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Santé et sécurité Mali

Santé

En 1992, le Mali a mis en œuvre une politique de revitalisation des soins de santé primaires. Même si les structures sanitaires restent peu développées (dispensaires souvent en piteux état), la situation s'est tout de même nettement améliorée. On trouve aujourd'hui les principaux médicaments de base à peu près partout. La plupart des pharmacies de Bamako sont bien approvisionnées.
Pensez à emporter du Micropur® DCCNa pour l'eau (quasi introuvable sur place), au cas où vous trouveriez l'eau minérale trop chère pour votre budget : à partir de 400 F.CFA (0,70 €) dans les kiosques, épiceries et buvettes, jusqu'à 2 000 F.CFA (3 €) dans les hôtels !

Pour l'Afrique de l'Ouest, des consultations de voyage sont assurées dans de nombreux hôpitaux : en général, il y a au moins un service de maladies infectieuses et tropicales dans chaque CHU.
Consulter avant vaut mieux que consulter après... D'autant que :
- vous avez certainement besoin d'une prescription de médicaments, dont certains, en particulier contre le paludisme, ne sont délivrés que sur ordonnance ;
- si vous avez déjà, avant le voyage, un problème de santé, la consultation est absolument impérative ;
- enfin, les médecins tropicalistes qui travaillent dans ces services vous feront profiter de leurs connaissances médicales, mais ils pourront aussi vous parler d'épidémies récentes ou en cours dans le pays qui vous intéresse, des récents changements de la résistance du paludisme.

Avant le départ, n'oubliez pas...

- D'aller chez le dentiste.
- D'emporter et de garder sur vous votre carnet international de vaccinations (surtout pour la fièvre jaune).
- D'avoir sur vous les coordonnées de votre médecin et/ou du centre de médecine tropicale que vous avez consulté avant le départ.
- De souscrire à une compagnie d'assistance internationale.

Ce qu'il faut prévoir

- De quoi faire face aux petits bobos (pince à épiler, épingles à nourrice, compresses, sparadrap, antiseptique cutané).
- Votre antalgique.
- Attention à la réglementation sur les liquides en cabines ; se munir des ordonnances.
- Pour ceux qui ont un traitement permanent, leurs médicaments habituels, le tout facilement disponible.
- Si vous avez des lunettes de vue dont vous êtes dépendant, emportez-en deux paires.
- Crème de protection solaire indice maximum.
- Crème de protection des lèvres (type montagne).
- Chapeau à large bord, en toile, blanc ou clair (les couleurs claires réfléchissent les rayons du soleil).
- Chaussures de marche fermées (type tennis ou jogging, Pataugas) en toile ou cuir (plastique = mycoses) pour les randonneurs. Penser à les roder préalablement.
- Désinfectant des eaux de boisson (Micropur® DCCNa).
- Diffuseur d'insecticide et plaquettes.
- Moustiquaire imprégnée d'insecticide (Perméthrine).
- Flacons d'imprégnation ou de vaporisation insecticide des vêtements (Insect Ecran®).

Médicaments sur prescription médicale

Selon votre sensibilité au dépaysement ou votre degré d'inquiétude, voici une liste indicative de médicaments délivrés sur prescription médicale, mais la plupart peuvent s'acheter dans les pharmacies des grandes villes du pays après avoir consulté un médecin en cas de problème.
- Médicaments contre le paludisme.
- Médicaments contre les diarrhées banales.
- Un ralentisseur intestinal, le lopéramide ou, mieux, antisécrétoire.
- Un antibiotique à large spectre, en particulier à visée intestinale, type Ciflox®, Zithromax®.
- Un pansement gastrique, utile en cas de gastro-entérite, de douleurs d'estomac, type Smecta®. N.B. : à ne pas prendre en même temps que d'autres médicaments (risque de diminution de leur absorption).
- Un antivomitif, particulièrement apprécié en cas de gastro-entérite (type Primpéran®).
- Un antispasmodique (type Spasfon Lyoc®).
- Un antiallergique (type Aerius®), les allergies étant fréquentes : végétaux, pollens, acariens, pollution...
- Un antibiotique actif sur diverses infections, en particulier intestinales (type Ciflox®-comprimés) et un médicament actif sur les amibes (type Flagyl®-comprimés) : à n'utiliser que sur prescription d'un médecin local.
- Si vous êtes sujet au mal des transports : Dramamine® (ou autre, Nautamine®, etc.) à prendre avant le départ ; attention : ne pas prendre d'alcool avec ces médicaments.

