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Hammam

Au Maroc, où il n'y a pas toujours de salles de bains dans les maisons, le hammam tient une place importante.
En créant les thermes, les Romains furent les véritables inventeurs du hammam. Les musulmans les adoptèrent d'autant plus facilement qu'ils permettaient l'ablution totale, conformément au Coran, ce qui leur conférait une grande importance religieuse.
La signification sociale est tout aussi essentielle. Autrefois, une ville se jugeait par la beauté et la magnificence de son hammam. Dans les anciennes médinas, chacun des quartiers a ainsi sa mosquée, mais aussi son hammam.

Le hammam est un lieu où hommes et femmes viennent se laver et se détendre pour passer le temps. Mais attention, jamais en même temps. Généralement, les hommes se baignent matin et soir, et les femmes l'après-midi, certains hammams disposant, grand luxe, de deux parties distinces réservées aux hommes et aux femmes. Les bains ferment plus tard les veilles de fête.
Aujourd'hui encore, le hammam représente pour de nombreuses femmes l'occasion d'abandonner, le temps d'un bain, leur cercle familial pour rencontrer des amies. C'est également au hammam que les mères viennent juger des qualités de leur future belle-fille !

Religion

Le jeûne du ramadan

Les Marocains observent scrupuleusement le ramadan. L'islam étant la religion officielle, ils se surveillent mutuellement, et faillir à la règle en public serait une provocation sanctionnée par les forces de l'ordre.
Le jeûne du mois du ramadan est obligatoire à partir de la puberté, sauf pour les femmes indisposées, enceintes ou allaitant, les malades (qui doivent rattraper les journées rompues) et les voyageurs. Ces derniers doivent le pratiquer à leur retour.
L'abstinence s'étend à tous les aliments liquides et solides, à la fumée, aux parfums et à tout acte sexuel. On doit rester pur même moralement.
Le jeûne dure de l'aurore jusqu'au coucher du soleil, plus précisément tant que l'on peut distinguer un fil noir d'un fil blanc. En soirée, on assiste à un spectacle plutôt insolite : les gens attablés devant leur repas, attendant le signal de la fin du jeûne.
La vie est transformée et tout fonctionne au ralenti. D'un point de vue purement touristique, la période du ramadan n'est pas idéale : beaucoup d'hôtels, ainsi que de nombreux cafés et restaurants sont fermés, et ceux qui ne le sont pas augmentent leurs prix.

Du fait de la mobilité lunaire, le ramadan tombe chaque année environ 11 jours plus tôt. En 2014, il débutera autour du 29 juin. Ces dates, théoriques, sont validées le jour même après observation de la lune. Le ramadan dure 29 ou 30 jours, auxquels il faut ajouter les 3 ou 4 jours fériés de l’Aïd es-Seghir, la « petite fête » (appelée aussi Aïd el-Fitr, fête de la rupture du jeûne), qui clôturent la période de jeûne. Le pays est alors fortement paralysé. Rien ne fonctionne.

Les zaouïas

Il existe une autre forme de dévotion populaire qu'on pourrait, en caricaturant un peu, appeler l'islam des campagnes par opposition à l'islam officiel des villes. De nombreuses localités portent le nom d'un marabout (saint) local précédé du terme « zaouïa », qui désigne le sanctuaire où il est enterré. Souvent, autour de ce sanctuaire, s'est créée une fondation ou une confrérie. Une fois par an, un grand pèlerinage est l'occasion pour la population d'affirmer sa ferveur religieuse.

Les marabouts

Un marabout est un musulman sage et respecté qui fait l'objet d'un culte, équivalent d'un saint. Ce mot désigne aussi son tombeau. Pour beaucoup de femmes musulmanes, ce tombeau est un lieu privilégié où elles se retrouvent entre elles. En cas de difficulté, une femme peu instruite préfère s'adresser au marabout. La prière se faisant le plus souvent à voix haute, il se crée entre les femmes présentes une empathie aux vertus thérapeutiques : toutes partagent l'expérience de la souffrance.

Savoir-vivre et coutumes

Ce qu'il faut faire

- Se déchausser avant d'entrer dans une pièce quand on voit des chaussures déposées près de la porte.
- Si vous êtes invité dans une famille à la campagne, n'hésitez pas à répondre à toutes les questions que l'on vous posera et qui, parfois, vous paraîtront indiscrètes.
- Prolonger la pause-thé en acceptant plusieurs verres, même si l'on n'a plus soif.
- Si l'on a photographié ses amis marocains, ne pas oublier de leur envoyer les clichés au retour. C'est vrai partout, mais encore plus au Maroc.
- Considérer le fait que tous les jeunes hommes qui se promènent main dans la main (ou plutôt doigt dans la main) est un signe d'amitié et non d'homosexualité.

Ce qu'il ne faut pas faire

- Donner quoi que ce soit en échange de l'hospitalité que l'on vous offre. Si par hasard votre hôte, que vous soupçonnez d'avoir très peu de moyens, vous somme de rester pour dîner, préférez l'accompagner au marché pour effectuer les achats nécessaires à la préparation du repas (que vous paierez vous-même) plutôt que de donner de l'argent.
- Porter une tenue un tant soit peu dénudée. Les shorts et les vêtements sans manches sont considérés comme indécents dans certaines régions peu touristiques. Idem sur les plages (le nudisme est interdit). Autour des piscines des grands hôtels, ne vous laissez pas non plus aller aux joies du bronzage topless. C'est une règle de respect élémentaire à l'égard du personnel marocain.
- S'adonner au bronzage intégral sur la terrasse d'un riad.
- Se faire des mamours en public.
- Essayer d'entrer dans une mosquée, une koubba, un mausolée qui n'est pas explicitement ouvert aux touristes.
- Se moucher bruyamment en public, surtout pendant un repas.
- Éructer bruyamment en fin de repas, sous prétexte de respecter une vieille coutume maghrébine. Toutes les familles ne pratiquent pas ainsi.
- Refuser le thé que l'on vous offre.
- Critiquer l'organisation marocaine (vos interlocuteurs ne s'en priveront pas, mais ça ne vous donne pas pour autant le droit de surenchérir), et surtout la religion ou la monarchie.

La politesse

Comme on peut le constater dès l’arrivée, les Marocains utilisent des formules de politesse beaucoup plus longues que les nôtres. Elles appartiennent à un ancien code des usages toujours en vigueur. Qui ne connaît le fameux Inch Allah (« s’il plaît à Dieu »), qui s’emploie systématiquement dans une phrase qui comporte un verbe au futur, et même parfois au milieu d’une phrase prononcée en français ? Le nom de Dieu revient souvent d’ailleurs dans les formules utilisées.




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