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Activités Rome

Fêtes et événements

En hiver

- La fête de l'Immaculée Conception : le 8 décembre, piazza di Spagna.
- Les messes de minuit : le 24 décembre, dans la plupart des églises.
- Le Nouvel An : le 31 décembre, feux d'artifice.
- La fête de l'Épiphanie : début janvier, piazza Navona.
- Le carnaval : en février, défilés déguisés dans les rues de Rome. Bonne occasion de déguster beignets et fritures.
- La fête de la Saint-Joseph : le 19 mars, dans le quartier Trionfale situé au pied du Monte Mario, entre le Vatican et le Tibre. Fête du saint charpentier pendant toute la journée et une partie de la nuit... avec de pantagruéliques festins à base de beignets et de crêpes.

Au printemps

- L'exposition des Azalées : entre mars et mai, piazza di Spagna, connue aussi comme la Festa della Primavera.
- Le chemin de croix : le Vendredi saint, à 21 h. Conduit par le pape, il débute au Vatican pour s'achever au Colisée.
- La bénédiction du pape : le dimanche de Pâques, à 12 h.
- La naissance de Rome (Natale a Roma) : le 21 avril, piazza del Campidoglio. Feux d'artifice.
- Le concours hippique international : la dernière décade de mai, villa Borghese, au niveau de la piazza di Siena.
- Settimana della Cultura : 8 jours en mai, dans tte l'Italie. Un peu l'équivalent des Journées du patrimoine en France : musées, sites et monuments sont gratuits, et certains sites habituellement fermés ouvrent exceptionnellement leurs portes. Grosse affluence.

En été

- Les concerts et opéras en plein air : en juin, juillet et août.
- La fête de la Saint-Jean : le 24 juin, piazza di porta San-Giovanni. Une occasion de se remplir la panse avec de la porchetta, cochon de lait rôti, et des escargots, servis traditionnellement à l'occasion de cette fête qui n'a pas qu'un intérêt culinaire.
- Les fêtes des saints Pierre et Paul : les 28-29 juin, au Vatican.
- Le Roma Jazz Festival : en juin, foro Italico.
- Le festival Romaeuropa : en juillet, villa Médicis. Concerts, danse et théâtre.
- Le show Alta Moda : en juillet, piazza di Spagna. Grand défilé de la haute couture italienne sur les escaliers de la Trinité-des-Monts.
- La fête de Noantri : du 15 juillet au 30 juillet, dans le Trastevere. Fête populaire où vous rencontrerez, un peu partout, l'indispensable porchetta et une quantité de manifestations et d'animations, jusque sur les bords du Tibre.
- La fête nationale française : le 14 juillet, au palais Farnèse. Une opportunité quasiment unique d'y pénétrer était la traditionnelle garden-party ouverte à tous les titulaires d'une pièce d'identité française. Le dernier ambassadeur en poste en a décidé autrement : il a fait savoir que le palais Farnèse sera « réservé » aux seuls Français de Rome et de la circonscription consulaire. Les abords du Farnèse devraient, cependant, rester animés pour l'occasion, du fait du bal qu'y organise tous les ans l'Union des Français de Rome... et du Latium. Le plan Vigipirate vient également perturber l'organisation de la fête.
- La fête de saint Laurent : le 10 août, quartier San Lorenzo.

En automne

- La sagra dell'Uva : début septembre, basilique de Maxence et Constantin.
- La Notte Bianca : mi-septembre, répliques romaines des Nuits Blanches nantaises et parisiennes. Les sites culturels restent ouverts toute la nuit.
- Les expositions d'antiquités : en octobre, le week-end, via dei Coronari.
- La fête du Vin nouveau : fin novembre, campo dei Fiori.

Agendas culturels

- Roma c'è : hebdomadaire qui paraît le mercredi. Pour tout savoir sur l'actualité culturelle de la semaine. Il contient également des critiques de restos, d'endroits où sortir, etc. En italien bien sûr, mais pas trop difficile à comprendre ; et puis vous trouverez à la fin une section en anglais qui reprend l'essentiel.
- Vous pouvez aussi acheter, le jeudi, le supplément Trova Roma du journal La Repubblica, contenant également un tas d'informations sur ce qu'il y a à voir et à faire à Rome.
- Plusieurs brochures gratuites sont éditées en partenariat avec l'office du tourisme ou la ville de Rome, comme L'Evento.

