Le football (futebol)
C'est la deuxième religion du pays. Son omniprésence sur les écrans
de télé de la moindre gargote hypnotise un public de passionnés. La vedette historique du pays s'appelle Eusébio.
Toujours très populaire, le Ballon d'or 1965 s'est furieusement «
zidanisé » et soutient aujourd'hui les bonnes causes humanitaires, y
compris les banques, les organismes de crédit et autres marchands de
bien-être.
La star du moment se nomme Cristiano Ronaldo, racheté par le Real Madrid à Manchester United, en juillet 2009. L'autre vedette du football portugais, l'entraîneur José Mourinho, vient de le rejoindre dans le club espagnol. Il est l'un des coaches les mieux payés du monde.
Les sócios ou supporters-actionnaires se comptent par dizaines de milliers. Leurs cotisations enrichissent surtout les trois principaux clubs : à Lisbonne, Benfica (qui joue au légendaire Estádio da Luz), et le Sporting Club do Portugal, et à Porto, le FC local.
En
2004, la grande fierté des Portugais a été d'accueillir le championnat
d'Europe des Nations suivi par un milliard de téléspectateurs. Pour
cette occasion, cinq stades ont été entièrement rénovés à Lisbonne, Porto
et Guimarães, et cinq autres ont été construits dans des villes de taille
moyenne comme Aveiro, Braga, Coimbra, Faro et Leiria. Coût total des
dépenses en travaux de rénovation et création d'infrastructures : 800
millions d'euros ! Un effort titanesque.
Néanmoins, l'argent investi en valait la chandelle :
liesse populaire, succès commercial et sportif pour les Portugais
arrivés en finale face aux Grecs. En 2006, le Portugal peut se targuer
d'avoir atteint la demi-finale de la Coupe du monde en Allemagne,
perdue contre la France. L'Afrique du Sud, en 2010, ne les aura pas vu réitérer cet exploit, mais d'autres ont fait bien pire !
Les parcs
Le Portugal recèle quelques endroits charmants et préservés pour vos balades ; c’est un pays très montagneux.
Le Nord est sans doute la région la plus riche pour une découverte « nature » du pays. Il existe un unique parc national, le parque de Peneda-Gerês, dans la région du Minho, avec des sentiers de promenade très ludiques. On trouve également des parcs naturels du côté de Bragança, de Vila Real et dans la serra da Estrela, la chaîne de montagnes la plus élevée du pays.
Pas loin de Lisbonne, près de Sintra et d’Arrabida, presque au bord de l’eau, à vous jolies falaises et garrigues !
Dans l’Alentejo, la serra de São Mamede offre des vues assez époustouflantes sur les riches vallées du fleuve Guadiana et, côté littoral, le parque natural do Sodoeste alentejan e da Costa Vicentina, au nord de Sagres, où la concentration d'oiseaux, principalement en automne et au printemps, vous réserve un spectacle superbe. Et il y a bien sûr, en Algarve, le parque natural de Ria Formosa, où se retrouvent pas mal d'oiseaux nicheurs.
La tourada
La course de taureaux portugaise est très différente de la corrida espagnole. Il n'y a pas de lutte à mort entre le taureau et l'homme. Au milieu du XVIIIe siècle, à la suite d'une tourada au cours de laquelle un noble avait perdu la vie, la mise à mort fut interdite. Cette tauromachie n'en est pas moins cruelle pour autant.
Autre différence avec la corrida espagnole : au Portugal, elle s'effectue généralement à cheval. L'occasion d'observer la race équine portugaise par excellence : le cheval lusitanien. Autrefois, la corrida à cheval était exclusivement réservée à l'aristocratie. L'art de la tauromachie à pied était pratiqué par les domestiques, qui aidaient généralement leurs maîtres.
La tourada commence par la course à cheval, pendant laquelle les cavaliers (cavaleiros) plantent entre les cornes du taureau six banderilles (farpas). Les cavaliers excellent dans l'art de monter à cheval ; ils sont somptueusement vêtus, et leur cheval superbement harnaché. Après avoir reçu les ovations de la foule, le cavalier laisse la place aux peãos, hommes à pied, qui, par des figures de cape, fatiguent la bête.
Enfin vient la partie bouffonne de la tourada : l'arrojado. Les forcados (autrefois, ils avaient une fourche), au nombre de huit, essaient de maîtriser l'animal en saisissant la bête par les cornes (protégées par du cuir et terminées par un bout de bois arrondi), le garrot et la queue. Les chocs sont parfois assez violents.
Les courses de taureaux ont lieu généralement une fois par semaine, de Pâques à octobre. Les plus réputées sont celles de Lisbonne, Santarém ou Vila Franca de Xira.