Argent, banques, change
- La monnaie mexicaine est le peso, quasiment indexé sur le dollar américain, ce qui revient à dire, chute du dollar oblige, que le Mexique est de moins en moins cher pour les Européens depuis quelques années. En 2009, 10 pesos avoisinaient 0,60 € (soit 1 € autour de 16,50 $Me). Son symbole est similaire à celui du dollar, mais il n'y a qu'une barre verticale : $.
- Le Mexique étant le pays de la propina (« pourboire »), il faut toujours avoir de la monnaie (cambio) sur soi.
Précaution : lorsqu'on vous rend la monnaie en billets, vérifiez qu'ils sont en bon état. Il est difficile d'écouler des billets déchirés !
- L'IVA : c'est la TVA locale, d'environ 15 % (10 % dans l'État du Quintana Roo). En général, les prix l'incluent, mais dans certains grands hôtels (ainsi que dans les restaurants les plus chic ou les supermarchés alimentaires), les prix sont donnés hors IVA. Lorsque c'est le cas, on peut parfois l'éviter si l'on paie en espèces et qu'on ne veut pas de facture. À négocier sur place. Dans certains coins, il convient d'ajouter une surtaxe locale de 2 %.
- On peut changer son argent dans les banques. Il y en a partout. Pour le change, les guichets sont généralement ouverts du lundi au vendredi de 10 h à 16 h, et le samedi jusqu'à environ 14 h. On y change sans problème les euros et bien sûr les dollars américains. La plupart acceptent les chèques de voyage, généralement à des cours moins intéressants.
- Les bureaux de change (casas de cambio) sont nombreux dans les grandes villes et les endroits touristiques. Comparer leurs taux, souvent inférieurs à ceux des banques lorsqu'il y a le choix. L'avantage : on ne fait pas de queue interminable et les horaires sont plus étendus.
- Les banques possèdent toutes des distributeurs de billets qui acceptent les cartes de paiement Visa et MasterCard, parfois aussi American Express. Attention cependant : il arrive que certains distributeurs ne vous délivrent qu'un maximum de 3 500 $Me pour des raisons de sécurité. Quand vous retirez de l'argent, évitez de le faire de nuit ou dans un endroit isolé.
- Si l'on est à court d'argent, il reste la solution du retrait au guichet d'une banque, sur présentation de sa carte de paiement et de son passeport. Moyennant une commission... et une longue attente.
Cartes de paiement (tarjetas de crédito
Le paiement par carte n'est pas aussi répandu qu'en Europe. Les Mexicains utilisent encore beaucoup les espèces pour leurs transactions.
Ne comptez pas utiliser votre carte pour régler un billet de bus local, l'addition d'un resto de quartier ou votre nuit dans une posada bon marché. En revanche, pour un hôtel plus chic, un grand restaurant, des courses dans un supermarché appartenant à une chaîne, voire un billet de bus en 1re classe (pas partout), c'est possible... avec souvent une commission de l'ordre de 3 à 7 %, parfois plus !
Une carte de paiement est indispensable pour louer une voiture. Dans les restaurants, pensez à remplir (comme aux États-Unis) la case « pourboire » (propina) et inscrivez vous-même le total en bas ; sinon, le restaurateur peut remplir lui-même cette case...
En résumé
On suggère d'emporter des euros en espèces, une carte de paiement internationale pour les retraits et les gros achats, plus éventuellement des chèques de voyage en dollars (plus faciles à changer qu'en euros). Tout dépend aussi du rapport de l'euro au dollar au moment de votre départ. S'il est sur une pente ascendante, c'est à votre avantage, donc prenez-en plus que des dollars.
Budget
Pour vous aider à préparer votre voyage et à établir votre budget, nous vous donnons les prix en pesos mexicains et en euros. Attention, dans les zones touristiques, les hôtels ont tendance à afficher, voire à exiger le paiement en dollars. Une manière de jouer avec les différences de taux de change ?
Hébergement
Les prix suivants s'entendent pour 2 personnes.
- Très bon marché : moins de 250 $Me (15 €).
- Bon marché : de 250 à 350 $Me (de 15 à 21 €).
- Prix moyens : de 350 à 600 $Me (de 21 à 36 €).
- Chic : de 600 à 850 $Me (de 36 à 51 €).
- Plus chic : au-dessus de 850 $Me (51 €).
Pour les villes très touristiques (notamment dans le Yucatán, sur la côte pacifique et en Basse-Californie), les prix sont bien sûr plus élevés ; de même en haute saison (Pâques, juillet, août et surtout de mi-décembre à début janvier), ils peuvent augmenter de 30 à 50 %. En réalité, chaque établissement en fait un peu à sa tête ! Si la fréquentation est importante, les prix augmentent ; sinon, ils restent sages...
En basse saison, ne pas hésiter à jeter un coup d'œil aux établissements de la catégorie « Chic », qui proposent parfois des tarifs très intéressants. Guetter aussi les offres promotionnelles dans les agences de voyages. Pour les destinations plage, il peut parfois s'avérer intéressant de consulter les offres des compagnies aériennes, nationales et low-cost, qui proposent des packages avec billets d'avion et séjour en demi-pension ou tout compris dans des établissements autrement très chers. C'est l'idéal pour les familles.