Remarques diverses

- Pas de suppositoires (ils fondent).
- Pas de parfums, eaux de toilette... alcoolisées (elles dessèchent la peau et peuvent attirer certains insectes).
- D'une manière générale, il faut a priori éviter tous les cosmétiques, fards, crèmes de beauté, le jour tout au moins : certains ne font pas bon ménage avec le soleil.
- Pas de lentilles de contact en pays chaud et sec (risque majeur d'atteinte grave de la cornée).
- En avion long-courrier, penser à boire abondamment et à marcher régulièrement pour éviter les phlébites, embolies pulmonaires et, dans tous les cas, le gonflement des jambes.

Identifier la cause de quelques symptômes

Le virus Appolo

Attention au virus Appolo, aux conjonctivites virales (surtout au mois de septembre). On l'appelle ainsi, car il est apparu à l'époque où la navette spatiale américaine du même nom est revenue sur terre. Il est responsable d'une maladie des yeux qui ressemble à une grosse conjonctivite et sévit dans presque tous les pays d'Afrique de l'Ouest.
Pendant 2 ou 3 jours, on a les yeux qui piquent, qui pleurent et qui sont tout gonflés. Les premiers symptômes sont révélateurs : yeux collés le matin, impression de sable dans les yeux, fort mal de tête.
Pour éviter de l'attraper, ne vous frottez pas les yeux quand vous avez les mains sales et lavez-vous les mains le plus souvent possible.
Il existe un remède disponible en pharmacie : en cas d'urgence, demander le collyre contre Appolo.

Le paludisme (malaria)

C'est la première maladie parasitaire mondiale : plus d'un million de morts par an, dont la majeure partie en Afrique.
Actuellement, il n'existe aucun médicament capable de conférer une protection absolue contre le paludisme. C'est pourquoi il importe tout d'abord de diminuer le risque de contracter le parasite en diminuant le nombre de piqûres de moustiques.
Diminuer le nombre de piqûres de moustiques
En particulier DÈS QUE LE SOLEIL COMMENCE À BAISSER :
- ne dormir que sous moustiquaire imprégnée d'insecticide. C'est la mesure majeure antipaludique.
- Utiliser abondamment des répulsifs antimoustiques cutanés, des serpentins antimoustiques (utilisables même dehors lorsqu'il n'y a pas trop de vent mais jamais dans une pièce fermée), des diffuseurs électriques, de l'air conditionné.
Beaucoup - pour ne pas dire la quasi-totalité - des répulsifs antimoustiques/arthropodes vendus en grande surface ou en pharmacie sont peu, voire pas du tout, efficaces. Une gamme conforme (OMS, ministère de la Santé) et fiable, Insect Écran, est disponible en pharmacie.
- Porter (à l'extérieur), dès la tombée du jour (surtout dans un milieu humide), des vêtements recouvrant au maximum le corps, serrés aux extrémités, chaussettes suffisamment épaisses, chaussures fermées. Ne pas hésiter à imprégner ses vêtements d'insecticide (type Insect Écran®).

Utiliser à bon escient les médicaments antipaludiques

Parfois les voyageurs (et leur médecin) pèchent par excès, faute d'une connaissance précise de la répartition du paludisme. Dans les régions plus sèches, la transmission n'est que saisonnière.

Quelques points complémentaires sur le paludisme

- Il y a en fait, pour le voyageur, deux types de paludisme et deux types de parasites : le plus fréquent, celui qui tue (Plasmodium falciparum), mais ne subsiste pas longtemps dans l'organisme (maximum trois mois), et ceux qui ne tuent pas, rendent seulement malade, mais peuvent vivre, en revanche, beaucoup plus longtemps dans l'organisme.
Tout ce qui est détaillé ci-dessus concerne le paludisme qui tue. Si vous attrapez l'autre, vous verrez tranquillement le problème au retour.
- La consultation avant le départ est indispensable. De toute façon, les médicaments que l'on utilise actuellement ne sont délivrés que sur ordonnance.
- Sauf raison impérieuse, un enfant en bas âge ou une femme enceinte ne devraient pas voyager en zone impaludée. Pendant la grossesse, le tourisme éventuel devrait se faire ailleurs. Le paludisme chez une femme enceinte est dramatique pour le fœtus et beaucoup de médicaments antipaludiques sont interdits pendant la grossesse.
- Le vaccin contre le paludisme n'est pas pour demain, malgré d'indéniables progrès récents.

