Femmes
Comme dans tous les pays régis par le droit musulman, la condition de la femme
n'est pas très enviable au Maroc. Le gouvernement
a pourtant provoqué une petite révolution au début de l'année 2004 en décidant d'abroger les textes les plus discriminatoires.
Adoptée par les députés marocains, la législation émancipe les Marocaines et modernise toute une société. Désormais, la femme n'est plus sous la tutelle patriarcale, elle peut choisir librement son époux, voyager seule, établir des contrats de partage des biens acquis durant le mariage, divorcer sans perdre la garde des enfants en cas de remariage, refuser la polygamie. Bref, une véritable révolution.
Si l'émancipation des femmes des grandes villes est évidente, elle tarde dans le reste du pays à dominante rurale, qui demeure très traditionnel, et où les femmes ont encore peu accès à l'éducation.
Fêtes et cérémonies
Jours fériés
- 1er janvier : Jour de l'an.
- 11 janvier : anniversaire de l'Indépendance.
- 1er mai : fête du Travail.
- 30 juillet : fête du Trône. La plus importante fête civile au Maroc, célébrée avec de nombreux feux d'artifice et parades.
- 14 août : commémoration de l'allégeance de l'oued Eddahab.
- 20 août : anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple.
- 21 août : fête de la Jeunesse. Correspond également à la date de naissance de Mohammed VI.
- 6 novembre : anniversaire de la Marche verte. Correspond également à la date de naissance de Mohammed VI.
- 18 novembre : fête de l'Indépendance (retour d'exil de Mohammed V).
Fêtes religieuses musulmanes
Elles sont déterminées d'après le calendrier lunaire et, de ce fait, leur date
varie chaque année.
- L'Aïd-el-Kebir ou el-Adha : fête du sacrifice du
mouton.
- Le Ras el-Am : 1er jour du 1er mois du calendrier de l'hégire.
C'est un jour férié.
- L'Achoura : dixième jour du mois de Muharram, date vécue de manière très contrastée par les musulmans, en fonction de leurs origines. Les chiites (majoritaires en Iran et en Irak) célèbrent l'anniversaire de la mort d'Hussein, petit-fils du prophète, en un jour de deuil absolu, tandis qu'au Maroc l'Achoura dure deux jours (non fériés).
- L'Aïd el-Mouled : commémoration de la naissance du prophète Mahomet. Véritable Noël musulman, c'est l'occasion de deux jours de fête, qu'il est impensable de ne pas passer en famille.
- Le début du ramadan : début du jeûne rituel.
- L'Aïd es-Seghir ou el-Fitr : fête de rupture du jeûne,
le lendemain de la fin du ramadan.
Hammam
Au Maroc, où il n'y a pas toujours de salles de bains dans les
maisons, le hammam tient une place importante. En créant les thermes,
les Romains furent les véritables inventeurs du hammam. Les musulmans les adoptèrent d'autant plus facilement qu'ils permettaient
l'ablution totale, conformément au Coran, ce qui leur conférait une grande
importance religieuse.
Généralement, les hommes se baignent matin
et soir, et les femmes l'après-midi. Mais certains hammams ont
également une partie réservée aux hommes et une aux femmes. Les bains
ferment plus tard les veilles de fête.
Aujourd'hui encore, le hammam représente pour de nombreuses femmes l'occasion d'abandonner, le temps d'un bain, leur cercle familial pour rencontrer des amies.
Religion
Les mosquées
La mosquée traditionnelle, différente au Maghreb de celle de type persan, se compose, en général, d'une cour au centre de laquelle se trouvent souvent une fontaine, pour les ablutions, et des sortes de préaux. C'est là que les fidèles se mettent en lignes parallèles pour prier ensemble derrière l'imam.
Au Maroc, la visite des mosquées et des lieux de pèlerinage est interdite aux non-musulmans. Il est inutile d'insister. Il existe toutefois de très rares exceptions, comme celle de Tin-Mal, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Marrakech, et la mosquée Hassan-II de Casablanca (entrée payante).
Si vous avez la chance de pouvoir pénétrer dans une grande mosquée, vous serez frappé par le volume libre à l'intérieur. L'intérieur est dépourvu de tout élément décoratif, à l'exception de quelques tapis. Très important : tenue décente, bien sûr, et avant d'entrer, déchaussez-vous. Se déchausser avant d'entrer dans un lieu saint est capital. Si vous voulez faire du zèle, lavez-vous aussi le visage et les mains.