Sortir à Rome

 Le cinéma

La télévision accapare la plupart des Italiens qui, du coup, ne vont plus guère au cinéma. Conséquence : la production nationale est en chute libre (moins de 100 films par an, dont un grand nombre de navets).
Cela dit, la Ville éternelle compte tout de même encore une centaine de cinémas. La majorité d'entre eux projettent des films en prima visione (exclusivité) - souvent les dernières grosses productions internationales - pour le plus grand plaisir d'un public bavard. Quelques salles d'art et d'essai proposent, pour un prix généralement inférieur, des classiques du cinéma ou alors, aussi, quelques films récents. 

Le théâtre et l'opéra

- Le théâtre : les Romains amateurs de théâtre n'affectionnent guère les nouveautés, aussi ces dernières sont-elles rares. On retrouve surtout, à l'affiche, les productions classiques - dont certaines sont jouées au teatro Argentina -, telles que les incontournables Pirandello et autres Goldoni. Les amateurs de théâtre désireux de voir autre chose que des classiques consulteront le programme du teatro Vittoria, dans le quartier du Testaccio.
- L'opéra : de grands opéras populaires, joués dans la salle du teatro dell'Opera, attireront les amateurs d'art lyrique.

Les concerts de musique classique

La scène musicale romaine, contrairement à certaines idées reçues, n'est pas des plus brillante. Les salles, peu nombreuses, ont une acoustique qui laisse souvent à désirer et les formations orchestrales n'arrivent pas à la cheville des grands orchestres allemands, notamment.
Une salle fait néanmoins la fierté de la ville. Il s'agit de l'auditorium parco della Musica. C'est là que se produit désormais l'académie de Sainte-Cécile. Plusieurs salles accueillent les concerts, en petite ou grande formation, de l'orchestre le plus couru de Rome au programme le plus riche. L'auditorium est entouré de restos et de bars branchés.
L'orchestre de la RAI se produit régulièrement à l'auditorium del Foro Italico mais aussi au teatro Olimpico. Il en va de même pour l'Accademia filarmonica di Roma. L'été, des concerts sont donnés dans les cours des palais mais aussi dans les ruines antiques (basiliques de Maxence et Constantin, notamment).
On peut écouter de la musique sacrée, mais aussi profane, dans les églises, à commencer par les basiliques (le 5 décembre, à Saint-Pierre, l'orchestre de la RAI donne traditionnellement un concert en présence de Sa Sainteté). Le magnifique oratorio del Gonfalone propose des concerts de grande qualité. C'est également l'unique occasion de le visiter et d'en admirer les splendides fresques..

Les concerts de rock, de jazz et de blues

Les endroits ne manquent pas. Il vous faudra parfois acheter une carte de membre (tessera) avant de payer, éventuellement, un droit d'entrée supplémentaire. Dans le quartier du Testaccio, une grande salle de concerts aménagée sommairement dans un ancien abattoir - le Villaggio Globale - est très réputée. Sinon, il y a aussi le Forte Prenestino, ancienne prison organisant maintenant des concerts rock.
Les amateurs de jazz, en dehors de la période du Roma Jazz Festival (juin), iront au Palladium, à l'Alpheus ou bien encore à l'Alexander Platz.
Pour le blues, ça se passe au Big Mama.

Les musées

Les musées Capitolins

Les musées du Capitole sont installés dans deux palais se faisant face et reliés entre eux par une galerie souterraine. Les collections sont extrêmement riches. Internet : www.museicapitolini.org.

