Fêtes et jours fériés
Fêtes
- À la mi-Carême, c'est bien sûr le carnaval. Modeste, il amusera surtout les enfants.
- Pendant la Semaine sainte (avant Pâques)
: il est de coutume, dans de nombreux oratoires et même chez les
particuliers, de reconstituer la Cène, avec une table mise d’assiettes
et de plats décorés de légumes secs multicolores dessinant des symboles
chrétiens ou des croix de Malte.
- De juin à septembre : fêtes paroissiales (les festi) célébrées dans tout le pays.
- Le 29 juin : Mnarja, la fête du solstice solaire, héritage
des Luminaria romaines. Haute en couleur, c'est la fête populaire
par excellence. Au bas de la ville de Rabat, dans l'après-midi, se déroule
une course de chevaux, ânes et mulets, présidée autrefois
par le grand maître de l'Ordre. Le soir et la veille au soir, dans les
jardins de Buskett, près de Dingli, les Maltais vont en famille sous
les grands arbres, pour écouter les joutes des chanteurs traditionnels
et déguster du lapin. Il n'y a encore pas si longtemps, la jeune épousée
faisait promettre à son mari, dans le contrat de mariage, qu'il l'emmènerait
tous les ans à Mnarja. C'est dire l'importance de cette fête sur
l'île.
- Le 8 septembre : anniversaire de la fin du Grand Siège
de 1565. Ne pas manquer les régates dans le Grand Port, où chaque
équipe des cités portuaires tient à porter haut ses couleurs.
- Le même 8 septembre, ainsi que le 24 juin,
dans un tout autre registre, n'hésitez pas à aller à la
co-cathédrale Saint-Jean à La Valette pour assister à l'office
où sont présents les chevaliers de Malte.
Jours fériés
- 1er janvier : Jour de l'An.
- 10 février : anniversaire du naufrage de saint Paul dans l'île.
- 19 mars : fête de la Saint-Joseph à Rabat.
- 31 mars : fête de la Liberté, qui célèbre le départ des Anglais
en 1979.
- Fin mars-début avril : Semaine sainte.
- 1er mai : fête du Travail.
- 7 juin : fête nationale.
- 29 juin : Mnarja.
- 15 août : fête de l'Assomption.
- 8 septembre : fête de la levée du grand siège.
- 21 septembre : fête de l'Indépendance.
- 13 décembre : fête de la République, proclamée en 1974.
- 25 décembre : Noël.
Religions et croyances
Malte est un pays à 97 % catholique. Les autres religions (protestante, musulmane et juive) sont presque essentiellement le fait d'étrangers résidant de façon plus ou moins temporaire dans le pays.
Il s'agit d'un catholicisme en grande partie sociologique. Ne pas assister à la messe est sinon suspect, du moins curieux. Même les hommes politiques en théorie les plus anticléricaux ne manqueraient pas la messe qui célèbre le saint patron de la paroisse, de peur de perdre de nombreuses voix ! La religion est ancrée dans la société maltaise plus que tout. Des paysans à la noblesse locale, le sentiment d'appartenance s'est construit autour de la paroisse.
Lors de l'invasion française, en 1798, ce fut l'Église qui fédéra les Maltais. Lors de la domination britannique, ce fut encore l'Église qui sut organiser la communauté maltaise autour du catholicisme contre un colonisateur protestant. L'absence de pouvoir municipal a aussi permis à la paroisse d'être le centre de vie communautaire. La construction de l'église paroissiale, toujours plus grande, toujours plus riche, est plus intimement liée à la fierté locale qu'au souci religieux.
Au sein d'un même village, dès lors qu'il y a deux paroisses, il y a émulation entre elles.
Les festi
La festa (festi au pluriel) est l'événement annuel qui se prépare pendant toute une année. Au centre de la fête, la statue du saint, colossale, souvent sculptée par un artiste du XVIIe ou du XVIIIe s, est peinte et dorée régulièrement. C'est elle qui, rutilante, est promenée pendant 3 jours sur une estrade. Elle reçoit les acclamations et les applaudissements des habitants qui lui jettent des confettis et du papier.
Les deux grands moments de ces festi sont la sortie et la rentrée de la statue dans l'église. C'est l'occasion de danser, d'implorer la statue. Le dernier jour, elle retourne dans sa niche de verre sous des tonnerres d'acclamations. La fête se termine par un feu d'artifice qui doit être encore plus beau que celui des voisins.
Il y a toujours un fondement politique à toutes ces festi. Dans un même village, les associations de festi se jalousent et il n'est pas rare que chacune soit d'une sensibilité politique opposée.
Ce mélange entre profane et religieux explique que la religion, ou du moins la religiosité, a une extrême importance à Malte. Mais la foi n'a rien d'intériorisé. Au contraire, la pratique se révèle la plus importante. Beaucoup de Maltais assistent à la messe quotidiennement, avant de partir au travail. Ce n'est pas par ostentation. Il y a un besoin du religieux, mais un besoin expansif, comme si dans la vie de ce peuple, dominé depuis des siècles, seule l'Église avait su lui donner et admettre son identité.
Savoir-vivre et coutumes
Dans la bonne société maltaise, les usages sont essentiellement britanniques. De la façon de mettre la table à celles de se tenir ou de se vêtir, tout se veut la copie d'un certain art de vivre anglais.
- Dans les hôtels fréquentés par les Britanniques, une tenue correcte est de rigueur pour les repas. Et, partout, on peut vous refuser l'entrée d'un restaurant si vous n'êtes pas correctement vêtu : on ne passe pas de la plage à la table.
- Cela est aussi valable en ville. Des policiers peuvent demander à des touristes de se rhabiller, beaucoup n'hésitant pas à exhiber dans les rues un surpoids rougissant qui scandalise moins l'éthique que l'esthétique. Même réserve, bien sûr, pour visiter sites, musées et églises. On n'y entre pas avec sa glace et, dans les lieux saints, les femmes doivent avoir les épaules couvertes et les hommes des pantalons longs.
- Sur les plages, une tenue décente s'impose au risque de vous faire rapidement rappeler à l'ordre par les Maltais. Monokini et naturisme sont rarissimes et réservés à certaines criques, difficiles d'accès et non fréquentées par les familles.