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![]() MaliSanté et sécuritéSanté En 1992, le Mali a mis en œuvre une politique de revitalisation des soins de santé primaires. Même si les structures sanitaires restent peu développées (dispensaires souvent en piteux état), la situation s'est tout de même nettement améliorée. On trouve aujourd'hui les principaux médicaments de base à peu près partout. La plupart des pharmacies de Bamako sont bien approvisionnées. Pensez à emporter du Micropur® DCCNa ou de l'Hydroclonazone pour l'eau (quasi introuvables sur place), au cas où vous trouveriez l'eau minérale trop chère pour votre budget : autour de 600 F.CFA (près de 1 €) dans les kiosques, épiceries et buvettes, jusqu'à plus de 1 600 F.CFA (2,40 €) dans les hôtels ! Vaccinations Les vaccinations conseillées en France Tétanos, poliomyélite, diphtérie, BCG, ROR, coqueluche, Haemophilus b.
La fièvre jaune La prévention du choléra repose avant tout sur les précautions alimentaires. Mais pour les séjours en zones épidémiques, le ministère de la Santé recommande d’adjoindre le vaccin Dukoral, disponible en France depuis 2005. Le choléra La prévention du choléra ne repose pas actuellement sur la vaccination. Il n'y a plus de vaccin contre le choléra commercialisé en France. Pourtant il se peut que les autorités décrètent du jour au lendemain que la vaccination est obligatoire à l'entrée sur le territoire. Si vous ne pouvez présenter un tampon de vaccination, vous risquez d'être refoulé. Donc, renseignez-vous une dernière fois quelques jours avant le départ, et n'oubliez pas que c'est le tampon qui est éventuellement obligatoire, pas le vaccin... La typhoïde Vaccin très bien toléré. À faire chez l’adulte et l’enfant de plus de 2 ans. Protection de 3 ans au moins dès le 15e jour après injection. On ne peut que trop le recommander aux voyageurs. À signaler, la sortie en 2004, d’un vaccin combiné hépatite A + typhoïde dans une seule seringue (Tyavax). L'hépatite B Mieux vaut être vacciné. L'hépatite B est une maladie de
la « promiscuité ». C’est une maladie grave qui peut
aboutir à la cirrhose, au cancer du foie. Aujourd’hui, la vaccination
est totalement anodine. La méningite à méningocoque Recommandée aux enfants, adolescents et jeunes adultes si la méningite sévit de manière épidémique, en particulier en saison sèche. Pour l'adulte de moins de 30-35 ans, recommandable en zone d'endémie à certains moments de l'année. Il s'agit d'une vaccination de toute façon sans aucun risque ni effet secondaire et facilement associable à toutes les autres. Durée de protection : 3 ans. La rage La rage est omniprésente dans la plupart des pays d’Afrique de
l’Ouest. C'est pourquoi il est fortement recommandé de se faire
vacciner de manière préventive à : L'hépatite A Cette maladie fréquente, dite « alimentaire » ou «
des mains sales », n'est pas grave. Elle peut cependant être gênante.
Attention : une injection ne protège que 2 à 3 semaines plus tard.
Durée de protection : 10 ans. Avant de partir Consultations de voyages tropicaux Il est fortement conseillé d'aller voir un médecin. Des consultations de voyage se tiennent à votre dispositionsont assurées dans de nombreux hôpitaux : en général, il y a au moins un service de maladies infectieuses et tropicales dans chaque CHU. Ne pas oublier... - Votre carnet international de vaccinations (surtout pour la
fièvre jaune). Ce qu'il faut prévoir Dans votre trousse à pharmacie, munissez-vous de : Le paludisme (malaria) Le paludisme est la première maladie parasitaire mondiale : sans doute
environ 2 millions de morts par an, dont la majeure partie en Afrique. Il est
présent sur toute l'Afrique Noire. N'utiliser qu'à bon escient des médicaments antipaludiques Souvent les voyageurs (et leur médecin) pêchent par excès,
faute d'une connaissance précise de la répartition du paludisme.
Après s'être précisément renseigné et être
certain que l'on sera exposé au risque, il y a actuellement le choix
entre 3 ou 4 schémas préventifs : Les boissons - Demander aux locaux ou aux Européens vivant dans chacune des localités
si l’on peut boire l’eau du robinet (car c’est
rarement le cas). L'alimentation - Les crudités posent un réel problème,
pouvant être souillées par ce que nous appellerons pudiquement
« l'engrais humain ». On peut donc attraper en les consommant toutes
les maladies de l'eau souillée. - Les viandes ne posent pas trop de problèmes.
Il suffit de s'assurer qu'elles sont bien cuites. L'idéal est un ragoût. Hygiène générale - Lavage des mains et des pieds : aussi souvent qu'on veut. Les baignades - Pas de baignade en eau douce stagnante : risque de bilharziose
et autres parasitoses. En revanche, on peut se baigner au milieu d'un fleuve
à grand débit car les parasites et leurs vecteurs ne prolifèrent qu'en eau calme.
Au pire, pas de panique : aujourd'hui, la bilharziose se soigne très bien. Les animaux Les contacts avec tous les animaux sont à éviter, aussi sympathiques puissent-ils paraître. Qu'il s'agisse des chiens, des singes, des oiseaux ou de tout autre animal, longue est la liste des maladies qu'ils peuvent transmettre à l'homme. La sexualité On respecte les règles : pour le paludisme, la moustiquaire ; pour le sida, les préservatifs. Emporter avec soi des préservatifs, car ils ne sont pas partout disponibles et leur qualité n'est pas aussi bien contrôlée qu'en Europe. Une fois revenu en Europe N'oubliez pas de continuer impérativement votre traitement contre le paludisme. A priori, vous n'avez aucune raison d'aller consulter un médecin à votre retour. Mais si vous avez un quelconque problème, n'oubliez jamais de signaler au médecin consulté que vous revenez d'Afrique tropicale : cela peut être vital. Sécurité La présence de bandes armées rend déconseillée la circulation au nord da la ligne Lere-Tombouctou-Menaka, notamment aux abords de Tombouctou et Gao. On privilégiera, pour gagner les villes du nord, les liaisons aériennes. Arnaques et désagréments Quelques précautions à prendre pour éviter de gâcher son séjour. - Bien choisir son guide : dans certains coins touristiques (particulièrement à Djenné et Mopti), de nombreux jeunes s'improvisent guides. Sachez qu'environ 150 guides seulement sur l'ensemble du territoire sont accrédités par l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie et possèdent une carte de guide professionnel. Deux types de guides professionnels : les régionaux et les nationaux. En dehors de ces guides assermentés, choisir des guides dans les villes traversées qui sont localement reconnus et de préférence recommandés par un hôtel, plutôt qu'un seul guide pour l'ensemble du Mali. La région de Sangha est certainement la mieux organisée et contrôlée par la communauté en place et les guides locaux y sont sérieux et intéressants à défaut de posséder une licence. - Location d'un véhicule : il est préférable de s'adresser à une agence de location plutôt qu'à un particulier. C'est sensiblement plus cher, mais tellement plus sûr ! Éviter de louer sans chauffeur. Essayer le véhicule et vérifier son équipement (roues de secours et cric au minimum) ainsi que les papiers. Ne jamais payer la totalité d'avance. Prendre les coordonnées du chauffeur et du propriétaire et en laisser une copie à son hôtel en cas de problème. |
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