydrocarbures et quelques régions industrielles.
Durement touchée à l'été 2010, et pendant plusieurs semaines, par de graves incendies, la Russie pourrait connaître en 2011 une perte de 1 % de point de croissance de ce fait.

Droits de l'homme

La situation en matière de Droits de l'homme en Russie reste préoccupante, lit-on dans le dernier rapport annuel d'Amnesty International, qui pointe également du doigt l'augmentation du nombre de crimes racistes.
Le Parlement européen, dans une résolution adoptée en décembre 2008, a condamné fermement les attaques contre les défenseurs des Droits de l'homme, notamment les avocats qui représentent les droits des citoyens. Les députés ont exprimé leur préoccupation « face aux tentatives récentes de réhabilitation du régime stalinien et aux tendances croissantes à la xénophobie et à l'homophobie ».
En outre, le Parlement européen a fait part de sa préoccupation devant la persistance des sévices infligés à grande échelle aux appelés dans les forces armées.
L'affaire d'Anna Politkovskaïa, journaliste indépendante russe, a mis en évidence le manque de respect de la primauté du droit.
La série noire continue en janvier 2009 avec les assassinats de Stanislav Markelov, un avocat russe spécialiste des crimes commis en Tchétchénie, et d'une journaliste, Anastassia Babourova. Le nom de Natalia Estemirova, enlevée et assassinée en Tchétchénie en juillet 2009, s'est ajouté à la liste macabre.
En septembre 2009, le président Dmitri Medvedev a reconnu que la situation en matière de Droits de l'homme en Russie était loin d'être idéale, les violations des droits humanitaires étant nombreuses. Vladimir Poutine a répliqué aux critiques européennes par l'évocation des minorités russophones dans les pays baltes, dont les droits seraient violés... Une vraie partie de ping-pong !
Signe tout de même encourageant : en janvier 2010, à l'initiative de la Douma, la Russie a ratifié le protocole 14 qui permet de faciliter le travail de la Cour européenne des Droits de l'homme.



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