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Maldives

Traditions

Jours fériés et commémoratifs

- 1er janvier : Nouvel An.
- 21 février : Nouvel an islamique.
- 21 avril : fête nationale.
- 2 mai : anniversaire du Prophète.
- 21 mai : jour de conversion à l’islam.
- 6 et 7 juillet : fête nationale.
- 26 et 27 juillet : fête de l’Indépendance.
- 3 novembre : fête de la Victoire. Échec à la tentative de coup d’État de 1988.
- 9 novembre : jour des martyrs. Mort du Sultan lors de l’invasion portugaise en 1558.
- 11 et 12 novembre : commémoration de la nouvelle Constitution de 1968.
- 25 décembre : Noël (fêté uniquement dans les îles-hôtels).

Le ramadan est célébré. Au moment de l''Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du jeûne, tout est fermé pendant deux jours.
Les fêtes maldiviennes observées à Malé n’ont aucune incidence sur la vie quotidienne des touristes dans les îles-hôtels.

Religion

Depuis le XIIe siècle, le bouddhisme a été supplanté par l’islam sunnite. Tous les Maldiviens sont obligatoirement pratiquants ; il est même impossible à un étranger d’épouser une Maldivienne sans s’être converti auparavant à l’islam. La constitution a été proclamée au nom d’Allah et toute pratique d’une autre religion est sévèrement réprimée.
Les Maldiviens doivent respecter les cinq piliers de l’islam, à savoir : la profession de foi (chahada), les cinq prières quotidiennes (salât), l’aumône légale (Zakat), le jeûne pendant le Ramadan, le pèlerinage à La Mecque (hadj) pour ceux qui en ont les moyens. À ces règles de base viennent s’ajouter d’autres pratiques religieuses comme la circoncision, la purification avant la prière et l’interdiction de consommer de la viande de porc et de boire de l’alcool. Tout manquement est sévèrement puni. Comme les îles sont très peu peuplées (une vingtaine seulement ont plus d’un millier d’habitants), il est quasiment impossible d’échapper au contrôle de ses voisins.

Sexualité et mariage

Les Maldiviens se marient jeunes et souvent plusieurs fois. Les filles convolent vers 16 ans et les garçons entre 18 et 20 ans. Il s’agit d’une simple formalité qui ne donne lieu à aucune cérémonie. Si l’on se marie vite, on divorce aussi facilement. Les Maldives sont le pays où le taux de séparation est le plus élevé. Il n’est pas rare qu’à 30 ans une femme ait déjà été mariée quatre fois. Elle peut se remarier avec le même homme, mais pas plus de neuf fois ! Pour se séparer, il suffit de dire à son conjoint : « Je te répudie. » On raconte que le record homologué appartenait à un Maldivien qui aurait eu quatre-vingt-six épouses.
Les hommes vivent en majorité de la pêche et sont souvent absents du domicile conjugal. Les femmes ont donc la responsabilité du foyer et de l’éducation des enfants.

La chique

Ne soyez pas surpris de voir des Maldiviens chiquer. La chique de bétel est composée de morceaux de noix d’arec mélangés à du tabac et de la chaux ; le tout est enveloppé dans une feuille de bétel (une sorte de poivrier grimpant qui ressemble au houblon). Sa mastication provoque une salivation abondante et rouge qui teinte les lèvres et tache le sable de la plage quand on crache ce masticatoire. La chique de bétel, censée couper la faim, aurait aussi des propriétés antiseptiques, digestives et même soporifiques. Seuls les anciens continuent à chiquer. Les jeunes ont depuis longtemps abandonné cette coutume ancestrale.

Les anciens voyageurs

Ils se sont rendus aux Maldives avant vous, mais pas toujours de leur plein gré.
Pline l’Ancien, naturaliste latin du Ier siècle, raconte dans son Histoire naturelle que les habitants des îles avaient reçu la visite d’Égyptiens voguant sur des navires de papyrus. Depuis la plus haute Antiquité, les grandes voies commerciales venant de Chine, d’Indonésie ou d’Inde faisaient escale aux Maldives et à Ceylan.
Ibn Battuta, le célèbre voyageur tangérois (1304-1368) séjourna dix-huit années aux Maldives. Il rédigea de très belles pages sur la vie quotidienne et sur les femmes de l’archipel qu’il connaissait bien puisqu’il était polygame, comme le voulait d’ailleurs la coutume locale.
Un Français, François Pyrard de Laval, fit naufrage le 2 juillet 1602 sur un récif de l’atoll de Goidhoo. Unique rescapé de cette funeste expédition, il resta cinq années prisonnier sur l’archipel. À son retour en France en 1611, il publia le récit de ses péripéties, un document exceptionnel qui constitue un véritable roman d’aventures. Un autre Français passa aussi des vacances forcées aux Maldives : en 1776, la frégate Le duc de Duras, transportant le vicomte de Barras, futur protecteur de Bonaparte et homme fort du Directoire, échoua sur un banc de sable. Le roi des Maldives hébergea les naufragés en attendant qu'un navire plus fiable les mène à bon port.





 



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