Santé
À signaler la présence épisodique de paludisme, y compris en bord de mer et dans les sites touristiques les plus réputés. Par mesure de précaution, le ministère de la Santé recommande de suivre systématiquement un traitement antipaludique pour l'ensemble du pays (Nivaquine).
Quelques consignes pour éviter les piqûres de moustiques : bien se couvrir les bras et les jambes à la tombée de la nuit, préférer les chambres avec moustiquaires ou AC (qui les affaiblit). Sur les parties découvertes, utiliser lotions ou crèmes répulsives efficaces. De très nombreux produits vendus en grandes surfaces et même en pharmacie sont peu ou pas du tout efficaces. Les spécialistes reconnaissent davantage les produits contenant l'une ou l'autre des substances actives suivantes : DEET à 50 % ou à défaut l'agent 35/35. On recommande notamment la gamme de produits Insect Écran.
Beaucoup d'autres maladies sont transmises par les moustiques (arboviroses), en particulier la dengue. Si votre séjour ne vous amène qu'en bord de mer dans un hôtel-club de bon standing, les risques sont minimes. En revanche, si vous allez randonner à l'intérieur du pays, il convient d'adopter l'ensemble des mesures antivectorielles (moustiquaires imprégnées d'insecticides, répulsifs cutanés, insecticides d'atmosphère, éventuelle imprégnation des vêtements, etc.).
Par ailleurs, prévoir un système de purification de l'eau (comprimés, filtres microbiens...) : comme dans la plupart des pays tropicaux, on ne boit pas l'eau du robinet : achetez des bouteilles d'eau minérale capsulées et évitez la glace.
Attention aussi au soleil (qui tape très fort) : prévoyez lunettes, chapeau ou casquette et crème solaire !
D'un point de vue alimentaire, en dehors d'un déficit d'hygiène commun aux tropiques, pas grand-chose à craindre si ce n'est que certains poissons coralliens sont toxiques, comme dans beaucoup de pays des Caraïbes (ici ça s'appelle la ciguatera) : renseignez-vous et évitez d'en manger dans les restos amateurs ou pendant la période des cyclones (entre septembre et novembre).
Très fréquente, comme dans toutes les Antilles, la larva migrans s'attrape en marchant ou en bullant à même le sable des plages également fréquentées par les chiens. Une larve s'infiltre sous la peau et entraîne de fortes démangeaisons pendant plusieurs semaines. Prévention : sandales et serviette de plage.
Le système de Sécurité sociale, inefficace, ne permet pas aux Dominicains de se soigner gratuitement. Dans les hôpitaux, les consultations sont gratuites mais il faut payer les analyses, les radios et les médicaments. Il existe dans toutes les villes une grande quantité de cliniques privées, où l'on obtient des soins à peu près corrects, mais les prix sont souvent exorbitants, surtout pour les touristes.
Attention : vérifiez bien vos assurances médicales avant de partir. En effet, les cliniques privées - et c'est là, bien entendu, qu'on aura tendance à vous conduire en cas de pépin -, pratiquent le plus souvent le modèle américain et des prix prohibitifs, et refusent de vous laisser sortir si vous n'avez pas payé la note...
Dangers et enquiquinements
- En cas de problème, la police touristique (Politur) est censée vous protéger (tél. : 809-686-8639).
La République dominicaine est encore un pays sûr. Parallèlement au développement du tourisme, la délinquance augmente, mais moins que dans les grandes villes européennes. Prudence quand même, surtout le soir dans certains quartiers de la capitale et des grandes villes, mais pas de parano inutile et ne restez pas confiné dans les « tout-inclus ». Les gens sont en général doux, adorables et serviables. Vous serez sûrement étonné de voir dans les rues des gens armés. Heureusement, ces armes servent surtout à impressionner.
- Les autorités ont ordonné la fermeture de tous les lieux publics à minuit, du dimanche au jeudi, à 2 h du matin les vendredis et samedis. Seuls les casinos peuvent ouvrir plus tard mais sans servir d'alcool.
- Attention aux arnaqueurs, tout sourire, qui se proposent de vous aider dès l'aéroport...
- Dans la campagne, on cherchera souvent à vous donner un coup de main. Cette démarche est sympathique, mais parfois votre interlocuteur attendra un paiement en retour.
- Attention lors de l'utilisation de votre carte de paiement, des cas de fraude ont été signalés. Mais là encore, pas de panique inutile.
- Les stations touristiques attirent les petits voleurs, et il est prudent de conserver ses biens dans le coffre de l'hôtel plutôt que sur la table de nuit. Bref, il suffit d'appliquer les attitudes de base du voyageur averti.
Tourisme sexuel
Sans être une destination « sexe », la République dominicaine s'est
un peu orientée dans ce sens, penchant facile pour une population
pauvre, poussée par une vraie demande. Le gouvernement actuel a
heureusement fait diminuer cette tendance et cherche à revaloriser
l'image de marque du pays. Un grand effort est fait surtout dans le
domaine de la protection des mineurs.
Attention : bien
que le sida ne soit pas plus important ici qu'ailleurs, il existe, et
les MST mineures sont quand même assez présentes. Par ailleurs, les
jeunes filles semblent ignorer complètement la contraception.
Drogue
Actuellement, les Dominicains fument assez peu d'herbe, même les
jeunes, plutôt attirés par la bière et le rhum, compléments habituels
du merengue. On est loin des rastas des îles voisines.
Cependant, il y a une petite consommation locale de marijuana et de
champignons. L'intrusion dans l'île d'autres substances est due à des
crapules originaires d'Amérique du Sud.
L'île, surtout la partie
haïtienne, est une plaque tournante des produits colombiens (pas le
café...). Mais compte tenu de l'insularité, il est fort probable qu'une
grosse partie du trafic passe à travers les mailles du filet.
Attention
: comme les policiers arrêtent rarement les professionnels, ils se
défoulent avec le menu fretin de passage. Un minimum de 6 mois de
prison est requis pour la consommation personnelle.