Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle
Classés « Itinéraires culturels européens » par le Conseil de l’Europe en 1987 et inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco (en 1993 pour le côté espagnol et en 1998 pour la partie française), les chemins vers Compostelle étaient déjà foulés par de nombreux pèlerins en l’an 1000. Aujourd’hui encore, on en compte près de 500 000 chaque année. En Pays basque, le Camino est une réalité toujours vivante depuis dix siècles et fort méconnue des voyageurs.
Les pèlerins sont de plus en plus nombreux chaque année à suivre les traces de saint Jacques. La majorité gravite autour de 50 ans, mais les très jeunes et les octogénaires ne sont pas rares, et même les Japonais s’y sont mis. Certains apportent à leur démarche une ferveur chrétienne. D’autres cherchent à tirer un juteux profit de cette foi ambulatoire (bondieuseries diverses, compter 10 € pour une canne !).
Mais il y a aussi tous ceux, les plus nombreux, qui voient dans les sentiers de Saint-Jacques l’occasion d’une simple randonnée pédestre et culturelle, alliant l’effort physique à la découverte de l’art roman et des somptueux paysages des plateaux navarrais ou des sierras de l’Álava.
Fêtes et jours fériés
Il y a d'abord les fêtes nationales, auxquelles on ajoute les jours fériés,
soit internationaux et laïques, comme le 1er mai ou le Jour de l'an,
soit catholiques, apostoliques et romains comme le 25 décembre ou le 15 août.
Il convient d’ajouter les grandes fêtes religieuses, sachant que, dans le Sud, Pâques veut dire Semaine sainte, c’est-à-dire semaine de fêtes, et que Noël dure jusqu’à l’Épiphanie.
Quelques journées plus laïques comme le 6 décembre,
jour de la Constitution dans le Sud, ou le 11 novembre dans le Nord, viennent
compléter le calendrier régulier.
Viennent ensuite les saints patrons (chaque ville fête son saint) et
les fêtes mariales (en septembre et décembre) comme les
romerias (pèlerinages). Le schéma est toujours le même : les bars sont
pleins, la musique déferle sur la ville, on chante et on danse, on lâche des
toros et des vaches… Cela donne quelque 15 000 jours de fête par an au
Pays basque…
N'oublions pas les carnavals dont certains, comme ceux de Lantz,
de Zalduondo ou d'Alsasua, drainent des milliers de personnes.
Certains journaux, comme la Semaine du Pays basque dans le Nord ou le Diario de Navarra dans le Sud, publient des pleines pages de dates et programmes des fêtes.
Religions et croyances
Au nord comme au sud, vous êtes en terre farouchement et fortement catholique. Les différences sont minimes : au sud, on processionne plus volontiers pour la Semaine sainte, au nord pour la Fête-Dieu. Au nord comme au sud, les messes sont un temps fort de la vie de la communauté et elles sont dites le plus souvent en basque. Au sud, l'intervention du clergé dans la vie quotidienne est plus importante qu'au nord : il n'est quasiment pas de fête sans bénédiction de quelque chose.
Le clergé basque est un clergé actif, voire activiste. Au sud, les prêtres se sont fortement impliqués dans la création de coopératives ouvrières de production. Au nord, c'est l'Action catholique qui a été à la base de la création du syndicalisme paysan. Dans les deux cas, la visée anticapitaliste était forte, les paysans basques étant fortement impliqués dans la lutte antimondialisation.
Au sud, le clergé est majoritairement nationaliste. Sous couvert d'activités culturelles, les prêtres ont souvent pris part à la lutte antifranquiste. L'imbrication est très forte. Au nom du soutien accordé par l'Église aux personnes en danger, les prêtres n'hésitent pas à accueillir fuyards et réfugiés.