- Le musée du Palais des Conservateurs : ce palais qui abrite le plus vieux musée public du monde (1471) renferme une exceptionnelle collection de sculptures antiques ainsi qu'une riche pinacothèque. Dans la cour intérieure, on aperçoit les fragments d'une statue colossale de Constantin. Les Salles des Conservateurs, qui correspondent aux appartements d'apparat de la municipalité romaine, abritent plusieurs statues du Bernin et de l'Algarde. On s’intéressera surtout aux peintures du XVIe siècle retraçant des épisodes légendaires de la Rome républicaine, à la Tête de bronze dite de Brutus, à la petite statue du Tireur d'épine et à la fameuse Louve du Capitole, un bronze étrusque du Ve siècle av. J.-C. auquel on a ajouté à la Renaissance les jumeaux Remus et Romulus.
Dans la pinacothèque, on trouve des œuvres majeures de la peinture européenne du XVe au XVIIIe siècle : la Sainte Famille de Dosso Dossi, le Baptême du Christ de Titien, le Saint Sébastien de Guido Reni, Les Funérailles de sainte Pétronille du Guerchin, Les Frères de Wael de Van Dyck, ainsi que La Diseuse de bonne aventure et un Saint Jean Baptiste surprenant du Caravage. On admirera également la grande toile de Rubens, Romulus et Remus allaités par la louve, et l'Enlèvement des Sabines de Pierre de Cortone.
- Le musée du Palais Neuf : il abrite surtout des sculptures datant de l'Antiquité, parmi lesquelles on appréciera notamment l’Amazone blessée, un Faune en marbre rouge, une Vénus dévêtue, deux centaures en marbre et plusieurs statues d’Hercule. Arrêtez-vous dans la salle des Philosophes où voisinent près de 80 bustes de philosophes et de poètes latins, ainsi que dans la salle des Empereurs et la salle du Gaulois.

Les musées du Vatican

L’état pontifical, enchâssé à l’intérieur de Rome, possède une collection d’œuvres d’art parmi les plus belles et les plus célèbres du monde. Celles-ci sont réparties dans onze musées extrêmement riches. Inutile de dire qu’il y a un monde fou, et qu’il vaut mieux commencer à faire la queue au moins une heure avant l’ouverture. Pour éviter trop de foule, essayez de venir hors saison et tôt en semaine. Ensuite, il faut cibler et regrouper vos centres d'intérêt. Sachez que la visite des chambres de Raphaël aux heures de pointe est particulièrement pénible. Tentez donc de la combiner de bonne heure avec la chapelle Sixtine. Voici les cinq plus beaux musées du Vatican, avec les pièces majeures.
Internet : http://mv.vatican.va.

