Les produits locaux : yucca, banane plantain, riz, café, cacao,
ananas, etc., forment la base de la cuisine dominicaine (comida criolla).
Le plat de base se compose de riz, accompagné de haricots et de poulet. Côté
viande, on déguste de la chèvre (chivo) en
ragoût, du bœuf (res) et du porc (cerdo) bien qu'ils soient chers.
Les produits de la mer (poisson, crevettes, crabes et langoustes)
sont en général réservés aux touristes. Les soupes sont préparées
dans les foyers les plus pauvres.
Il n'est pas dans les habitudes locales de boire autre chose que de l'eau durant le repas.
Les grandes spécialités
Pour les Dominicains, le sancocho (ragoût de viandes et légumes) du dimanche n'est pas une fête, c'est indispensable. On se régale quand même avec le chivo guisado, viande de chèvre marinée dans un mélange d'origan, d'oignons, de poivrons, d'ail et de... rhum. On trouve également sur les routes des chicharones, couenne de porc marinée dans du jus d'oranges amères et cuite dans sa propre graisse.
Le plat le plus consommé dans le pays est le pica pollo, sorte
de Kentucky Fried Chicken à la mode locale, en général servi avec des
tostones, bananes plantain.
Une mention spéciale dans la cuisine locale pour les mondongos,
sorte de tripes de bœuf ou de porc que l'on déguste avec un zeste de citron
vert.
Boissons
- L'eau des robinets n'est pas du tout recommandée mais on trouve
facilement de l'eau minérale en bouteille. Évitez également, en dehors des établissements
touristiques, les glaces et jus de fruits.
- La bière locale Presidente est excellente. Elle est disponible en deux versions : 33 cl dans les établissements touristiques et 65 cl dans les établissements locaux, les prix étant curieusement les mêmes.
- Essayez une boisson assez agréable, nutritive, non alcoolisée et pas chère, la Malta Morena.
- En ce qui concerne le vin, on trouve, surtout dans les établissements
européens, des vins chiliens, argentins, espagnols ou même français à des prix
abordables.
- Mais le fleuron de la boisson dominicaine est le rhum. Trois marques, les trois B, se partagent le marché : Brugal (la plus populaire), Barcelo (la plus appréciée, peut-être) et Bermudez (la plus distinguée).
- En ce qui concerne les cocktails, ils ne font pas partie, comme à Cuba, de la culture locale. Le meilleur cocktail, et le plus simple, c'est l'équivalent du ti punch antillais ou de la caïpirinha brésilienne : un peu de rhum brun sur un mélange de sucre de canne et de citron vert. À consommer avec modération. Si vous voulez vivre à la mode dominicaine, commandez un servicio de ron dans un colmado (épicerie-buvette), un bar ou une discothèque : on vous apportera les ingrédients pour que vous le fassiez vous-même.
Restaurants
- Frituras : ce sont les plus populaires et les plus simples. Ils « cuisinent » sur des vieilles roues de voiture avec un peu de charbon, ouvrent le matin et s'en vont quand tout est vendu. Conditions d'hygiène plus que douteuses, mais on y trouve des empanadas, sortes de beignets garnis de jambon et de légumes. C'est très bon marché et délicieux.
- Pica pollos : dans tout le pays, des petites échoppes et des
restos de chaînes (genre fast-food) vendent du poulet frit accompagné de tostones
(bananes plantain frites). C'est généralement servi dans un emballage plastique,
c'est pas cher et c'est souvent très bon.
- Comedores : là, on commence à évoluer dans l'échelle sociale, on est assis et on mange dans des assiettes. Assez peu de variété. On y commande un servicio qui comprend une entrée genre crudités et une viande accompagnée de riz et de haricots.
- Fast-foods : les grandes villes dominicaines sont envahies par
les McDo, KFC et autres Burger King. - Paradas : extrêmement pratiques, frais, copieux et bon marché,
ces « routiers » dominicains que l'on trouve sur tous les grands axes vous servent
en quelques minutes un bon repas local à consommer sur place dans une ambiance
souvent bruyante et colorée.
- Restaurantes :chinois, arabes, japonais, français, italiens, espagnols et même... dominicains. Bref, un grand choix de restaurants, surtout dans les grandes villes. Se méfier du prix. Attention aussi aux suppléments non annoncés.