Fêtes et jours fériés
Quelques fêtes traditionnelles
Elles sont très nombreuses et diffèrent selon les régions. Impossible de les énumérer toutes ici. Celles que nous indiquons se déroulent en principe entre avril et juin
- San Toulonké (en pays Bambara) : fête de la fin
des récoltes.
- Kaba-boulon Tie (en pays Malinké) : tous les 7
ans, dans le Mandé. Fête de renouvellement de la toiture de la case sacrée de
Kangaba, organisée par les griots de Kéla.
Fêtes nationales civiles et religieuses
- 1er janvier : Nouvel an.
- 20 janvier : fête de l'Armée.
- 26 mars : journée des Martyrs. Commémoration de la chute du
régime de Moussa Traoré.
- Pâques.
- 1er mai : fête internationale du Travail.
- 25 mai : journée de l'Afrique. Commémoration de la création
de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
- 22 septembre : fête nationale (commémorant l'Indépendance).
- 25 décembre : Noël.
- Fin du ramadan : selon le calendrier lunaire.
- Maouloud : naissance et baptême (7 jours après) du Prophète. Selon le calendrier lunaire.
- Nouvel an musulman (1er jour du mois de Muharram) : selon le calendrier lunaire.
- Tabaski (Fête du Mouton) : fête très populaire qui commémore le sacrifice d'Abraham. Selon le calendrier lunaire. À cette occasion, tout est fermé, et les festivités peuvent durer plusieurs jours si la date correspond avec la proximité d'un week-end. Celle-ci dépend du calendrier lunaire. Remarquer les magnifiques boubous et autres tenues vestimentaires (neuves) que portent tous les musulmans ces jours-là lorsqu'ils se rendent chez les amis pour manger le mouton. Les jours suivants on peut voir, dans les villes et villages, les peaux sécher au sol.
Animisme
En gros, l'animisme reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez
tous les hommes. Les animistes croient en des divinités secondaires, en général
les forces de la nature personnifiées et les esprits (parmi lesquels ceux des
ancêtres). Dans les grands moments de la vie du paysan et de son groupe (naissance,
initiation, mariage, funérailles, etc.), elles sont consultées, et des animaux
leur sont sacrifiés. Les prières animistes visent essentiellement à assurer
la force, la richesse et la fécondité du groupe. Même les fidèles musulmans
ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.
Savoir-vivre et coutumes
Lorsque vous visitez un village, si vous n'êtes pas accompagné d'un guide, allez toujours voir le chef en premier lieu et pensez à lui apporter des noix de cola, qui ont des vertus énergisantes. Elles sont importées de Côte-d'Ivoire, ce qui explique leur prix assez élevé. Le chef vous fera peut-être visiter le village et vous permettra de photographier. En règle générale, l'hospitalité malienne est chaleureuse.
Il est bon de connaître des rudiments de bambara au Sud et de peul ou songhaï au Nord à partir de Mopti.
La tontine
Pratique symbolisant bien l'esprit d'entraide des Africains, la tontine
est une sorte de caisse d'épargne entre amis ou voisins. Depuis longtemps, les
paysans se mettaient ensemble pour défricher les champs ; celui dont c'était
le tour offrait le vin de palme. Aujourd'hui, elle est surtout très pratiquée
dans les pays d'émigration.
Les membres d'une tontine mettent en commun une
certaine somme d'argent et chacun à son tour en fin de mois en empoche la totalité.
Cet argent sert en général à monter ou à renflouer une affaire. Aucun papier
n'est signé, toutes les relations sont basées sur la confiance. Et puis on se
connaît : on appartient à la même famille, au même village ou quartier.
Tonti,
le banquier italien du XVIIe siècle qui lui a donné son nom, ne pensait pas
qu'un jour son « invention » se retrouverait en Afrique, à une grande échelle.
Ce qui est intéressant dans cette pratique, c'est que, plus qu'une épargne forcée,
c'est avant tout un état d'esprit, l'occasion de se retrouver, de s'épauler.
La tontine peut aussi prendre en charge des initiatives à caractère social,
comme l'école d'un village. Elle remplit également le rôle de la Sécurité sociale
: aucun membre ne sera laissé seul en cas de maladie ou d'accident.
Cette entraide est fondamentale. Il est fréquent de voir la famille
des malades faire la cuisine dans les cours des hôpitaux publics où les
repas ne sont pas pris en charge. Elle les assiste, elle reste proche.
Les Africains ne comprennent pas les Européens qui confient leurs
parents à l'hospice ou à la maison de retraite.