- La chapelle Sixtine : la chapelle la plus célèbre du monde renferme des œuvres exceptionnelles. Le décor des murs latéraux représente des scènes de la vie de Moïse et du Christ. Il a été réalisé par une pléiade d'artistes célèbres, sous la direction du Pérugin.
À partir du Jugement dernier, à gauche, on trouve le Voyage de Moïse vers l'Égypte du Pérugin et du Pinturicchio, la Jeunesse de Moïse par Botticelli, le Passage de la mer Rouge et la Remise des Tables de la Loi par Rosselli, la Punition des Rebelles par Botticelli, les Derniers Jours de Moïse de Signorelli. À droite, le Baptême du Christ du Pérugin et du Pinturicchio, la Vocation des apôtres Pierre et André de Ghirlandaio, le Sermon sur la Montagne par Piero de Cosimo, le Christ remettant les clés à saint Pierre du Pérugin et la Cène de Rosselli.
La voûte, achevée en octobre 1512, a été peinte par Michel-Ange, qui travailla seul et secrètement du haut de ses 22 m d'échafaudage.
Des millions de visiteurs se tordent aujourd’hui le cou pour contempler les admirables séquences que sont la Création du Soleil et de la Lune, la Création de l'Homme (l'une des images les plus universelles qui soient), le Péché originel ou encore le fantastique Déluge.
En 1533, Michel-Ange s’attaqua également à la décoration du grand mur de l'autel. Selon la légende, il peignit les 200 m² et les 391 personnages du Jugement dernier en un temps record de 450 jours. Ce chef-d'œuvre est salué depuis sa création pour son époustouflante richesse de détails et de scènes.
- Les chambres de Raphaël : les fresques furent réalisées de 1508 à 1524. À la mort de Raphaël, elles furent reprises par ses élèves.
On retiendra surtout la visite de 3 chambres dédiées au maître italien.
Dans la chambre d'Héliodore, on contemplera l’admirable Libération de saint Pierre au-dessus de la fenêtre, avec 2 extraordinaires fresques sur les côtés : Héliodore chassé du Temple et Léon le Grand à la rencontre d'Attila.
La chambre de la Signature a connu les débuts de Raphaël en 1508. Le chef-d'œuvre de cette pièce est l'École d'Athènes, où l'artiste a mis en scène tous les grands penseurs de l'histoire : Platon (avec la tête de Léonard de Vinci), Aristote, Socrate, Diogène, Bramante, Épicure, Pythagore, Averroès, Héraclite (avec le visage de Michel-Ange), Euclide et Raphaël lui-même. De l'autre côté s’étale la superbe fresque de la Dispute du Saint-Sacrement. On remarquera aussi le sublime Triomphe de la Poésie et la Paroi de la Justice.
Dans la chambre de l'Incendie du Borgo, Raphaël n'assura pratiquement que les dessins. On notera quelques belles œuvres comme le Couronnement de Charlemagne, la Bataille d'Ostie, le Serment de Léon III et évidemment l’Incendie du Borgo, réalisée par Raphaël lui-même et qui donne son nom à la chambre. On observera au plafond une Trinité du Pérugin qu'on n'osa pas recouvrir.
- La pinacothèque : elle est incontestablement l'une des plus riches collections de peinture d'Italie, et il est impossible de tout décrire. Les œuvres d'époque Renaissance sont exposées par école dans l’ordre chronologique. En voici les points forts : le Triptyque de Giotto, la belle Vierge à la ceinture de B. Gozzoli, les sublimes Anges musiciens de Melozzo da Forli, la sombre Pietà de Lucas Cranach le Vieux, la Pietà et la Vierge à l'Enfant de Carlo Crivelli et la jolie Vierge et Quatre Saints du Pérugin. La salle 8 est un enchantement pour les Raphaélistes. Ils pourront admirer un triptyque, la Madone de Foligno, le Couronnement de la Vierge et l'ultime œuvre du maître : la Transfiguration. Suivent ensuite : le Saint Jérôme de Léonard de Vinci (retrouvé miraculeusement en deux morceaux au XIXe siècle), l’extraordinaire Pietà de Giovanni Bellini, la Vierge de San Niccolo dei Frari du Titien, Sainte Hélène de Véronèse et une magnifique Déposition de Croix du Caravage qui annonce le baroque.
- La galerie des Cartes géographiques : difficile de résister aux attraits de cette galerie longue de 120 m. On y découvre 40 cartes topographiques peintes à fresques en 1580, à la demande du Pape Grégoire XIII. Ce sont des témoignages exceptionnels de la géographie et de la cartographie de l'époque. On y voit toutes les régions d'Italie et les possessions de l'Église de l’époque, avec la Corse, présentée curieusement à l'envers. On notera, sur la carte du Latium, l'intéressante représentation de Rome.

Les musées de la villa Borghese

La villa Borgese est le plus grand parc public de Rome. On y trouve trois musées parmi les plus intéressants et les plus riches de la capitale italienne. Internet : www.galleriaborghese.it.

