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![]() Poitou-CharentesLa terre et les hommesLa Charente, fleuve nonchalent Henri IV l'avait, paraît-il, baptisée « le plus beau fossé du royaume ». Comme la Loire, et bien avant la Seine, la Charente, fleuve mythique méconnu, a participé, à sa façon, à tout un pan de l'histoire de France. La lumière des Charentes Très blanche et très pure, jamais éblouissante, la lumière des Charentes est un phénomène sans équivalent en France, né de l'alchimie du soleil, de l'océan, des marais et d'un relief sans aspérités. Pas étonnant qu'elle ait inspiré tant de peintres, parmi lesquels Picasso. Les marais Les côtes planes cultivent le vague. Terre et eau s'y brassent et s'y mêlent. Sur tous les modes : estran, îlots, vasières, marais, bassins... En Aunis, en Saintonge, l'homme a su en tirer parti. Au Moyen Âge, ses sauniers cultivaient le précieux sel, qu'on expédiait jusqu'au cercle arctique. Peu à peu, le paysan a été privé de ces revenus d'appoint par l'industrie salinicole. Tout comme les vasières de la côte, les marais salants ont été asséchés pour engendrer, par poldérisation, de nouvelles campagnes. Dans l'île de Ré, née de la réunion de trois îlots, une petite cinquantaine de sauniers s'accrochent encore à cette activité peu rentable. Un soleil très constant y assèche l'eau de mer, piégée dans un réseau complexe de bassins, bordés de levées et alimentés par des russons. Il en résulte un sel très fin, de couleur grise (enrichi en oligo-éléments et en sels minéraux) ou blanche (la fleur de sel). Le Marais poitevin (érigé en Parc naturel régional) occupe un ancien golfe, en partie comblé par une foison de petites rivières, menées par la Sèvre Niortaise. Creusant des canaux, levant des digues, les moines, puis les ouvriers royaux, se sont donné la main pour assécher sa partie extérieure. |
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