La Malaisie est un pays bicéphale, écartelé entre la péninsule malaise, rattachée au continent asiatique, et deux États orientaux, Sabah et Sarawak, au nord de l'île de Bornéo - avec, entre les deux, quelques îlots disséminés en mer de Chine méridionale.
La péninsule, qui représente à peine 40 % du territoire national, s'étire sur 740 km de long et est soulignée, dans toute sa moitié nord, par l'épine dorsale de la chaîne des Titiwangsa, dont les principaux sommets dépassent « seulement » les 2 000 m. Le point culminant de la péninsule en est détaché : il s'agit du mont Tahan (2 187 m), situé au cœur du parc national Taman Negara - un but de trek ardu mais recherché.
La côte ouest de la péninsule, la plus industrialisée, est entrecoupée de mangroves. À l'intérieur des terres, c'est la forêt tropicale qui domine. Sur la plaine côtière orientale, on observe, allant du nord au sud, de petits deltas marécageux alternant avec des plages de sable. Le sud de cette même plaine est un peu plus plat et on y rencontre quelques forêts inondables. C'est à Bornéo, au Sabah, que se dresse le point culminant du pays : le mont Kinabalu, qui se hisse à 4 095 m.
La péninsule malaise possède un climat équatorial marqué par chaleur et humidité constantes.
On distingue les côtes, plus ensoleillées et rafraîchies par les influences océaniques (eau de mer à 26-29 °C), des terres basses de l'hinterland, plus étouffantes. Ajoutons à cela, au nord de Kuala Lumpur, les terres hautes épousant les flancs de la grande chaîne de Titiwangsa. Là, grâce à l'altitude, il peut faire presque frais.
Les précipitations sont partout abondantes (2 500 mm de moyenne annuelle, soit quatre fois plus qu'à Paris !), mais, là encore, avec des variations notables. Le pays connaît deux périodes de mousson, s'étirant presque sur l'année entière.
- La mousson du nord-est (mousson d'hiver) : la plus intense des deux, elle s'impose de novembre à mars et apporte des pluies particulièrement soutenues sur la côte est de la péninsule et dans les régions littorales du Sabah et du Sarawak (Bornéo). Elle arrose aussi le Centre et la côte ouest, mais de manière nettement moins marquée.
- La mousson du sud-ouest (mousson d'été) : elle domine de fin mai à septembre et balaie la côte ouest, mais avec des pluies moins abondantes que celles de la mousson d'hiver sur la côte est. Elle est souvent accompagnée de « coups de Sumatra » (vents violents).
Il peut pleuvoir n'importe quand, mais les averses sont généralement brèves et violentes. Prévoir tout de même un imper genre poncho, surtout si vous allez dans la jungle. Petite laine recommandée pour les Cameron Highlands et autres stations. Sinon, vêtements légers, en coton, pour tout le pays.
Les saisons à éviter
Plusieurs périodes à éviter :
- les mois de novembre à fin février sur la côte est. Il y pleut beaucoup et les liaisons en bateau vers les îles sont très aléatoires, voire inexistantes ;
- les mois de novembre à mi-janvier pour le parc national de Taman Negara. Pluies et vacances scolaires au programme ;
- le Nouvel An chinois dans tout le pays, car tous les hôtels sont très chers et complets ;
- le ramadan. Les activités tournent au ralenti, beaucoup de restos sont fermés et l'atmosphère se révèle peu propice aux échanges ;
- enfin, sachez que les Malais prennent leurs grandes vacances en décembre. Préférable de réserver son hébergement.
Plusieurs périodes à éviter :
- les mois de novembre à fin février sur la côte est. Il y pleut beaucoup et les liaisons en bateau vers les îles sont très aléatoires, voire inexistantes ;
- les mois de novembre à mi-janvier pour le parc national de Taman Negara. Pluies et vacances scolaires au programme ;
- le Nouvel An chinois dans tout le pays, car tous les hôtels sont très chers et risquent d'être complets ;
- le ramadan, dont la date change chaque année. À cette période, les activités tournent au ralenti, beaucoup de restos sont fermés, et l'atmosphère se révèle peu propice aux échanges ;
- enfin, sachez que les Malais prennent leurs grandes vacances en décembre. Préférable de réserver son hébergement.
Le développement économique effréné de la Malaisie ne s'est guère embarrassé de données écologiques. Les mines polluent les cours d'eau, et l'industrialisation est, comme partout, synonyme de pollution et d'émissions de gaz carbonique accrues - en particulier dans les régions du Selangor, de Perak ou de Johor Bahru. La population elle-même manque d'éducation sur le sujet et ne se préoccupe guère des déchets qui s'entassent.
Le problème majeur reste néanmoins celui de la déforestation. Les zones qui n'avaient pas encore été coupées pour laisser place aux plantations de caoutchouc sont en train de l'être pour développer d'immenses exploitations industrielles d'huile de palme. Aujourd'hui la plus consommée dans le monde, celle-ci offre un rendement exceptionnel. L'huile de palme est produite à 85 % par la Malaisie et l'Indonésie, qui détiennent un quasi-monopole. Les forêts primaires, elles, ne couvrent que 11,6 % du pays. Et la Malaisie en perd encore quelque 140 000 ha par an.
Les forêts basses sont les plus attaquées. Outre l'extension des plantations, elles subissent l'extension des zones urbaines, le défrichage et le commerce des bois précieux (en particulier à Bornéo). Dans la péninsule malaise, seul demeure vraiment le poumon vert du Taman Negara et des réserves adjacentes. Les aborigènes Orang Asli sont régulièrement chassés de leurs terres pour cause d'intérêts supérieurs. La collusion entre personnalités politiques et entreprises impliquées dans des déboisements illégaux a été maintes fois démontrée par les ONG.
Dernier constat : le bétonnage des côtes, tiré par le développement du tourisme, va croissant. Avec l'explosion de la fréquentation se posent des problèmes d'eaux usées rejetées en mer et d'accumulation des déchets. Dans les stations balnéaires, les scooters des mers perturbent l'écosystème marin.
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