Santé
Sur le plan sanitaire, Mayotte
est plutôt bien développée. Pas de souci à se faire. Vous êtes en France,
ne l’oubliez pas !
Vaccins
Il n’y a pas besoin de vaccin particulier pour se rendre à Mayotte. Être à
jour de ses vaccins contre le tétanos, la polio et l’hépatite B est toutefois
fortement recommandé. La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas obligatoire
dans l’archipel.
En cas de problème, Mayotte dispose d’un réseau de plusieurs dispensaires, disséminés
un peu partout dans l’île et de deux hôpitaux, l’un sur Petite-Terre, l’autre
sur Grande-Terre. La plupart des soins sont gratuits. Au besoin, ils vous seront
remboursés, comme en métropole.
Cependant, les services sanitaires mahorais ne sont pas compétents pour toutes
les pathologies. Si besoin, vous serez évacué vers l’île de la Réunion.
Paludisme
Le paludisme est présent dans
l’île. Même si la quasi-totalité des habitants ne se protègent pas, il est
fortement conseillé de suivre un traitement antipaludéen lors de son séjour
(consultez votre médecin pour déterminer le médicament le plus approprié à
votre cas). Ajoutez à cela la nécessité de dormir sous moustiquaire, l’utilisation
de produits répulsifs, crèmes, etc.
Chikungunya
Transmise elle aussi par les moustiques (le moustique Aedes albopictus, pattes
et corps rayés noir et blanc), cette maladie infectieuse tropicale a frappé la région entre 2004 et 2006.
Ses symptômes sont quasi similaires à ceux du paludisme, courbatures aux articulations
en plus. Suivant l’intensité de la maladie, certaines personnes peuvent se retrouver
jusqu’à ne plus pouvoir marcher. Mayotte semble avoir été moins touchée que
l’île de la Réunion (45 000 cas déclarés, soit un tiers de la population
mahoraise). Toutefois, beaucoup de cas n’ont pas été recensés, les Mahorais
se soignant eux-mêmes. Il n’existe pour l’heure aucun médicament préventif.
Des campagnes de désinfection ont permis de tuer beaucoup de foyers larvaires.
La population attend la mise sur le marché d’un médicament dans les prochains
mois.
Les répulsifs anti-moustiques, vêtements couvrant la peau et moustiquaires sont donc doublement indispensables.
Quelques conseils
- Soleil : protégez-vous ! Crème solaire indispensable
pour les sorties à la plage ou dans le lagon… Pensez à vous couvrir d’un tee-shirt
lorsque vous plongez avec un tuba, sans quoi la réverbération à la surface de
l’eau risque de vous laisser de douloureux souvenirs.
- Eau : attention aux diarrhées. L'eau est dite potable sur Petite-Terre, mais sur Grande-Terre, évitez l’eau du robinet et préférez l’eau en bouteille.
Dangers et enquiquinements
Mayotte est une île relativement sûre. On peut se balader seul en pleine nuit
sans craindre d’être agressé.
Cependant, une petite délinquance entache ce climat de sécurité (vols, cambriolages, notamment sur la plage et dans les voitures).
Les auteurs de ces vols sont souvent originaires des îles voisines, attirés
par l’argent qu’ils peinent à gagner chez eux. D’où la naissance d’un climat
de xénophobie à Mayotte ces dernières années.
Quelques conseils
- Domicile : les vols et cambriolages à répétition font
fleurir grilles et alarmes un peu partout dans les habitations. Pensez à faire
garder votre maison si vous partez plusieurs jours. Ne laissez rien sur les
terrasses. Fermez la porte à clé la nuit.
- Voiture : inutile d’acheter un autoradio, il risque de
disparaître très rapidement. Ne laissez rien dans la voiture qui puisse tenter
les voleurs. Pour limiter les risques de fracturation, beaucoup préfèrent ne
pas fermer à clé leur voiture.
- À la plage : emportez le minimum nécessaire. Les plages
les moins sûres sont celles où la végétation importante fournit un abri aux
voleurs (Moya, N’Guja). Attention à la paranoïa : ce ne sont pas
les enfants qui jouent sur les plages qui vous piqueront vos sacs.
- Violences liées à l'alcool : Islam oblige, les violences
liées à l’alcool sont plutôt rares sur l’île, mais le phénomène tend à prendre
de l’ampleur. Attirés par la culture occidentale, souvent après avoir fait
leurs études en métropole, certains Mahorais de retour au pays y rapportent
de mauvaises habitudes.