Le jeûne du ramadan
Les Marocains observent scrupuleusement le ramadan. L'islam étant la religion officielle, ils se surveillent mutuellement, et faillir à la règle en public serait une provocation sanctionnée par les forces de l'ordre.
Le jeûne du mois du ramadan est obligatoire à partir de l'âge de la puberté, sauf pour les femmes indisposées, enceintes ou allaitant, les malades (qui doivent rattraper les journées rompues) et les voyageurs. Ces derniers doivent le pratiquer à leur retour.
L'abstinence s'étend à tous les aliments liquides et solides, à la fumée du tabac, aux parfums et à tout acte sexuel. On doit rester pur même moralement.
Le jeûne dure de l'aurore jusqu'au coucher du soleil. En soirée, on assiste à un spectacle plutôt insolite : les gens attablés devant leur repas, attendant le signal de la fin du jeûne.
La vie est transformée et tout fonctionne au ralenti. D'un point de vue purement touristique, la période du ramadan n'est pas idéale : beaucoup d'hôtels, ainsi que de nombreux cafés et restaurants sont fermés, et ceux qui ne le sont pas augmentent leurs prix.
Les zaouïa
Il existe une autre forme de dévotion populaire qu'on pourrait, en caricaturant un peu, appeler l'islam des campagnes par opposition à l'islam officiel des villes. De nombreuses localités portent le nom d'un marabout (saint) local précédé du terme zaouïa, qui désigne le sanctuaire où il est enterré. Souvent, autour de ce sanctuaire, s'est créée une fondation ou une confrérie. Une fois par an, un grand pèlerinage est l'occasion pour la population d'affirmer sa ferveur religieuse.
Les marabouts
Un marabout est un musulman sage et respecté qui fait l'objet d'un culte, équivalent d'un saint. Ce mot désigne aussi son tombeau.
Pour beaucoup de femmes musulmanes, ce tombeau est un lieu privilégié où elles se retrouvent entre elles. Ceux-ci n'y font qu'un rapide passage. En cas de difficulté, une femme peu instruite préfère s'adresser au saint du marabout. La prière se faisant le plus souvent à voix haute, il se crée entre les femmes présentes une empathie aux vertus thérapeutiques.
Savoir-vivre et coutumes
Ce qu'il faut faire
- Se déchausser avant d'entrer dans une pièce quand vous voyez des chaussures déposées près de la porte.
- Si vous êtes invité dans une famille à la campagne, ne pas hésiter à répondre à toutes les questions que l'on vous posera et qui, parfois, vous paraîtront indiscrètes.
- Prolonger la pause-thé en acceptant plusieurs verres, même si l'on n'a plus soif.
- Si l'on a photographié ses amis marocains, ne pas oublier de leur envoyer les clichés au retour. C'est vrai partout, mais encore plus au Maroc qu'ailleurs.
- Considérer le fait que tous les jeunes hommes qui se promènent main dans la main (ou plutôt doigt dans la main) est un signe d'amitié et non d'homosexualité.
Ce qu'il ne faut pas faire
- Donner quoi que ce soit en échange de l'hospitalité que l'on vous offre. Si par hasard votre hôte, que vous soupçonnez avoir très peu de moyens, vous somme de rester pour dîner, préférez l'accompagner au marché pour effectuer les achats nécessaires à la préparation du repas (que vous paierez vous-même) que de donner de l'argent.
- Porter une tenue un tant soit peu dénudée. Les shorts et les vêtements sans manches sont considérés comme indécents dans certaines régions peu touristiques. Idem sur les plages (le nudisme est interdit). Autour des piscines des grands hôtels, ne vous laissez pas non plus aller aux joies du bronzage topless. C'est une règle de respect élémentaire à l'égard du personnel marocain.
- S'adonner au bronzage intégral sur la terrasse d'un riad.
- Se faire des mamours en public.
- Essayer d'entrer dans une mosquée, une koubba, un mausolée qui n'est pas explicitement ouvert aux touristes.
- Se moucher bruyamment en public, surtout pendant un repas.
- Éructer bruyamment en fin de repas, sous prétexte de respecter une vieille coutume maghrébine. Toutes les familles ne pratiquent pas ainsi.
- Refuser le thé que l'on vous offre.
- Critiquer l'organisation marocaine, et surtout la religion ou la monarchie.