Fêtes et jours fériés
- 1er janvier : jour de l’An.
- 3 février : jour des héros mozambicains.
- 7 avril : journée de la femme.
- 1er mai : fête internationale du travail.
- 25 juin : fête de l’indépendance.
- 7 septembre : fête de la victoire (accord de Lusaka).
- 25 septembre : fête de la révolution ou jour des forces armées.
- 4 octobre : journée de la paix.
- 25 décembre : Noël, fête de la famille.
Toutes les villes ont également leur propre jour
de fête, durant lequel magasins, administrations et bureaux sont fermés. À Maputo,
c’est le 10 novembre.
Histoire
Le Mozambique fut à l’origine occupé par les ancêtres
des Bochimans, puis par les peuples bantous au Ier siècle de
notre ère. Le Portugais Vasco de Gama débarqua en 1498 sur le site de la
future Lorenço Marques (aujourd’hui Maputo) et découvrit une société prospère,
qui commerçait avec ses voisins africains, le Moyen-Orient et la Chine.
À la
fin du XVIIIe siècle, le Portugal commença le commerce des esclaves.
Puis il dut affronter la concurrence des autres puissances coloniales avant
d’asseoir sa domination dans tout le sud du pays.
Ce n’est qu’en 1975,
après le renversement du régime portugais de Salazar, que le Mozambique accède
à l’indépendance, porté par le Front de libération du Mozambique (Frelimo),
aujourd’hui encore le parti au pouvoir. S’ensuivirent dix-sept ans de guerre
civile, opposant le Frelimo socialiste à la Résistance nationale mozambicaine
(Renamo). Le Frelimo abandonnant son idéologie marxiste au début des années 1990,
un accord de paix officiel fut conclu en 1992. Joaquim Chissano remporta
la première élection libre à la présidence du pays en 1994.
Médecine traditionnelle
Les curandeiros sont les médecins traditionnels
au Mozambique. Ils ont chacun leur méthode pour soulager les patients et chasser
les mauvais esprits, et sont parfois les seuls à exercer dans les villages.
Ils bénéficient d’ailleurs souvent d’une plus grande écoute que les médecins
formés à la médecine occidentale.
Après la guerre, ils ont aidé à la réintégration
pacifique des enfants-soldats dans leur communauté d’origine grâce à des rituels
de purification qui impliquaient toute la communauté.
Pour certains de ces médecins,
le sida est souvent associé à un vulgaire symptôme, résultant de la transgression
d’un tabou. Il leur semble ainsi plus important de déjouer la mauvaise action
des feticheiros, les ensorceleurs, en contrant leurs sortilèges et envoûtements.
Ils peuvent alors suivre les recommandations des profeitas, les devins
qui sont en contact avec le monde des esprits.
Peuples et ethnies
On dénombre 99 % de Noirs et 1 % d’Indiens et d’Européens, répartis
en plus de 30 groupes ethniques. Parmi eux, le Mozambique en compte quatre
grands :
- les Macuas, qui se répartissent dans les provinces de Cabo Delgado, Niassa
et Nampula ;
- les Tsongas (ou Changanas), descendants des Bantous, sont surtout au sud du
Mozambique ;
- les Carangas sont présents dans les provinces de Sofala et de Manica, entre
les fleuves Save et Zambèze ;
- les Nhanjas occupent tout le nord-ouest du pays et la plus grande partie de
la vallée du Zambèze et de la province de Niassa.
Au cours des siècles, les migrations du travail, généralement forcées, ont engendré
un métissage, visible en particulier dans la vallée du Zambèze, des populations
africaines avec des Arabes, puis des immigrants venus du sous-continent indien,
voire du sud de la Chine.
Religions et croyances
Sur la côte nord du pays, on trouve des musulmans qui partagent de nombreuses
caractéristiques culturelles avec les Swahilis de Tanzanie et du Kenya. Pendant
des siècles, ces peuples ont été fortement influencés par le commerce et les
coutumes arabes. On estime que quatre millions de personnes sont musulmanes
au Mozambique. L’Islam sunnite regroupe la majorité des croyants.
Dans la province centrale de Zambézie, les identités de plusieurs groupes ont
été forgées par la colonisation portugaise. Pendant la période coloniale, qui
a imposé le catholicisme comme religion officielle, les catholiques ont bénéficié
d’un statut privilégié. Ils sont ainsi surtout répartis au centre du pays, mais
aussi au sud. Ils représentent aujourd’hui trois millions de personnes.
Plusieurs formes de protestantisme sont aussi pratiquées dans le pays, qui compte
deux millions d’adeptes.
Environ la moitié de la population adhère à des religions traditionnelles et
animistes, ce qui ne rend pas pour autant incompatible la pratique des religions
monothéistes.
Savoir-vivre et coutumes
Au Mozambique, vous serez sûrement bien accueillis en tant qu’« étranger »
et ne mettrez pas longtemps avant de découvrir la gentillesse et la générosité
des gens. S’ils ne le font pas en premier, n’hésitez pas à les saluer dans la
rue d’un « Bom Dia » le matin, « Boa tarde » l’après-midi
et « Boa noite » le soir. Cette simple politesse vous aidera à créer
des liens.
Si le pays est moins conservateur que ses voisins et en général très tolérant,
faites néanmoins attention à votre comportement dans les zones rurales. Par
exemple, évitez de vous promener en mini-short dans les villages et préférez
montrer que vous respectez les coutumes locales. Ainsi vous pouvez demander
à rencontrer le chef du village pour l’informer de votre venue, notamment si
vous avez l’intention de camper dans les environs. Votre présence sera rarement
refusée.
Il est bon de connaître des rudiments de shangana, le dialecte le plus
utilisé dans le sud du Mozambique.
- Bonjour : Lixile.
- Au revoir : Salani.
- Merci : Kanimanbo.