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Sports et loisirs Polynésie française

La mer

L’océan est un terrain de jeu infini. Bien sûr, il y a la plongée, avec masque et tuba pour les amateurs d’un jour, ou avec bouteilles pour les vrais fanas du monde du silence. Sur les atolls des Tuamotu, on rencontre requins gris, soyeux, pointes blanches et noires, marteaux à certaines périodes, raies mantas et aigles (on a déjà vu des bancs de 300 raies !), napoléons à l’air de grognards grognons et toutes sortes de flotilles plus petites aux parures colorées. On a longtemps eu l’habitude de nourrir les requins en Polynésie : le shark feeding entraîne une frénésie certes impressionnante, mais il donne aussi de bien mauvaises habitudes alimentaires. Depuis 2006, la pratique est théoriquement interdite dans les lagons et dans un rayon de 1 km autour des passes. À Bora Bora, un simple masque donne accès aux sites où évoluent raies, murènes et barracudas. Les plus diplômés se paieront le trip de leur vie : une plongée avec les baleines à bosse à Rurutu, dans les Australes, au moment de leur migration (juillet-octobre). Dans les Tuamotu, on rencontre parfois l’impressionnant requin-baleine. D’une manière générale, sachez que la plongée en lagon est moins gratifiante que sur le récif extérieur, toujours plus animé. On y trouve des grottes, toutes sortes de coraux, des nudibranches et même des épaves, comme celle du Nordby, un trois-mats coulé en 1900 sur le récif de Raiatea (par - 29 m).

Pour une bonne vue d’ensemble des meilleurs spots et les coordonnées des centres de plongée, consultez : www.polynesia-diving.com

L’activité favorite des Polynésiens est plutôt sur (quand tout se passe bien) que sous l’eau : le surf. Une invention purement polynésienne, jadis très codée, déjà observée par Cook lorsqu’il aborda à Tahiti au XVIIIe siècle. L’île reste reine en la matière. Les confirmés se dirigent vers le mythique spot de Teahupo’o, un reef break massif réputé pour ses tubes d’enfer - où les timorés finissent pieds par-dessus tête. Les débutants choisissent des beach breaks plus accessibles : à Papeno’o ou à Rocky Point, par exemple - fonds sableux et droite sympa bien creuse. Plusieurs fois par an, les grandes compétitions voient débarquer les plus grandes gloires de la glisse mondiale. Un spectacle à ne pas manquer si vous êtes dans le coin.

Randonnées

Dans les îles de la Société, n’hésitez pas à quitter la plage et à pénétrer dans l’intérieur des terres : vous y découvrirez des vallées sauvages de toute beauté. À Tahiti, des chemins boueux remontent le long des torrents en direction des monts Aorai (2 056 m) et Orohena (2 241 m), les points culminants de l’île. Le premier est relativement accessible en cinq heures, mais le second exige un guide (sept heures) et une bonne dose d’énergie. Des refuges permettent d’y passer la nuit. Des balades moins ardues mènent vers des cascades, des grottes ou les tunnels de lave d’Hitiaa – formés par une coulée au moment où celle-ci, refroidissant, n’arrivait plus à s’écouler en surface. Autre option : l’exploration de la presqu’île de Taiarapu, tout au sud de l’île, où vécurent longtemps des ermites européens.
Moorea est un autre terrain favorable à la rando si vous n’avez pas peur de suer sang et eau. En fait, tous les sommets des îles hautes font des buts acceptables, à condition de recourir aux services d’un guide – sinon, vous aurez toutes les chances de vous perdre. Autre lieu privilégié pour les amateurs de grands espaces, les Marquises, si superbement accidentées : à pied ou à cheval, les pistes reliant les hameaux ne vous décevront pas. À Fatu Hiva, les 17 km entre Omoa et la baie des Vierges sont exceptionnels. Les cavaliers moins aventuriers trouveront des montures à louer sur toutes les îles hautes, pour une chevauchée d’une heure ou d’une journée. À Tahiti, contactez le Club équestre à l’hippodrome de Pirae.

Courses de pirogues

Plusieurs fois par an, les courses de va’a, la pirogue à balancier polynésienne, mettent le feu aux lagons ! La plus grande, Hawaiki Nui Va’a, organisée en octobre, relie Huahine à Bora Bora en 128 km et trois étapes. Une centaine d’embarcations y participe – clubs locaux ou pagayeurs venus de Nouvelle-Calédonie, d’Hawaii et même de France. Extra !





 



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