Fêtes, festivals et manifestations
- Saperlipopette, voilà enfantillages ! : en mai au parc du château d'Ô et dans d'autres endroits de la ville, puis
tournées dans le département. Le festival des petits qui s'initient à toutes
les disciplines du spectacle : théâtre, musique, arts plastiques, danse...
- Comédie du Livre : un week-end en mai. Sur la place de la Comédie et l'esplanade Charles-de-Gaulle. Un événement qui réunit chaque année écrivains, auteurs de bandes dessinées, éditeurs et libraires autour d'un thème ou d'un pays (débats, conférences, rencontres...).
- Festival international des sports extrêmes : en mai, sur les rives du Lez. Premier rassemblement européen de sports extrêmes qui accueille les meilleurs riders du moment pour défier les lois de la gravité en roller, skateboard, bicross, wakeboard, motocross et même en ski et snowboard, sur de la vraie neige ! Après les compétitions, place aux concerts...
- Printemps des comédiens : en juin. Un excellent festival
de théâtre, qui se déroule en plein air, dans le parc du Château d'Ô. Une
programmation éclectique, de belle qualité. Le Printemps, en près de 20 ans, a accueilli des artistes
aussi divers que la troupe de Royal de Luxe, le cabaret Footsbarn, le cirque
Fratellini, le Mahabharata mis en « espace » par Peter Brook,
les catalans de la Fura dels Baus et leur théâtre total, des marionnettistes
indiens, des voltigeurs mexicains, des conteurs africains ainsi que des musiciens
et des groupes de danse du monde entier.
- Festival de musique à Maguelone : début juin. Entre mer et étangs, ce festival présente un programme varié de musique classique, musique médiévale des fêtes d'Italie et d'Espagne, et rend hommage aux compositeurs de la Renaissance. Les concerts sont donnés à la cathédrale. Un pur moment de plaisir !
- Festival Montpellier Danse : de fin juin à la mi-juillet.
Un festival mondialement reconnu, dans un domaine où Montpellier se distingue
particulièrement. Parmi les pointures de la danse contemporaine qui assurent
leur présence régulière, on dénombre Mathilde Monnier, directrice du centre,
Angelin Preljojac, Anne Teresa De Keersmaeker ou encore Régine Chopinot. Les
spectacles ont lieu au Corum, à l'Opéra Comédie, au théâtre de Grammont et certains
« hors série » sont présentés au studio Bagouet et à l'Ancien Couvent
des Ursulines.
- Festival de Radio France et de Montpellier : en juillet. On y entend toutes sortes d'airs connus ou non, interprétés par de jeunes artistes, on y redécouvre des merveilles dégotées dans les fonds de tiroirs et interprétés par des vedettes internationales. Durant le festival, nombreux concerts gratuits de jazz, musique de chambre et world music aux Ursulines ou place de l'Europe.
- Les Estivales : en juillet et août, sur l'Esplanade, tous les vendredis de 18 h à minuit. Rencontres conviviales autour de dégustations d'huîtres, de vins du terroir, d'artistes et de bouquinistes...
- Les plagesss... festival électro : le dernier week-end
de juillet, entre la Plage du Souleil à Maguelone et le club La Villa Rouge. Pas moins
de 30 Djs nationaux et internationaux se produisent en 3 jours. On démarre la soirée les pieds
dans le sable et on la finit en boîte. Festival Gravity le dernier
week-end du mois.
- Festival du cinéma méditerranéen : fin octobre-début novembre.
Tous les films sont axés sur la culture méditerranéenne au sens large. Cannes sans les paillettes.
Halles et marchés
- Les halles Castellane : sur la place Castellane, à deux pas de la Comédie. Ouvert tous les jours de 7 h 30 à 19 h 30 (14 h le dimanche). Marché couvert construit en 1869 sur le modèle des
halles de Baltard à Paris, récemment restauré. À cette occasion, il a
intégré tous les commerçants qui officiaient autour.
- Les halles Jacques-Cœur : sur le boulevard d'Antigone. Ouvert tous les jours de 8 h à 2 1h (15 h 30 le dimanche).
Ces halles devant lesquelles le tramway s'arrête ont redonné vie au quartier
dessiné par Bofill.
