- Statut : département français d'outre-mer, depuis le 19 mars 1946.
- Superficie : 2 512 km².
- Population : avec 830 000 habitants, c'est le département français d'outre-mer le plus peuplé.
- Chef-lieu : Saint-Denis.
- Monnaie : l'euro.
- Langues : le français et le créole principalement. Plusieurs autres langues encore bien vivantes : le tamoul (Indiens du Tamil Nadu), le gujarati (Indo-musulmans originaires du Gujarat), le chinois, le malgache ou encore le comorien.
- Religions : catholique en majorité, musulmane et hindoue.
- Patrimoine mondial de l'Unesco : le maloya, un art traditionnel réunionnais mêlant chant, musique et danse, a été classé au Patrimoine mondial immatériel par l'Unesco en 2009. Dans la foulée, la partie centrale de l'île a été classée, en 2010, au Patrimoine mondial de l'humanité pour ses « pitons, cirques et remparts ».
Économie
À partir des années 1950, parallèlement à la départementalisation, la société créole est passée d'une économie de plantation à la société du Coca-Cola en l'espace d'une génération. De 1970 à 2000, le solde migratoire a d'abord été négatif avec un départ massif des Réunionnais vers la métropole, puis positif avec un retour au pays, l'arrivée des fonctionnaires, puis des investisseurs dans le tourisme.
Les sociologues parlent de société de télescopage entre le modèle créole et le modèle européen. Le taux de chômage constitue le record européen. La moitié de la population active travaille pour l'État.
Malgré ces constats alarmants, durant les années 2000, le département aligne bon an mal an un taux de croissance de plus de 2,5 fois supérieur à celui de la métropole.
Alors que le tourisme constitue la première ressource économique de l'île, l'épidémie de chikungunya de 2006 a véritablement déstabilisé La Réunion : 60 % de touristes en moins par rapport à 2005, soit une chute de revenus de 27 %. D'importantes subventions ont aidé le secteur toursitique, mais elles n'ont généralement couvert que la perte de chiffre d'affaires et assuré les salaires du personnel en chômage technique.
À l'automne 2008, La Réunion avait retrouvé son taux de fréquentation touristique de l'automne 2005 (juste avant l'épidémie de chikungunya) et la tendance à la reprise se confirmait en 2009-2010.
La crise a permis d'identifier des « points noirs » : dépendance du tourisme métropolitain, patrimoine mal connu, pas d'identité affirmée... Nouvelle ligne de communication, adoptée par la présidence de la Région (passée à droite en 2010), réorganisation des structures en charge de la promotion de l'île, il s'agit de relancer la machine et de développer l'économie en attirant plus de touristes.