Géographie et paysages Namibie



Deux déserts couvrent les deux tiers du pays, le Kalahari à l'est, le Namib à l'ouest, séparés au centre par un plateau situé à une altitude moyenne de 1 000 m. C’est là que l’on trouve le point culminant du pays, à 2 606 m, dans le massif du Brandberg.
Le Kalahari, principalement étendu au Botswana voisin, se présente essentiellement sous la forme de vastes étendues plates, tantôt sablonneuses, tantôt tapissées de broussailles desséchées. De loin en loin se dressent quelques montagnes solitaires à l’endémisme marqué (on parle d’inselbergs). Le Karoo est réputé pour sa grande diversité de succulentes.
Le Great Escarpment, qui se prolonge en Afrique du Sud, marque la limite, partout assez abrupte, entre le plateau central et les terres basses littorales.
Les 1 570 km de côtes baignées par l'Atlantique sont influencées par le courant de Benguela. Celui-ci, remontant depuis l'Antarctique, affiche une température moyenne oscillant entre 14 et 18 °C. Il est à l’origine d’une vie aquatique intense - d’où la richesse en poisson des eaux namibiennes et la présence de grandes colonies d’otaries.
Le Kaokoland, montagneux, souligne le littoral septentrional en direction de l’Angola. Des éléphants du désert et quelques autres espèces adaptées y vivent dans les vallées le plus souvent asséchées des rivières temporaires. En direction du sud s’étend la côte des Squelettes, particulièrement hostile, aux terres nues balayées par les vents venus du large. Les communautés y sont aussi rares que l’eau. Le long de la côte centrale, la mer de sable du désert du Namib voit onduler d’énormes dunes vraiment très belles - c’est là que se trouvent les plus hautes du monde ! Tout au sud, on retrouve des terres désertiques et désolées, où se concentrent les mines de diamant (on parle de Diamond Coast).
À l'exception de celles qui marquent les frontières nord (Cubango, Okavango) et sud (Orange) du pays, les rivières sont asséchées la plupart du temps. Il n'y a que deux lacs d'origine naturelle.
Très différents du reste du pays, l’extrême nord et la région du Zambèze (bande de Caprivi) sont le domaine du bushveld : un territoire aux sols sablonneux, bénéficiant de pluies plus soutenues (environ 400 mm/an) et d’une nature autrement plus profuse. C’est à ses marges que s’étend la gigantesque réserve d’Etosha, dont l’immense lac de sel asséché (Etosha Pan) retrouve ses eaux après les pluies pour quelques semaines.
Le seul port commercial se trouve à Walvis Bay. Lüderitz possède un petit port qui sert principalement à l’extraction des diamants.
Environnement
La Namibie est un pays très propre et respectueux de l'environnement. Un article lui est d'ailleurs consacré dans la Constitution ! La faible densité de population et le climat sec y contribuent largement.
Quelque 18% du territoire sont protégés à un titre ou à un autre - parcs nationaux, réserves publiques et privées. Ces dernières, qui se sont multipliées sur les ranchs, se spécialisent généralement dans la sauvegarde de certaines espèces et dans un tourisme très haut de gamme, franchement pas à la portée de toutes les bourses.
Reste bien d’autres endroits, à commencer par le fantastique parc d'Etosha, étendu sur pas moins de 22 275 km² et, mieux encore, le parc du Namib Naukluft (49 768 km²) !
L’avis des voyageurs : optimiser son calendrier selon les réalités du terrain
Pour affiner votre projet au-delà des moyennes saisonnières, la communauté du forum Namibie alerte sur les amplitudes thermiques extrêmes et les opportunités photographiques liées aux cycles de l'eau :
- Le choc thermique de l'hiver austral (juin-août) : Pour ceux qui choisissent le camping, les membres insistent sur la rigueur des nuits. Si les journées sont douces, les températures en tente de toit chutent régulièrement sous -5°C dans le Namib ou le Damaraland. Le conseil récurrent : n'oubliez pas les bouillottes et un sac de couchage "confort 0°C", les duvets fournis par les loueurs étant souvent jugés trop légers.
- L’opportunité visuelle de la "Saison Verte" (janvier-mars) : Souvent boudée, cette période est plébiscitée par les photographes du forum pour la clarté de l'air (absence de poussière) et les paysages qui verdissent instantanément. C'est aussi le moment idéal pour observer les nouveau-nés et les oiseaux migrateurs, à condition d'avoir un 4x4 impératif pour franchir les "rivers" (rivières éphémères) qui peuvent couper les pistes après un orage.
- Le pic d'observation d'octobre : Bien que la chaleur devienne suffocante avant les pluies, les contributeurs confirment que c'est le meilleur mois pour Etosha. La rareté absolue de l'eau force la faune (lions, rhinocéros, éléphants) à se concentrer aux points d'eau des camps, garantissant des scènes de vie sauvage exceptionnelles sans même avoir à rouler.
- Le micro-climat de Swakopmund : Un rappel constant sur le forum : même en plein été (décembre-janvier), la côte reste sous l'influence du courant de Benguela. Les voyageurs signalent qu'il est fréquent de passer de 40°C dans le désert à un brouillard froid et humide à 15°C en arrivant sur l'océan. La polaire et le coupe-vent sont indispensables toute l'année.
- Le vent de sable en août/septembre : Plusieurs fils de discussion signalent des vents d'est violents à cette période, particulièrement sur la côte de Lüderitz et dans le Namib, pouvant rendre le camping inconfortable et la visibilité difficile sur les pistes.
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