Diarrhée

Une diarrhée lors (ou au retour immédiat) d'un séjour en zone tropicale est extrêmement banale : 20 à 50 % des voyageurs tropicaux en font l'expérience.
Mais une diarrhée peut être aussi le symptôme d'une maladie grave et urgente. Le tout est de porter rapidement le diagnostic et de procéder au traitement adéquat.
On peut facilement faire la différence entre ces deux types de diarrhée en tenant compte de :
- l'existence ou l'absence d'une fièvre (température supérieure à 38,5° pendant plus de 24 h) ;
- l'aspect des selles ou émissions.

Les diarrhées peuvent être graves...

S'il y a de la fièvre. En effet, il peut s'agir :
- d'un paludisme (toujours penser au paludisme en cas de fièvre) ;
- d'une salmonellose (typhoïde, par exemple) ;
- d'une shigellose ou autre infection bactérienne au nom bizarre, souvent sévère.
Si la diarrhée s'accompagne d'émissions de glaires et/ou pus et/ou sang : la diarrhée est alors toujours synonyme d'une infection à traiter rapidement. Il peut s'agir d'une dysenterie amibienne (pas de fièvre) ou d'une salmonellose ou shigellose (avec fièvre).
Eau abondante : les émissions ne contiennent plus de matières fécales, mais sont constituées d'une « eau de riz », d'un liquide incolore. Attention, il peut s'agir du choléra (quoique rarissime chez le voyageur), surtout si cette diarrhée dure depuis plus de 48 h.
Dans tous ces cas, consulter rapidement un médecin.

Une diarrhée n'est donc pas grave...

- Si elle ne s'accompagne pas de fièvre ;
- et si elle est simplement constituée de selles anormalement molles.
C'est heureusement le cas de loin le plus fréquent. Dans ces conditions, aucun médicament n'est vraiment nécessaire, si ce n'est pour le confort. Si la diarrhée n'est pas stoppée au bout d'une semaine, il faut consulter un médecin.

Dans tous les cas, bien noter les recommandations suivantes

- Cessez de consommer les aliments qui contiennent des fibres alimentaires (légumes, fruits), au profit de ceux qui n'en contiennent pas (riz) pendant toute la période diarrhéique.
- Chez l'enfant, toute diarrhée, même banale, doit être considérée comme grave à cause des pertes liquidiennes qu'elle entraîne, et ce, d'autant plus que l'enfant est plus jeune : consultez sans délai et, dans l'attente, faites boire à l'enfant une quantité au moins équivalente à celle de ses pertes.
- Assurez une bonne hydratation.

En cas d'épidémie de choléra

Le choléra est épidémique au Sénégal depuis début 2005 et il a essaimé en Afrique de l'Ouest. C'est une maladie très grave lorsque l'on est loin de tout centre médical de bonne qualité. À l'inverse, il se soigne très bien dans une structure hospitalière adéquate.
Il convient d'être vigilant à propos de toute diarrhée qui serait constituée d'émissions liquides abondantes, sans fièvre.
Pour les gens particulièrement exposés, on peut :
- prendre un comprimé par jour (éventuellement deux selon le poids) de doxycycline 100 mg, ou la dose équivalente d'un autre antibiotique de la classe des cyclines. Cela pendant toute la durée du séjour en zone épidémique et pendant les 8 jours qui suivent. Attention, les cyclines et le soleil ne font pas bon ménage.
- Ne pas oublier de faire très attention à tout ce que l'on consomme, et bien se laver les mains avant de manger.
En cas de symptômes évocateurs (diarrhée aqueuse abondante et incolore, qui dure depuis plus de 48 h, sans fièvre) : se faire rapatrier d'urgence en évitant de prononcer le mot choléra avant d'avoir quitté le pays en question.
Dans l'attente, se réhydrater au maximum. Dès que les pertes en eau, sodium, potassium et autres sels minéraux sont compensées, on peut être considéré comme guéri.
- En dehors de la compagnie d'assistance, n'hésitez pas aussi à faire appel aux médecins des ambassades et aux médecins européens occupant des postes de coopération.
On en a trop dit sur cette maladie qui n'est contractée que de manière exceptionnelle chez les touristes.