- Le marché paysan, à Antigone,
sur l'avenue Samuel-Champlain (uniquement des producteurs locaux. Ouvert le dimanche de 8 h à 13h.
- Le marché des Arceaux est le rendez-vous des amateurs
de produits bio, le samedi de 7 h à 13 h.
- Le marché des Beaux-Arts, sur la place des Beaux-Arts. Ouvert du lundi
au samedi de 7 h à 13 h.
- Le marché aux plantes, à l'espace Mosson. Ouvert le mardi de 7 h à 19 h.
- Le marché paysan
nocturne est organisé au mas de Saporta, à Lattes, en juillet-août.
- Pour qui rechercherait le dépaysement et le fun, un incontournable : le marché du Plan-Cabanes, sur la place Roger-Salengro, avec son bazar. Si
vous voulez manger sur le pouce, arabe ou africain, c'est là qu'il faut aller
traîner, en fin de matinée.
- Le marché aux puces : à la station Mosson, au terminus
du tramway. Ouvert le dimanche matin jusqu'à 13 h. Immense, très populaire. On
y trouve tout, de la fringue bien sûr aux pièces automobiles, portables de toutes
marques et toutes origines, brocante, antiquailleries, bibelots, etc. Ne pas
se décourager, les bouquins et vieux papiers sont tout au fond à droite.
Vie nocturne
Musique
Tous les courants musicaux ont droit de cité, de l'électronique dernier
cri aux chanteurs de variété française de bon ton. La capitale de l'Hérault
compte quelques enfants prodiges, dont le groupe Rinôcerôse qui pratique
la house à la guitare, ou encore le chanteur à texte Général Alcazar.
Qu'il s'agisse de découvrir un nouveau talent dans un obscur café-théâtre, de
consacrer un artiste au Zénith ou d'applaudir une diva à l'opéra Berlioz, Montpellier
possède des salles de toutes les tailles et un éventail de spectacles pour tous
les budgets.
Ajoutez à cela la danse contemporaine et les nombreux festivals
qui s'y déroulent toute l'année et vous obtenez l'équation parfaite de la ville
sudiste dynamique à la pointe de la culture.
Danse
Question boîtes de nuit, Montpellier frime moins que ses voisines de la Méditerranée,
mais est plus abordable car les clubbeurs sont pour l'essentiel des étudiants.
Pour s'attirer les faveurs d'une telle population, les organisateurs de soirées
ne cessent de faire tourner les DJs et de varier les thématiques : kitsch,
déguisements, soirées blanches avec cadeaux à la clé...
Les boîtes de nuit de
Montpellier exercent leur magnétisme bien au-delà de l'agglomération, se plaçant
parmi les plus réputées du Sud. De plus, elles restent ouvertes toute l'année.
Seul inconvénient : le couvre-feu est à 4 h, arrêté préfectoral oblige et les after ne courrent pas la garrigue. Du coup, les bars du centre-ville font le plein jusqu'à 1h et les noctambules empruntent le chemin des plages pour rejoindre les discothèques qui s'enfièvrent à partir de 2 h du matin.
Attention, l'Hérault détient le triste record des routes les plus meurtrières de France.
Il faut enfin ajouter l'opération « plages musicales » pendant l'été.
Les sound systems sont éparpillés le long du littoral et diffusent de
la musique lounge, techno ou salsa à tue-tête, pour ceux qui aiment danser
pieds nus sur le sable encore chaud.
Les musées
Le Musée languedocien
Ce remarquable musée est abrité dans l'hôtel des Trésoriers de France, l'un
des plus beaux de la ville.
- Rez-de-chaussée : on y trouve les salles romanes, avec
essentiellement des sculptures. Belle collection de chapiteaux et intéressant
bas-relief, La Vierge de Fontfroide, datant du début du Xllle siècle.
Voir les vestiges de Saint-Guilhem, notamment la Traditio Legis ou le
« Christ enseignant la Loi à ses apôtres », du Xlle siècle.
Ne pas manquer non plus les deux jolis tailloirs à décor végétal.
