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Traditions Mongolie

Histoire

Il y a cinq phases dans la chronologie mongole.
La première se compose de la Préhistoire et de la formation des premiers empires nomades des steppes.
La deuxième naît avec la formation du plus grand empire que l’histoire ait connu, celui de Gengis Khan et de ses successeurs. C’est de cette période que nous viennent les premiers témoignages de voyageurs (les moines italien Jean de Plan Carpin et français Guillaume de Rubrouck visitent alors la Mongolie !).
La période suivante est passionnante. Elle voit les tentatives de restauration du vieil empire échouer, les clans mongols se partager, puis progressivement passer sous la domination des Mandchous, conquérants et maîtres de la Chine.
Une autre page se tourne dans les années 1920 avec la prise d’autonomie de la Mongolie et surtout la révolution communiste qui libère les Mongols du joug mandchou pour les faire passer sous obédience soviétique.
La cinquième phase a commencé en 1990 avec l’effondrement de l’URSS, la démocratisation de la politique et la libéralisation de l’économie.

Jours fériés

- 1er janvier : Nouvel An.
- Fin janvier-début février : nouvel an lunaire, fête familiale par excellence (chants, danses, discours…).
- 8 mars : journée de la femme.
- 1er juin : fête des mères et des enfants.
- 11, 12 et 13 juillet : fête de l’Indépendance (grand Naadam).
- 26 novembre : célébration de la proclamation de la République mongole.

Modes de vie

La culture nomade de Mongolie a subi de rudes transformations au XXe siècle, mais s’est bien conservée. Elle n’est pas celle des hordes de Gengis Khan. C’est une culture à part entière et non un folklore. La population des éleveurs nomades mongols est très dispersée sur le territoire et vit encore sous la yourte, l’habitat démontable adapté à leur mode de vie. La densité de population moyenne à l’échelle du pays est très faible. Les pâturages étant rares, il faut à un éleveur des centaines d’hectares pour nourrir son troupeau. Il lui faut aussi se placer, avec tente et bétail en quête de points d’eau et d’herbages. Cette quête n’a rien d’une errance, c’est un déplacement calculé, reconnu à l’avance et répété de génération en génération.
L’essentiel de la population est bouddhiste, mais perpétue des croyances chamaniques. Le bouddhisme est en effet un apport récent, à l’inverse des croyances chamaniques dont l’origine semble plonger dans la nuit des temps. Les Kazakhs qui vivent essentiellement dans l’ouest du pays sont musulmans. Tous font preuve d’une remarquable ouverture d’esprit et d’un respect de l’autre, quelle que soit sa confession.
Plusieurs ethnies mongoles et turques vivent en Mongolie, mais le milieu de la steppe les a contraints à tous adopter le même mode de vie nomade. Il y a donc une véritable fraternité entre ces populations de religion et de langue différentes qui vivent sous la yourte, à la campagne comme en ville.

Symbole national

Présent sur le drapeau national et de nombreux monuments, le soyombo est la première lettre d’un alphabet inventé par une personnalité religieuse célèbre dans l’histoire de la Mongolie, le jebtzundamba Dzanabadzar au XVIIe siècle. C’est une figure stylisée des grands principes de la vie : la prospérité dans le passé, le présent et le futur, la défaite de l’ennemi, la stabilité, le dynamisme, le yin et le yang, la fermeté et la force.





 

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