Restauration
Il s'agit de fourchettes moyennes sur la base d'un repas complet. Là encore, elles doivent être revues à la hausse dans certaines villes touristiques et à Mexico. N'oubliez pas d'inclure dans votre budget les propinas (pourboires) : entre 10 et 15 % de la note totale.
- Bon marché : moins de 70 $Me (4,20 €).
- Prix moyens : de 70 à 150 $Me (de 4,20 à 9 €).
- Chic : de 150 à 250 $Me (de 9 à 15 €).
- Plus chic : plus de 250 $Me (15 €).
Pourboire (propina)
À l'image des États-Unis, le Mexique est l'autre pays de la propina... Le pourboire est INDISPENSABLE dans les cafés et les restaurants. Il est au minimum de 10 % de l'addition, jusqu'à 15 % si vous êtes content du service. C'est très facile : pour une addition de 80 pesos (4,80 €), il faut laisser 8 à 10 pesos de pourboire. Pensez que les serveurs gagnent le salaire minimum, c'est-à-dire pas grand-chose, et qu'ils s'en sortent grâce aux pourboires. Attention, dans les régions touristiques, comme le Yucatán par exemple, certains restos échaudés par les « oublis » des touristes européens incluent le pourboire dans l'addition. Dans ce cas, pas de sur-pourboire, bien sûr.
En revanche, pas de pourboire aux chauffeurs de taxis sans compteur. D'autant que quand on arrive dans une ville où l'on ne connaît pas les tarifs en vigueur, on paie plus cher que les locaux. Dans les taxis avec compteur (surtout à Mexico), on a coutume d'arrondir au peso supérieur. Aux stations-service Pemex, le pompiste a droit à 3 ou 5 pesos, un peu plus s'il vous lave le pare-brise ou vérifie la pression des pneus.
Marchandage
Il est une loi non écrite, au Mexique, qui prescrit de marchander dans tous les marchés (surtout pour les produits artisanaux). Il est conseillé de spécifier dès le début que vous n'êtes pas un gringo et que vos moyens sont limités. Si vous parlez l'espagnol, ne serait-ce que quelques mots, les artisans vous considéreront autrement et ils baisseront les prix.
Achats
Le Mexique, pays des arts populaires, possède l'une des plus grandes variétés d'objets artisanaux de l'Amérique latine. Les artisans sont extrêmement créatifs et, à côté de la production traditionnelle, chaque année voit apparaître son lot de nouveaux objets et de motifs inédits.
Même si, sur les grands marchés, on trouve de l'artisanat en provenance de tout le pays, une bonne partie de la distribution reste très locale. Il n'est pas certain que vous trouviez à Mexico les plateaux laqués de Pátzcuaro ou la poterie aperçue à Oaxaca. Autrement dit, le meilleur moyen d'éviter les regrets, c'est d'acheter dès que vous voyez quelque chose qui vous plaît.
Ce qui suit est une liste non exhaustive de ce que vous pourrez rapporter du Mexique.
- Alebrijes : à Mexico et Oaxaca. Les alebrijes sont des créatures imaginaires en papier mâché, qui trouvent leur origine dans les contes et histoires du sud du Mexique.
- Arbres de vie (árboles de la vida) : ce sont ces structures en céramique en forme de chandelier, de deux à six branches, voire huit pour les plus grands qui peuvent dépasser 1,50 m de hauteur. « L'arbre » est recouvert d'une multitude de petites figurines en argile.
- Bijoux en argent : à Taxco, la ville de l'argent par excellence. Mais aussi à Cuernavaca et à Zacatecas (où se trouve la plus grande mine d'argent du monde).
- Céramique style « azulejo » : à Puebla, bien sûr, la ville de la talavera, mais aussi à Dolores Hidalgo.
- Coffrets et coffres : les plus célèbres (qu'on trouve très facilement à Mexico) sont en bois peint laqué, fabriqués à partir de ce bois délicieusement odorant caractéristique d'Olinalá.
- Hamacs : un peu partout sur la côte. Prenez un matrimonial (deux personnes) : c'est nettement plus confortable, même pour une personne seule.
- Huipil : blouse typique (en forme de camisole), richement brodée, portée par les femmes indiennes.
- Masques en bois : dans l'État de Guerrero, Taxco, Oaxaca.
- Objets en cuivre : à Pátzcuaro, Santa Clara del Cobre.
- Plateaux, assiettes en laque : à Morelia, Pátzcuaro et Uruapán.
- Plateaux, assiettes en laque : à Morelia, Pátzcuaro et Uruapán.
- Poteries : un peu partout, mais spécialement à Morelia, Pátzcuaro, Guadalajara. À Oaxaca, c'est la célèbre poterie noire.
- Vannerie : les Mixtèques (État d'Oaxaca) sont particulièrement doués en la matière. Superbes paniers aux motifs géométriques bicolores. Au nord du pays, dans les villages tarahumaras, on trouve de fines vanneries en feuilles de palmier très parfumées.
- Tapis et couvertures (sarapes) : une autre spécialité de la vallée d'Oaxaca et plus particulièrement du village de tisserands de Teotitlán del Valle, où certains artisans utilisent encore des teintures naturelles.
- Rebozos : grands châles tissés rectangulaires, en coton ou même en soie. Un des hauts lieux de la production se trouve à Santa María del Río, dans l'État de San Luis Potosí.
- Sombreros de mariachi : à l'aéroport !