- Superficie : 78 870 km² (soit à peine 15 % de la France).
- Capitale : Prague (1,26 million d'habitants).
- Population : 10 300 000 habitants. Tchèques (81 %), Moraves (13 %),
Slovaques (3 %), autres (3 %), dont près de 75 % urbanisés.
- Densité : 130 hab./km².
- Espérance de vie : 75,5 ans (73,5 ans pour les hommes et 79,9 ans pour les femmes).
- Taux de fécondité : 1,4 enfant par femme (un des plus bas du continent).
- Croissance démographique : + 0,9 %.
- Taux de chômage : 2,5 % à Prague.
- Formations politiques : l'ODS (Parti démocratique civique, dirigé par
Mirek Topolánek) ; le ČSSD (Parti tchèque social-démocrate de Jiří
Paroubek) ; le KSČM (Parti communiste de Bohême et de Moravie) ; le
KDU/CSL (Union chrétienne-démocrate/Parti tchèque du Peuple) et les
Verts.
- Monnaie : couronne tchèque (Kc).
- Langues : tchèque (officielle), slovaque, allemand, rom.
- Régime : démocratie parlementaire.
- Président de la République : Václav Klaus (depuis mars
2003, réélu en février 2008)
- Premier ministre : Mirek Topolanek (depuis septembre 2006).
- PIB/habitant : 11 400 €.
Économie
Depuis 1999, la République tchèque a bénéficié de flux élevés des investissements étrangers. L'usine Toyota-Peugeot-Citroën de Kolin tourne à plein régime.
En 2003, selon l'Office national des statistiques, le niveau de richesse par habitant tchèque atteignait 73 % de la moyenne de l'UE, et Prague se plaçait parmi les régions les plus riches de l'Union. Petite ombre au tableau, le faible taux de diplômés de l'enseignement supérieur, ce qui a tendance à freiner la productivité du travail.
Depuis 2005, l'économie tchèque croît au rythme d'environ 6,5 % par an.
La consommation intérieure est désormais le principal moteur de l'économie. Les crédits et les exportations contribuent à la croissance. Le pays connaît depuis 2005 un solde commercial excédentaire. L'activité des entreprises contrôlées par des capitaux étrangers contribue à ces bons résultats. Le taux d'inflation reste très faible. Le déficit public s'est considérablement amélioré. Cependant, de fortes disparités régionales subsistent.
Le gouvernement poursuit un programme économique fondé sur les allégements fiscaux, la réforme des systèmes de santé et de retraite, la relance des privatisations, la réduction des effectifs de l'administration et la lutte contre la corruption. Le Parlement examine aussi une importante réforme du système de retraites, du secteur hospitalier et de l'assurance maladie.
La crise financière de la fin 2008 a touché l'économie tchèque. De nombreuses entreprises ont licencié du personnel, mais le pays n'est pas pour autant entré en récession. La ministre de l'économie table encore sur une croissance de 1,6 % en 2009, grâce essentiellement à la production d'automobiles.