- Le musée de la Villa Giulia : c’est l’un des plus beaux musées étrusques italiens. Ne pas rater les sculptures de Véiès, le sarcophage des Époux et le ciste Ficoroni, coffre de mariage en bronze décoré du IVe siècle av. J.-C. A voir aussi pour son intéressante reconstitution d'un temple étrusque et sa somptueuse collection de bijoux. Un musée exceptionnel, tant pour les œuvres qu'il abrite que pour leur présentation.
- La galerie nationale d'Art moderne et contemporain : on y trouve des œuvres du XIXe siècle à nos jours. Parmi les plus intéressantes, on retiendra : quelques Courbet, Degas, Monet, Cézanne, etc. L’Arlésienne, Madame Ginoux et Le Jardinier de Van Gogh. L'étage supérieur est consacré à l'art du XXe siècle : Les Trois Âges de Klimt, des œuvres de Giacomo Balla et de Boldini, une salle dédiée à l'avant-gardisme avec Modigliani, Van Dongen, Braque, Mondrian, ainsi qu’un espace dédié au dadaïsme. Suivent des toiles des frères De Chirico, l'Ospedale de Felipe Casorati, un espace dédié à l’art sous Mussolini puis au second futurisme. On retiendra enfin des œuvres de la donation Guttuso, Figure allongée d'Henry Moore, Femmes de Giacometti, un mobile de Calder, les bronzes dorés de Pomodoro et Douze Apôtres de Tano Festa.
- La galerie Borghese : c’est là que se trouvent les plus belles œuvres de la villa Borghese. Le cardinal Scipion Borghese consacra 25 ans de sa vie à constituer l'une des plus importantes collections d'œuvres d'art du monde. Prenant sous son aile le Bernin, le Caravage, Rubens, Guido Reni ou encore le Dominiquin, il leur ouvrit sa villa qui devint une véritable école du baroque romain. Devant l'énorme succès public et pour assurer une visite de qualité, le temps de balade est limité à 2 h (30 mn pour la pinacothèque). Les œuvres sont sublimes. Citons pour commencer celles de la pinacothèque, au premier étage : Vierge à l'Enfant du Pérugin, Madone à l'Enfant avec saint Jean et anges de Botticelli, Sainte Famille de Fra Bartolomeo, la superbe Danae du Corrège, Prophète et ange de Carrache, Sacra Familia de Domenico Puligo, Portrait de Mercurio Bua de Lorenzo Lotto. À voir également : Cène de Bassano, Tobie et l'Ange de Girolamo Salvodo, Chasse de Diane du Dominiquin, Énée fuyant Troie du Baroche, Jeune Maure au chien de Cordier, Vierge à l'Enfant de Giovanni Bellini, une autre de Lorenzo Lotto et la Prédication de saint Jean Baptiste de Véronèse. Les vrais chef-d’œuvres de la pinacothèque sont trois fantastiques tableaux de Raphaël : Portrait d'homme, la Femme à la Licorne et la fascinante Déposition. On y découvre aussi la Pietà de Rubens et enfin l'Amour sacré et l'Amour profane de Titien, l’une de ses œuvres les plus célèbres, et qui est aujourd’hui le symbole de la villa Borghese.
Au rez-de-chaussée, on notera pour commencer la célèbre Pauline Borghese de Canova, qui représente un sommet de la sculpture néo-classique, ainsi que le relief antique la Fureur d'Ajax. On insistera surtout sur des chef-d’œuvres extraordinaires du Bernin, parmi lesquels David, une superbe œuvre de jeunesse, ainsi que deux de ses plus célèbres sculptures, Apollon et Daphné et le Rapt de Proserpine. On verra aussi d’autres sculptures et mosaïques antiques, mais on s’attardera sur six toiles exceptionnelles du Caravage, dont la Madone des palefreniers ou au Serpent, un fabuleux Saint Jérôme, Jeune garçon portant une corbeille de fruit et David avec la tête de Goliath.

La galerie nationale d’Art antique du Palais Barberini

Le palazzo Barberini, magnifique édifice baroque, fut construit par Maderno, le Bernin et Borromini. C’est l’un des très grands musées romains à ne pas manquer. Actuellement en travaux, une bonne partie du 1er étage est fermée pour un long moment. Les œuvres phares du musée ont toutefois été réunies dans l’aile gauche du musée.
Les collections qu'il abrite sont exceptionnelles, et il y a beaucoup moins de monde qu'au Vatican. Au niveau de la peinture médiévale, on retiendra quelques chef-d’œuvres : Vierge à l'Enfant de Filippo LippiNarcisse, Saint François et Judith et Holopherne du Caravage, sans oublier le Portrait de Béatrice Censi, par Guido Reni. Le deuxième étage, consacré à la Renaissance tardive et au baroque, se distingue par Érasme de Quentin Metsys et surtout par Henri VIII d’Hans Holbein. Ne pas manquer les appartements des 700, où l’on observe un condensé de l'art de vivre de l'aristocratie au XVIIIe siècle, mais aussi quelques Boucher, Fragonard, Canaletto, Tiepolo, exposés ici le temps des travaux. On visite successivement la salle à manger en trompe l’œil, une petite salle aux paysages maritimes, la petite galerie di Angolo de style rococo et le grand salon des Batailles avec, au plafond, les Quatre Continents.

Le palais Altemps

Ce musée extraordinaire a enfin réouvert après dix ans de restauration. Il abrite la collection Mattei de la villa Celimontana ainsi que la collection Boncompagni Ludovisi. Il expose des œuvres de la Rome antique et de la Renaissance : Dyonisos, un très beau Satyre en marbre bleuté, un très bel Hermès Loghios ainsi que l'étonnant Taureau Api.



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