Ne soyez pas surpris de voir des Maldiviens chiquer. La chique de bétel est composée de morceaux de noix d’arec mélangés à du tabac et de la chaux ; le tout est enveloppé dans une feuille de bétel (une sorte de poivrier grimpant qui ressemble au houblon). Sa mastication provoque une salivation abondante et rouge qui teinte les lèvres et tache le sable de la plage quand on crache ce masticatoire. La chique de bétel, censée couper la faim, aurait aussi des propriétés antiseptiques, digestives et même soporifiques. Seuls les anciens continuent à chiquer. Les jeunes ont depuis longtemps abandonné cette coutume ancestrale.
Depuis le XIIe siècle,
le bouddhisme a été supplanté par l’islam sunnite. Tous les Maldiviens sont
obligatoirement pratiquants ; il est même impossible à un étranger d’épouser
une Maldivienne sans s’être converti auparavant à l’islam. La constitution a
été proclamée au nom d’Allah et toute pratique d’une autre religion est sévèrement
réprimée.
Les Maldiviens doivent respecter les cinq piliers de l’islam, à savoir :
la profession de foi (chahada), les cinq prières quotidiennes (salât),
l’aumône légale (Zakat), le jeûne pendant le Ramadan, le pèlerinage à
La Mecque (hadj) pour ceux qui en ont les moyens.
À ces règles de base
viennent s’ajouter d’autres pratiques religieuses comme la circoncision, la
purification avant la prière et l’interdiction de consommer de la viande de
porc et de boire de l’alcool. Tout manquement est sévèrement puni.
Les
îles étant très peu peuplées (une vingtaine seulement ont plus d’un millier d’habitants),
il est quasiment impossible d’échapper au contrôle de ses voisins.
Les Maldiviens se marient jeunes et souvent plusieurs fois. Les filles convolent
vers 16 ans et les garçons entre 18 et 20 ans. Il s’agit d’une simple
formalité qui ne donne lieu à aucune cérémonie.
Si l’on se marie vite, on divorce
aussi facilement. Les Maldives sont le pays où le taux de séparation est le
plus élevé. Il n’est pas rare qu’à 30 ans une femme ait déjà été mariée 4 fois. Elle peut se remarier avec le même homme, mais pas plus de 9 fois ! Pour se séparer, il suffit de dire à son conjoint : « Je
te répudie. » On raconte que le record homologué appartenait à un Maldivien
qui aurait eu 86 épouses.
Les hommes vivent en majorité de la pêche et sont souvent absents du domicile
conjugal. Les femmes ont donc la responsabilité du foyer et de l’éducation des
enfants.
Ils se sont rendus aux Maldives avant vous, mais pas toujours de leur plein
gré.
Pline l’Ancien, naturaliste latin du Ier siècle, raconte dans son
Histoire naturelle que les habitants des îles avaient reçu la visite
d’Égyptiens voguant sur des navires de papyrus. Depuis la plus haute Antiquité,
sur les grandes voies commerciales venant de Chine, d’Indonésie ou d’Inde, on faisait escale aux Maldives et à Ceylan.
Ibn Battuta, le célèbre voyageur tangérois (1304-1368), séjourna 18 ans
aux Maldives. Il rédigea de très belles pages sur la vie quotidienne et sur
les femmes de l’archipel qu’il connaissait bien puisqu’il était polygame, comme
le voulait d’ailleurs la coutume locale.
Un Français, François Pyrard de Laval, fit naufrage le 2 juillet 1602 sur
un récif de l’atoll de Goidhoo. Unique rescapé de cette funeste expédition,
il resta cinq années prisonnier sur l’archipel. À son retour en France en 1611,
il publia le récit de ses péripéties, un document exceptionnel qui constitue
un véritable roman d’aventures.
Un autre Français passa aussi des vacances forcées
aux Maldives : en 1776, la frégate Le duc de Duras, transportant
le vicomte de Barras, futur protecteur de Bonaparte et homme fort du Directoire,
échoua sur un banc de sable. Le roi des Maldives hébergea les naufragés en attendant
qu'un navire plus fiable les mène à bon port.
Partir aux Maldives
Avis sur les hôtels Maldives |
||||