La culture culinaire en Mauritanie reste basée sur des produits traditionnels
: beaucoup de viande de mouton, de cabri ou de chameau, du fait d’un attachement
à l’élevage qui défie la sécheresse et l’absence
de pâturage. Le méchoui est généralement non accompagné.
En sauce ou ragoût, les viandes sont accompagnées de riz, de mil
ou de semoule en gros grains couleur de sable. C’est alors le couscous
mauritanien.
Sur la côte, il y a plus de variétés dans l’assiette
: les eaux mauritaniennes sont parmi les plus poissonneuses du monde ! Le poisson
est donc de plus en plus consommé, les prix sur le marché de Nouakchott
défiant toute concurrence. Le tiéboudienne (riz
au poisson) ou le tiebousauce (riz en sauce de poisson) sont les
plats traditionnels les plus courants. Le yassa (poulet ou poisson
aux oignons) et le maffé (viande à la sauce d’arachide)
se trouvent aussi, mais moins facilement qu’au Sénégal.
Les dattes sont l’un des mets les plus importants de la nourriture mauritanienne,
souvent servies en début de repas, à tremper dans de la crème
fraîche ou du beurre de chèvre.
En famille, un plat de viande (tagine) est servi en fin de matinée
: ne vous jetez pas dessus, car il ne s’agit que d’un en-cas ! Le
repas est généralement pris vers 13 h 30 -14 h et ne s’éternise
pas.
Boissons
La Mauritanie est une république islamique où la consommation,
la vente et l’importation d’alcool sont strictement interdites aux
nationaux. Une certaines tolérance est accordée aux étrangers,
ce qui permet de déguster une bière ou un whisky dans certains
restos.
Combinaison de la sécheresse chronique et d’activités traditionnelles
d’élevage oblige, le lait est fortement apprécié.
C’est une base incontournable du régime des Mauresques. C’est
aussi ce qu’on vous offrira quand vous arriverez dans une famille ou avant
le repas, sous forme de zrig. Ici, le lait est caillé,
coupé d’eau, légèrement sucré et battu, et
servi dans une calebasse que vous passerez à votre voisin après
y avoir trempé vos lèvres.
Le thé : c’est un véritable rituel d’accueil,
de détente, de négociation. C’est un thé vert, importé
de Chine ? parfumé de menthe fraîche.
Les jus : le bissap est une concoction à base des
fleurs rouges séchées de l’hibiscus ; le pain de singe
est préparé avec le fruit farineux du baobab, qu’on fait
fondre pour en écarter le noyau.
L 'eau : même si la Mauritanie possède une façade
maritime importante, c'est avant tout un pays saharien. L'eau est donc un bien
précieux, a fortiori l'eau potable. Dans les villes, le réseau
d'alimentation en eau est en général correct. À Nouakchott,
l'eau du robinet est buvable. Dans certains petits villages, comme Arkeïss,
pourtant situés à quelques hectomètres de la mer, l'eau
douce se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres à l'intérieur
des terres. C'est souvent grâce à un vieux véhicule et quelques
fûts que les petits villages et les campements sont approvisionnés.
Entre Nouadhibou et Zouérate, c'est le train qui assure le ravitaillement.
Dans les oasis et en brousse, les puits ou les canaux permettent à la
population d'obtenir l'eau. L'eau est utilisée avant tout pour abreuver
le bétail, faire ses ablutions, pour le thé et pour se laver les
mains avant les repas. Vous découvrirez avec les nomades qu'il est possible
de faire avec très peu d'eau énormément de choses. Pour
toutes ces raisons, évitez de souiller l'eau d'un puits ou d'une oasis
avec de la lessive ou du shampooing. Dites-vous que votre véhicule, même
poussiéreux, peut continuer la route et qu'il n'est pas urgent de le
laver ! Dans le désert, l'eau est aussi un cadeau que vous pourrez partager
avec les nomades, parfois l'on vous demandera s'il vous est possible de donner
un peu de votre surplus.