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![]() Cuisine et boissons ProvenceLes spécialités Une cuisine riche et délicieuse à base d'huile d'olive, d'herbes odorantes, d'ail et divers aromates, telle est la cuisine provençale. Voici les spécialités les plus savoureuses dont les effluves viendront sans cesse titiller vos narines : - L'agneau de Provence : vedettes des sympathiques bouis-bouis de Provence comme des meilleures tables, les côtelettes aux herbes poussent dans la rocaille, de la Durance jusqu'aux Baux. Il est vrai que les agneaux y broutent une flore particulièrement parfumée - le foin de la Crau jouit même d'une appellation contrôlée ! Les vins On a longtemps rabaissé les vins de Provence au rang de breuvage d'accompagnement d'une pizza, pourvu qu'il soit plongé dans un seau à glace. Or non seulement ils sont connus et appréciés depuis l'Antiquité, mais les choses ont changé depuis quelques années et la qualité est en train de prendre le pas sur la quantité. Au premier rang viennent, bien sûr, les côtes-du-rhône. Même si les plus grands (Côte-Rôtie, Hermitage, Saint-Joseph...) sont en Rhône-Alpes, sur la haute vallée du fleuve, la Provence a elle aussi ses côtes-du-rhône villages, et même quelques crus intéressants. D'abord, le châteauneuf-du-pape, vin corsé, charpenté, au bouquet puissant et complexe, accompagnant parfaitement les viandes rouges, le gibier et les fromages à pâte fermentée. Quant aux vacqueyras et gigondas produits près de Vaison-la-Romaine, ces nobles vins rubis au fort goût de prune et de cerise prennent de l'ampleur en vieillissant, au point de ressembler à leur voisin papal. Les vins de coteaux ayant l'avantage sur ceux des plaines, nous conseillons les rouges du Tricastin (au nord-est d'Orange), étiquetés en coteaux-du-tricastin ou en côtes-du-rhône. Pour une démonstration plus complète - et grisante -, offrez-vous une visite des caves coopératives de Rousset-les-Vignes et de Saint-Pantaléon, en Drôme provençale, près de Valréas, et poussez une pointe jusqu'à Vinsobres, un village au nom très injustifié. Les amateurs de vins doux naturels craqueront pour le célébrissime muscat de Beaumes-de-Venise, aromatique et fruité, produit du curieux terroir des Dentelles de Montmirail. Le rasteau, quant à lui, provient du nord du Vaucluse. Viennent enfin les côtes-de-provence, connus surtout pour le rosé et sa bouteille si caractéristique. Ici pas de grands crus, mais des vins de plus en plus remarquables qui méritent vraiment d'être redécouverts avec bonheur. Le vin blanc de Cassis accompagne à merveille les poissons et la bouillabaisse. Un bon côtes-de-provence rouge, quant à lui, s'accorde parfaitement avec pâtés et gibiers. Le bandol, qu'on voit peu sur les tables en France, est un excellent AOC qui mérite d'être découvert. Il a besoin de vieillir. Et puis, il reste la panoplie des petits vins de pays : les côtes-du-ventoux, côtes-du-luberon, etc. Le pastis Apéritif à base d'anis. Le « pastaga » est un véritable rite à midi et après le boulot. Le rituel consiste à dire quand votre tour arrive : « C'est la mienne ». Au fait, en voici les ingrédients : environ 50 g d'anis vert, une demi-gousse de vanille, de la cannelle et 1 l. d'alcool à 90 °. Une « momie » est un tout petit verre de pastis (presque un dé à coudre) qui permet de tenir plus longtemps. Goûter à certains mélanges harmonieux : avec du sirop de menthe (un « perroquet »), avec de la grenadine (une « tomate ») et avec du sirop d'orgeat (une « mauresque »). |
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