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Transport Polynésie française

Avion

La Polynésie est fort bien desservie par la voie des airs : les petits avions d’Air Tahiti (www.airtahiti.aero) ne relient pas moins de 46 îles sur les 76 habitées du pays. Ceux qui n’ont pas beaucoup de temps et qui ont les moyens privilégieront donc ce moyen de transport pour toutes les liaisons au-delà de Moorea, en essayant de tirer le meilleur parti des passes aériens proposés par la compagnie (voir à ce sujet notre rubrique « Budget »). Les îles les plus touristiques, comme Bora Bora, sont desservies par une dizaine de vols quotidiens depuis Tahiti, mais d’autres rotations, particulièrement celles qui ne passent pas par l’île-capitale, sont beaucoup moins fréquentes. De Rangiroa à Bora Bora, par exemple, il n’y a que deux vols par semaine. Important de s’en souvenir et de planifier avec un peu d’avance lorsqu’on achète un pass.

Aux Marquises, le réseau est complété par des vols en hélicoptère : ce n’est pas bon marché, mais ça vous donnera l’occasion d’un survol génial sous couvert d’utilité (les transferts en 4x4 sont de toute façon chers).

Ferries et goélettes

Inutile de prendre l’avion pour rejoindre Moorea : plusieurs compagnies font la traversée. Les catamarans sont un peu plus chers, mais ne mettent que 30 mn ; tandis que le ferry prend une heure (www.mooreaferry.pf).

Départs quotidiens très fréquents (un peu moins nombreux le dimanche).

Tous ceux qui ont le temps et pas trop de moyens se déplaceront d’île en île en goélette/cargo : des bateaux desservent toutes les îles habitées au départ de Tahiti, avec des fréquences plus ou moins grandes selon l’éloignement et la population du lieu desservi — de deux à trois fois par semaine dans les Îles de la Société, toutes les semaines à deux semaines pour les Tuamotu (selon la distance) et les Australes, toutes les deux semaines pour les Marquises et seulement une fois par mois pour Mangareva (Gambier). Vu le grand nombre de navires, vous n’aurez aucune peine à trouver un embarquement dans les Îles de la Société. Pour un ordre d’idée, le trajet Papeete-Bora Bora prend environ vingt heures, escales incluses.

Gardez à l’esprit que la goélette, ce n’est pas le TGV… Les horaires varient, les escales changent en fonction de la demande et les pannes surviennent. On dort au choix sur le pont (évidemment moins cher) ou en cabine. Le confort est souvent assez sommaire, mais les rencontres avec les autres voyageurs sont parfois géniales. Enfin une vraie tranche de Polynésie !

Ajoutons encore que, outre Tahiti et Moorea, certaines îles proches sont aussi reliées par des ferries, comme Raiatea et Tahaa, ou Bora Bora et Maupiti. L’occasion d’une balade sympa d’une journée (ou plus).

Bus et trucks

Seules les îles hautes posent la question du transport local : sur les atolls, on passe d’un motu à un autre en bateau et le reste des trajets se fait à pied ou à vélo. À Tahiti, le service de bus dessert efficacement l’île, avec une grosse vingtaine de lignes desservant les deux côtes, jusqu’à la presqu’île de Taiarapu. La plupart fonctionnent dès 4 h ou 5 h du matin, mais s’arrêtent tôt : entre 16 h et 18 h et parfois même plus tôt. Le samedi, les fréquences sont un peu réduites et, le dimanche, aucun bus (ni truck) ne fonctionne.

Le truck a longtemps été le moyen de transport emblématique de la Polynésie. Il s’agit de camions souvent colorés, aménagés pour transporter une quarantaine de passagers sur des bancs en bois, réputés pour leur convivialité. Pas d’arrêt fixe, il suffit d’un signe de la main et le chauffeur s’arrête. À Tahiti, le temps des trucks semble révolu : pour des raisons de sécurité et de pollution, le gouvernement a décidé de leur substituer les bus. Certains font de la résistance, mais elle ne sera sans doute pas éternelle. En attendant, pour signaler que vous voulez descendre, tirez la sonnette. On paye en sortant.

Voiture

On peut évidemment s’en passer, surtout à Tahiti grâce au bon réseau de transport en commun, mais il reste que la voiture offre une liberté de mouvement appréciable, surtout après 17-18 h, lorsque trucks et bus disparaissent. Un véhicule est d’autant plus utile sur les autres grandes îles de la Société ; des locations y sont disponibles. En dehors de Tahiti, les routes ne sont pas toutes goudronnées, mais elles sont bien entretenues.

Vélo

Sur les îles les plus touristiques, vous trouverez sans peine un vélo à louer. À trois, la voiture ne coûte toutefois pas beaucoup plus cher… Certaines pensions disposent de vélos en prêt, c’est bien sympa et écolo.

Stop

Une bonne solution alternative pour ceux qui ont le temps. Les conducteurs s’arrêtent facilement et l’attente n’est généralement pas très longue. Aucun danger a priori, et parfois de belles rencontres.





 



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