Le sport national est sans conteste le football : dans tous
les villages, vous pourrez assister à des matchs. Le week-end, les équipes locales
se rencontrent sur des terrains vagues et des tournois ont lieu régulièrement
dans les grandes villes.
Mais aux touristes, le Mozambique a surtout à offrir des plages splendides
encore vierges et des sites de plongée à la réputation mondiale.
À vous donc le farniente sur du sable blanc, devant une mer turquoise bordée
de cocotiers. À Bazaruto, lieu classé réserve naturelle, le spectacle des dunes
s’élevant dans l’eau azur rend le lieu particulièrement idyllique. Sur les 2 500 km
de côtes, de nombreuses plages splendides restent d’ailleurs à explorer.
Côté plongée, certains spots valent vraiment le détour, en raison de la richesse
et de la diversité des fonds coralliens. Sont notamment réputés : Tofu,
pour les raies manta, les requins baleines et les dugongs, Ponta d’Ouro, Pemba
et l’archipel des Quirimbas aux magnifiques coraux. Si vous n’avez pas votre
brevet (système du PADI au Mozambique), essayez le snorkelling (plongée avec
masque et tuba, accessible à tous). À Bazaruto, les fonds, transparents, sont
simplement époustouflants et vous donnent le sentiment d’évoluer dans un aquarium.
Quelques possibilités de surf également à Ponta d’Ouro et à Tofinho,
au sud de Tofu, et de windsurf, même si le matériel n’est pas toujours de première
qualité.
Des randonnées dans les montagnes de Chimanimani ou autour de
Gurué permettront enfin de découvrir des paysages magnifiques. Attention néanmoins
à ne pas s’aventurer hors des sentiers battus, le risque de marcher sur une
mine existant encore.
Réserves animalières
Les réserves d’animaux ont malheureusement été décimées pendant la guerre civile,
les bêtes servant à nourrir une population affamée. C’est notamment le cas du
parc national Gorongosa, réouvert en 1998 aux visiteurs,
qui était avant la guerre l’une des premières réserves du Mozambique. Malgré
des infrastructures aujourd’hui limitées, l’excursion vaut le coup pour la tranquillité
et la beauté du lieu. On peut encore y apercevoir des impalas, des hippopotames,
et quelques éléphants.
La réserve des éléphants, à une trentaine de kilomètres au sud
de Maputo, si elle n’abrite plus qu’une soixantaine d’animaux, contre 350 auparavant,
demeure intéressante pour ses beaux paysages sauvages en bord de mer. On peut
y camper, à condition de posséder un 4x4.
Au nord du pays, la réserve de Niassa semble plus inaccessible.
Elle devait à l’origine protéger une population d’éléphants et de rhinocéros
noirs. Mais le projet est tombé à l’eau. Récemment reprise en main par des investisseurs
privés, elle demeure encore peu accessible au tourisme de masse.
Parc transfrontalier du Grand Limpopo
Dans un contexte de stabilisation politique du Mozambique, le parc transfrontalier du Grand Limpopo, à la frontière entre le Mozambique, le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, est cours d'élaboration depuis de nombreuses années. Un accord établissant officiellement le parc a été signé entre les 3 pays en décembre 2002.
Le parc transfrontalier doit réunir le parc national Limpopo au Mozambique, le parc national Gonarezhou au Zimbabwe et le fameux parc national Kruger en Afrique du Sud. Couvrant près de 4 millions d'hectares, il doit devenir le plus grand parc d'Afrique.
Il s'agit de faciliter la circulation des animaux, de respecter l'écosystème et la biodiversité, mais aussi de respecter les conditions de vie des populations. Certaines barrières ont déjà été levées entre le Mozambique et le parc national Kruger, mais du chemin reste à faire pour que les animaux puissent effectivement franchir librement toutes les frontières.
Ce parc transfrontalier a également, bien sûr, une portée symbolique.