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![]() Cuisine et boissons Poitou-CharentesLes spécialitésLes fruits de mer- Les huîtres : en Charente-Maritime, elles font vivre 15 000 personnes sur des petites exploitations familiales, peu mécanisées. Les poissons et crustacésMalgré le « ramassage » intensif, les trous d'eau laissés par la marée sur les côtes des îles regorgent encore de crevettes et d'étrilles. Mais aussi de tourteaux et de crabes verts, qu'on attrape au harpon. Le beurreS'ils ont toujours existé, la véritable naissance de ces laitages remonte aux années 1880, quand les agriculteurs mirent en herbages leurs arpents de vigne ruinés par le phylloxéra. Au début du siècle, le fameux gastronome Curnonsky recommandait les beurres des Deux-Sèvres, tout comme ceux de La Rochelle. Les escargotsCe diablotin cornu est le héros des Charentes. Qu'il s'appelle luma (en Aunis) ou cagouille (notamment en Saintonge, dont les habitants sont surnommés cagouillards), il s'agit du même petit-gris, tendre et parfumé. On le chasse l’été, le long des « palisses » ou dans les vignes, après un gros orage. On le débusque l’hiver, dans les vieilles souches des marécages, où il hiberne par tribus entières. Engraissé (au thym, c’est meilleur ; à la farine, c’est plus gras), il est mis à jeûner quinze jours. Après quoi, on le nettoie longuement... Les viandes- À bon beurre, belle viande ! L'herbe du Poitou et des Charentes engraisse l'agneau diamandin, aux chairs délicatement persillées, légères, à marier aux inévitables mojettes ou aux morilles. S'il est de pré-salé (des prairies côtières, battues par les embruns), il n'en sera que plus fondant. Le potager- Les mojettes : retenez bien ce nom... Il désigne des petits haricots de marais aux couleurs diverses, que l'on cuisine à toutes les sauces, notamment à la saintongeaise (couennes et huile de noix), aux tomates, en vinaigrette ou en potée (palette, saucisson, pommes de terre, choux divers). Les soupesLe miget (ou migeot) mêle le pain et le vin. Le pain est coupé fin, le vin est celui de la ferme, et le tout s'additionne d'eau et de sucre pour être servi frais lors des chaleurs d'été. On y ajoute parfois des haricots blancs (mojettes), comme dans la soupe chinoise du Nouvel An. De plus traditionnelles, chaudes celles-là, font appel à l'oignon, au lard, au potiron... Les fromagesIci, pas de fromage superstar. En revanche, la région se targue de produire la moitié des fromages de chèvre consommés en France. Cette région produit aussi un rustique fromage de vache, la pigouille - du nom de la perche dont s'aidaient les maraîchins pour diriger leurs barques. La fameuse caillebotte, elle, n'est qu'un caillé de lait de vache (ou bien, désormais, de brebis) à manger frais avec du sucre ou du miel et de l'essence de café ou encore avec un petit verre de pineau. Tout comme sa cousine, la jonchée saintongeaise, enveloppée de paille de joncs (d'où son nom), est servie au dessert, parfumée à l'amande. Les desserts et gourmandisesCéleste par le nom, l’angélique est présumée diabolique quant à ses effets. Elle soignait la peste au XVIe siècle. Les religieuses de Niort en ont fait une friandise réputée. Ces bâtonnets verts translucides ornent aujourd'hui les cakes et les gâteaux. Côté Charente, notons la galette charentaise (qui se mange aussi bien à l'apéro avec un pineau, qu'au dessert ou au goûter), la pichotte de La Rochefoucauld (sorte de bonbon), ainsi que certaines spécialités angoumoisines, comme celles de la chocolaterie Letuffe. Les vins et alcoolsLes vinsQuelques crus jouissent d'une réputation honorable : les vins de pays charentais, les vins du Thouarsais (qui ressemblent aux vins d'Anjou), les vins du haut Poitou (gamay pour les rouges, sauvignon pour les blancs), et les blancs de l'île de Ré, au goût desquels les vacanciers s'efforcent de s'accoutumer. Le pineauAu XVIe siècle, un vigneron versa par hasard du moût de raisin dans un tonneau de cognac. Pensant avoir perdu toute la précieuse eau-de-vie, il laissa le tonneau dormir dans un coin. Ayant besoin quelques années plus tard du contenant, il goûta quand même le contenu avant de le jeter... Et, ô miracle, il gagna le gros lot : le pineau des Charentes ! Voilà pour la petite histoire. Le cognacLes Anglo-Saxons l'ont adopté sous le nom de brandy. Les Chinois ne jurent que par lui. Les Japonais (qui en boivent tout au long des repas) ont racheté un de ses producteurs. Exporté plus de 94 %, copié et recopié, le cognac est-il encore une eau-de-vie française ? Cette question se pose depuis qu'il est né. Règle de base : tout cognac vendu doit, au minimum, accuser deux ans d'âge. Mais, précision importante, cet âge est celui du plus jeune des composants et non de l'ensemble de l'assemblage ! L'âge du cognac se doit de figurer sur l'étiquette. Comme rien n'est franchement réglementé dans ce domaine, il y règne une certaine anarchie. On vous propose donc un petit décryptage. On en parle sur le forum Poitou-Charentes |
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