Religions et croyances
Les religions chrétiennes sont fortement majoritaires, mais toutes
les autres grandes religions du monde sont aussi représentées et
pratiquées au Canada. Contrairement à leurs voisins américains, il y a
une séparation très nette entre religion et vie politique.
Au
Québec, les dynamiques sont différentes mais le résultat est le même.
Les Québécois francophones sont presque tous des catholiques romains.
Le clergé a joué un rôle déterminant dans l'histoire politique du
Québec jusqu'aux années 1960, mais ce n'est plus le cas. Selon une étude de 2001, 94 % des habitants se déclarent croyants mais sont pratiquants.
Presque tous les cultes sont représentés
au Québec, avec une large prédominance du catholicisme (83 %).
Protestants (4,7 %), musulmans (1,5 %), orthodoxes (1,4 %) et juifs
(1,3 %) constituent les autres groupes principaux. À Montréal, la
grande ville multiculturelle du Québec, on retrouve le même
foisonnement de religions - et leur même cohabitation - que dans le
Canada anglais.
Quant aux Amérindiens, ils pratiquent les religions animistes de leurs ancêtres souvent métissées d'éléments de foi chrétienne.
Savoir-vivre et coutumes
Les Québécois sont réputés à juste titre pour leur accueil et leur
gentillesse. Il est très facile d'établir de bons contacts avec eux, à
condition de respecter ces deux règles du savoir-vivre québécois :
simplicité et amabilité. Pas de chichis, et si l'on vous tutoie tout de
suite, cela signifie que le courant passe bien. De même, pas la peine
de commencer à râler au moindre petit imprévu, le Québécois ne
comprendra pas cette attitude et vous resterez face à un mur
d'incompréhension. En bref, juste rester nature et tout sourire.
Les
Québécois n'ont pas cette culture du débat franc et parfois brutal qui
est un sport national chez nous. Donc, un Français qui discute fort
semble arrogant. Le Québécois est certes un Latin (vous connaissez le
topo), mais il est aussi un Nordique (calme, réservé) et surtout un
Nord-Américain (pragmatique, pas compliqué). Une culture mixte qui
demande du temps pour être cernée...
Quelques « coutumes » typiquement québécoises
- La tire :
à la sortie de l'hiver, les citadins se retrouvent en masse dans les
érablières pour fêter le retour du soleil. Tandis que les températures
repassent au-dessus de 0 °C, la sève des érables dégèle ; c'est le
moment de leur saignée. Dans les cabanes à sucre, le liquide
translucide devient sirop. Étalé sur la neige, il fige presque
instantanément, en demeurant un peu caoutchouteux : c'est ça la tire.
- Les déménagements du 1er juillet :
le 1er juillet, jour férié (fête du Canada), les Québécois et
Québécoises déménagent en chœur, car c'est traditionnellement à cette
date que se terminent les baux. À travers toute la Belle Province,
quelque 200 000 à 250 000 déménagements sont enregistrés chaque année
autour du 1er juillet ! Les camions bloquent les rues, on se balade
avec matelas fleuris et coussins assortis sur le dos, les frigos
traînent au milieu du trottoir... Et pendant ce temps-là, d'autres
défilent dans les rues pour la fête du Canada !
- Les « ventes de garage » : c'est la même chose que les garage sales
(vide-greniers) américaines, sous un nom différent. Ces « ventes de
trottoir » sont tellement courantes du printemps à la fin de l'été
qu'elles sont devenues une sorte de leitmotiv. Une bonne occasion de
discuter avec les gens, de fraterniser par le biais d'objets parfois
très intéressants.