- Premier étage : dans de nombreuses salles, le décor est
d’époque, avec de remarquables meubles de style renaissance ou néo-gothiques,
des murs et des tapisseries intactes, etc. La belle salle gothique est l’ancien
bureau de réunion des Trésoriers de France. Remarquable plafond polychrome datant
de Jacques Cœur (XVe siècle). Sur les murs, décor de fleur de
lys du XVllle siècle. Quelques coups de cœur : châsse en émail limousin du Xllle siècle,
« paredals » ou panneaux de plafond provenant d'un hôtel particulier,
statuettes en bois, monnaies du Moyen Âge, ivoires ciselés, poteries
diverses, vestiges d'un décor du XVllle siècle, cuve baptismale
en bronze, rare vaisselle en bois tourné du Xllle siècle. Dans
la grande salle : belles tapisseries flamandes, armoires de mariage languedociennes,
coffres en bois sculpté, émaux de Limoges (dont une belle pietà du XlVe siècle),
superbe cabinet Renaissance incrusté de nacre, ivoire et pierres précieuses,
faïence italienne aux tons jaune et bleu, porcelaine de Delft, portrait de Louis XlV
par Rigaud. Exceptionnelle sphère céleste de Coronelli, géographe et mathématicien
vénitien (1650-1718). Ne manquez pas, un peu plus loin, les toiles de Jean Raoux, les vases
de Chine Qing (XVlle siècle), les belles tapisseries flamandes
du XVlle dont un Moïse changeant son bâton en serpent devant le
pharaon, les chaises à porteurs du XVllle, etc. Une salle est
consacrée à la faïence de Montpellier et de Moustiers.
- Deuxième étage : il est consacré aux pièces archéologiques. Dans les salles de la préhistoire, voir les pointes et les lames en silex, les objets découverts dans les dolmens (burins, grattoirs, etc), les pointes de flèche en bronze, les bracelets, sans oublier la belle poterie du chalcolithique avec dessins (2200-1700 av. J.-C.). Les vitrines égyptiennes comportent des tissus coptes, des vases canopes, des statuettes d'Osiris. Voir les beaux vases et les cratères grecs (lVe siècle av. J.-C.), les coupes, les amphores, etc. L'archéologie romaine est bien représentée avec des vestiges lapidaires, des bijoux, du petit matériel de médecine, de délicats petits bronzes, des outils agricoles du lle siècle apr. J.-C., un sarcophage d'enfant, des verres et des fioles, des urnes en verre, etc. La fin du musée est consacrée aux anciennes mesures montpelliéraines. Belle collection de brides muletières du XVle au XVllle siècles, intéressant témoignage de l'activité des muletiers cévenols. Des céramiques diverses, des poids de commerce utilisés du Xllle au XVllle siècle et de l'orfèvrerie religieuse complètent ce riche musée.
Le musée Fabre
Quatre ans de patience... C'est à la fois long et si peu au regard des miracles accomplis. Car le nouveau musée Fabre, réouvert en février 2007, se positionne désormais dans la cour des grands : 9 200 m² dont 6000 d'exposition, dévolus aux 800 œuvres de la collection permanente. Les différentes sections s'organisent selon plusieurs parcours logiques, en fonction des thèmes abordés ou des périodes étudiées. Un véritable tour de force si l'on considère le manque de cohérence des bâtiments d'origine. Un défi ambitieux, relevé avec panache.
Le musée Atger
Un petit musée enthousiasmant, véritable joyau méconnu
regroupant toute la collection de dessins de maîtres de Jean-François Atger (1758-1833) : portraits, caricatures, paysages, crayon, plume ou lavis. Cet amateur d'art éclairé voyait dans le
dessin « la partie des arts la plus attrayante et la plus noble »,
mais aussi la plus difficile à apprécier car les dessins s'adressent « plus
à l'esprit qu'aux yeux ».
Sa collection réunit
les plus grands maîtres européens du XVIe au XVIIIe siècle :
Tiepolo (avec 23 dessins, la plus importante collection publique), Véronèse, Carrache,
Rubens, Jordaens, Champaigne, Rigaud, Fragonard, Watteau, Natoire (67 dessins).
Très belle Tempête de Manglard...
Au total, près de 1 000 dessins et 5 000 estampes constituent un ensemble absolument remarquable,
unique au monde. Le musée présente en permanence les 500 principales œuvres, et propose par roulement une sélection provenant du fonds.