Quelques précautions élémentaires

Les boissons

- Demander aux Européens vivant dans chacune des localités si l'on peut boire l'eau du robinet (c'est rarement le cas). Parfois elle est d'une hygiène parfaite, mais celle-ci est souvent obtenue au prix d'une javellisation extrême.
- Essayez de consommer des boissons « industrielles » : eaux dites « de source », limonades, boissons aux fruits ou au cola. Veillez à ce que ces eaux vous arrivent non décapsulées.
- Thé et café : pas de problème.
- Ne pas hésiter à faire des orgies de jus de fruits frais, pressés devant vous : c'est une boisson stérile, rafraîchissante, réhydratante, bourrée de vitamines et de sels minéraux.
- Enfin, si vous êtes coincé en brousse, prenez l'eau que vous trouvez, mais vous attendrez 2 h avant de la boire, le temps que votre comprimé antiseptique fasse effet (Micropur® DCCNa : un comprimé par litre). Vous pouvez aussi la porter à ébullition ou la filtrer vous-même avec les filtres microbiens portables adéquats (type Katadyn®).
Ne pas oublier que si une boisson peut être stérile, le verre ne l'est pas. Pensez aussi et surtout aux glaçons, qui ne sont sûrement pas faits avec une eau stérilisée.
Quoi qu'il en soit, il faut boire beaucoup, plusieurs litres par jour. S'il fait vraiment très chaud et très sec, il faut non seulement apporter beaucoup d'eau, mais aussi du sel : sursaler son alimentation, ou, au besoin, avaler régulièrement quelques pilules de sel.

L'alimentation

- Les crudités peuvent poser un réel problème, surtout en brousse, pouvant être souillées par ce que nous appellerons pudiquement « l'engrais humain ». On peut donc attraper en les consommant toutes les maladies de l'eau souillée. Cela s'applique bien sûr aux légumes qui n'ont pas une peau ou écorce protectrice. Dans la plupart des grandes villes et dans les restos ou les petits campements, il est possible de consommer salade et crudités dûment lavées. Mais si vous avez des doutes, abstenez-vous. Et n'oubliez pas que depuis début 2005, une gigantesque épidémie de choléra touche le Sénégal et essaime en Afrique de l'Ouest.
- Les viandes ne posent pas trop de problème. Il suffit de s'assurer qu'elles ne sont pas trop faisandées et surtout qu'elles sont bien cuites. L'idéal est un ragoût. Sur le plan sanitaire, c'est le mouton qui pose le moins de problème et le porc qui en pose le plus.
- Les poissons d'eau douce et les poissons de mer ne posent pas de problème en Afrique de l'Ouest, lorsqu'ils sont frais, bien entendu.
- Les produits laitiers peuvent comporter un risque. Quel dommage de s'abstenir d'une calebasse de lait d'une vache sahélienne : c'est délicieux ! On peut effectivement attraper tout un tas de méchantes maladies avec le lait. Mais on en trouve pasteurisé dans les supérettes des villes importantes. Mêmes remarques pour les glaces.
- Avant toute manipulation d'aliment, SE LAVER LES MAINS au savon de Marseille, ongles coupés court.

Hygiène générale

- Lavage des mains et des pieds : aussi souvent qu'on veut.
- Les pieds : s'ils doivent être protégés par des chaussures fermées, celles-ci ne doivent être faites d'aucun matériau synthétique. Plastique = transpiration = macération = mycose. Même remarque pour les chaussettes. Chaque fois que l'on peut, on laisse les pieds respirer.
- Ne porter que des vêtements en fibres naturelles, suffisamment amples pour qu'ils ne collent pas à la peau.
- Chapeau à large bord, en toile de couleur claire.

Les baignades

- Pas de baignade en eau douce stagnante : risque de bilharziose et autres parasitoses. En revanche, on peut se baigner au milieu d'un fleuve à grand débit car les parasites et leurs vecteurs ne prolifèrent qu'en eau calme.
Si l'on s'est baigné dans une eau stagnante, il faut, dès la sortie, s'essuyer vigoureusement et surtout ne pas se laisser sécher (c'est lors du séchage que certains parasites pénètrent dans la peau). Aujourd'hui, la bilharziose se soigne très bien.
- En mer, il n'y a quasiment pas de risque infectieux : les risques ici s'appellent vives, méduses... et aussi courants, barre... Se renseigner et éviter de se baigner après une tempête.
- Enfin, si l'on se vautre sur une plage également fréquentée par des chiens, on peut attraper un de leurs parasites : c'est ce que l'on appelle la larva migrans. Une petite larve viendra se balader sous votre peau : c'est impressionnant, ça gratte, mais ce n'est pas bien grave.

