- Nom officiel : République d’Ouzbékistan.
- Superficie : 447 000 km².
- Population : 28 130 000 habitants (estimation 2011).
- Capitale : Tachkent.
- Densité : 60 hab./km².
- Régime : présidentiel, avec un Parlement bicaméral.
- Président de la République : Islom Karimov (depuis mars 1990 ; réélu en janvier 2000 et décembre 2007).
- Premier ministre : Shavkat Mirziyoyev (depuis décembre 2003).
- Monnaie : le soum ouzbek.
- Peuples et ethnies : 75 % d’Ouzbeks, 6 % de Russes,
5 % de Tadjiks, 4 % de Kazakhs, 2 % de Karakalpaks, 2 % de Tatars, 1 % de Coréens,
1 % d’Ukrainiens. Le reste de la population se partage parmi la centaine d’ethnies
que compte le pays : Tchétchènes, Arméniens, Allemands, Turkmènes, Biélorusses...
Ce « melting pot » ethnique qui se retrouve également dans les pays voisins
de l’Ouzbékistan résulte à la fois de l’histoire mouvementée de la région et
du tracé frontalier décidé par Staline dans les années 1920 et 1930 et qui ne
respectait aucune réalité linguistique ou géographique. Les déportations effectuées
par le même Staline ont parallèlement créé nombre de petites communautés éparses
en Asie centrale.
- Langues : l’ouzbek est la langue nationale depuis l’indépendance,
mais le russe reste encore très pratiqué dans l’ensemble du pays. On parle aussi
tadjik, kazakh, karakalpak... Il existe autant de langages que d’ethnies.
- Religions : si la République d’Ouzbékistan se veut laïque, l’Islam
reste la religion officielle et le président Karimov a prêté serment sur le
Coran. Les musulmans sont donc la plus forte proportion de croyants dans le
pays (84 %), majoritairement sunnites. On compte aussi 1,4 % de chrétiens, majoritairement
des Russes orthodoxes. Depuis l’indépendance, un peu moins de 50 000 Ouzbeks
se sont convertis à la chrétienté. Les juifs, qui formaient d’importantes communautés
à Boukhara et Samarcande, ont presque tous émigré après l’indépendance. Enfin
le communisme a laissé des traces, puisque l’on compte 14 % d’athées.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Itchan Kala ; le centre historique de Boukhara ; le centre historique de Shakhrisyabz ; Samarcande.
Économie
L'agriculture, secteur majeur de l'économie ouzbèke, représente près d'un tiers du PIB et enploie près de 40 % de la population.
L'économie ouzbèke souffre des conséquences de la monoculture du coton imposée par
les Soviétiques pendant plus d’un siècle. L'Ouzbékistan compte aujourd'hui parmi les plus gros producteurs de
coton du monde. Il reste très dépendant du cours du coton et du volume
des exportations, ce qui freine parfois sa croissance et son accession
à l'autosuffisance énergétique.
Les ressources du pays sont importantes
en cuivre, en uranium, en gaz naturel et en pétrole. L'extraction minière, le raffinage et l'assemblage automobile attirent la majorité des investissements étrangers en Ouzbékistan.
Le rapprochement politique avec la Russie a permis quelques investissements russes sur le territoire, ainsi que des partenariats commerciaux.
Le système économique n’a toujours pas été modernisé,
l’économie informelle et le travail non déclaré sont une constante, et la population
a de plus en plus tendance à s’exiler en Russie via le Kazakhstan pour
trouver un emploi.
Le gouvernement a lancé un programme de privatisations dans le domaine agricole. Mais de manière générale, il hésite à se lancer dans une politique libérale : il craint les conséquences sociales, mais aussi de briser des accords entre quelques personnalités de l'économie et le monde politique.