Le soleil

Il ne faut pas hésiter à se protéger avec des vêtements recouvrant tout le corps. Et aussi avec un chapeau, des lunettes de soleil filtrant les UV et une crème de protection solaire de filtration maximale. On doit être d'autant plus vigilant que l'on a une peau claire.
Attention, la prudence la plus extrême est de mise si vous prenez certains médicaments qui font très mauvais ménage avec les rayons ultraviolets : protection maximale.

Les animaux

Les contacts avec tous les animaux sont à éviter. Qu'il s'agisse des chiens, des singes, des oiseaux ou de tout autre animal, longue est la liste des maladies qu'ils peuvent transmettre à l'homme. On portera une attention toute particulière aux enfants.

La sexualité

On respecte les règles : pour le paludisme, la moustiquaire ; pour le sida, les préservatifs. Il faut emporter avec soi des préservatifs, car ils ne sont pas partout disponibles, et leur qualité n'est pas aussi bien contrôlée qu'en Europe.
Rappelons que le virus du sida (VIH) se transmet par les relations sexuelles, et par tout ce qui concerne le sang. Attention aux seringues et aiguilles ; quant à l'éventualité d'une transfusion sanguine, il faut, a priori, la refuser énergiquement. Attention enfin aux tatoueurs, perceurs d'oreilles, barbiers...
En revanche, il ne se transmet pas par les contacts habituels de la vie courante, dans les piscines, les toilettes, les transports publics...
Quant aux insectes piqueurs, on n'a jamais pu trouver un seul patient qui ait été contaminé avec certitude d'une telle manière.

Une fois revenu en Europe

Si vous avez un quelconque problème, n'oubliez jamais de signaler au médecin consulté de quel(s) pays vous revenez. Poursuivez impérativement votre traitement contre le paludisme (pour le Lariam, trois semaines ; pour la Malarone, une semaine, et pour la doxycycline, quatre semaines).

Dangers et enquiquinements

Le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement toute circulation dans le nord-est du pays, au nord de la ligne Léré-Tombouctou-Bourem-Gao-Ansongo. Il est donc déconseillé de se rendre au Mali depuis l’Algérie et inversement.

Bien choisir son guide

Dans certains coins touristiques (particulièrement à Djenné et Mopti), de nombreux jeunes s'improvisent guides et, sans formation ni connaissances particulières, n'hésitent pas à falsifier l'histoire quand, vous ayant accompagné jusqu'au lieu touristique, ils n'ont pas trouvé un moyen de s'esquiver après vous avoir fait payer à l'avance.
L'office malien du Tourisme et de l'Hôtellerie a accrédité 2 types de guides professionnels : les régionaux (habilités à exercer au sein d'une même région) et les nationaux. Chacun d'eux possède une carte avec photo et numéro de série ainsi qu'un badge (bleu pour les guides nationaux, jaune pour les régionaux).
En dehors de ces guides assermentés (environ 160 guides nationaux et 330 guides locaux), choisir dans les villes traversées des guides localement reconnus et de préférence recommandés par un hôtel ou l'antenne locale de l'Omatho (office malien du Tourisme et de l'Hôtellerie), plutôt qu'un seul guide pour l'ensemble du Mali. La négociation d'un contrat se fait sur place au Mali. Une liste des guides est consultable sur le site www.officetourisme-mali.com.
D'ailleurs, même les agences de voyages sérieuses incluent, en plus du guide accompagnateur du circuit, un autre guide local (notamment en Pays dogon).

Location d'un véhicule

S'adresser à une agence de location. Négocier un forfait incluant location + kilométrage, plus avantageux. Éviter de louer sans chauffeur. Vérifier son équipement (roues de secours et cric au minimum) ainsi que les papiers. Ne jamais payer la totalité d'avance. Prendre les coordonnées du chauffeur et du propriétaire et en laisser une copie à son hôtel en cas de problème.



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