Il est possible en Malaisie de trouver un toit
à un prix tout à fait modique.
Campings
Ils sont très rares en Malaisie. Camping sauvage autorisé à certains endroits (îles, jungle) ou sur des terrains privés et dans les parcs nationaux du Taman Negara et d'Endau Rompin. Attention aux inondations, fréquentes en période de mousson. Se renseigner auprès du propriétaire du terrain. Bestioles désagréables en bordure de jungle, chaleur souvent pénible (même de nuit). Il existe assez d'adresses très bon marché, incluant douche et ventilo ; même le dernier des backpackers peut s'offrir ce petit luxe !
Le bon plan du routard : sur les îles de la côte est, lors des week-ends prolongés, on rencontre une forte affluence et il se peut que les chalets (huttes économiques) soient complets. Vous pouvez alors camper (moyennant quelques ringgits pour l'accès à une douche commune). Rencontres internationales garanties, surtout aux îles de Perhentian, de Kapas et de Tioman. Les baroudeurs invétérés, eux, dormiront à la belle étoile, pas trop loin d'un abri - il pleut parfois ! Dans ce cas, aspergez votre duvet de spray antimoustiques et munissez-vous de répulsif en bombe.
Auberges de jeunesse et guesthouses
- Quelques youth hostels, YWCA et autres YMCA officielles dans certaines grandes villes. L'entretien y est assez aléatoire et ce n'est pas toujours aussi avantageux que les adresses spécialisées dans l'hébergement des petits budgets, genre guesthouse. Question de prix surtout, mais aussi de situation géographique, de services et d'ambiance, tout simplement...
- Il n'y a pas de limite d'âge pour séjourner en AJ. Il faut simplement être adhérent.
- La FUAJ offre à ses adhérents la possibilité de réserver en ligne depuis la France, grâce à son système de réservation international www.hihostels.com. On verse simplement un acompte de 5 % et des frais de réservation de 2,25 € (non remboursables).
- Le nom guesthouse indique en principe des chambres d'hôtes, mais on trouve un peu de tout sous cette appellation, de l'hôtel miteux à l'AJ privée en passant par la pension, du dortoir à la chambre climatisée en passant par la chambre familiale, et c'est en général moins cher qu'un véritable hôtel. En fait, ces espèces d'AJ privées se font une guerre des prix dont on profite joyeusement ! Généralement tenues par des gens connaissant les routards. En général, au sein de la guesthouse, tout le monde doit enlever ses chaussures, ce qu'on trouve bien cool. Café et thé souvent offerts, services en tout genre (résas de bus, laverie, Internet...), activités proposées et plein d'infos sur leur région.
Resthouses
Ce sont des sortes d'auberges pour voyageurs, implantées dans le pays par les colons anglais. Certaines sont gouvernementales, d'autres sont devenues privées. Elles gardent un côté traditionnel plaisant, voire désuet, mais l'entretien est aléatoire et les prix toujours un peu plus élevés que la catégorie précédente.
La plupart du temps, elles sont un peu excentrées et conviennent donc mieux aux routards véhiculés. Bien si on voyage en voiture, mais aussi en famille, car les chambres sont souvent spacieuses et l'environnement relativement verdoyant... Seuls l'entretien et l'état du bâtiment laissent parfois à désirer.
Chalets, bungalows, resorts
Là aussi les nuances sont subtiles, ou plus exactement fonction des fantasmes
du propriétaire. Les chalets (mot utilisé tel quel mais prononcé « chalette
») se différencient peu des bungalows. On trouve aussi des A-frame chalets, minuscules abris en bois à la forme triangulaire. Toujours en bois, parfois sur
pilotis (comme les maisons traditionnelles malaises), on rencontre ces constructions
sur les plages de la côte est, ainsi que sur les îles touristiques. Les prix
varient de 1 à 10 en fonction du confort (du ventilo-douche commune à la salle
de bains et air conditionné).
Quant au resort,
c'est une espèce de mini-village de vacances mais qui reste un mode d'hébergement
plus cher que la moyenne. Il en existe de super sur les îles, dans des cadres
paradisiaques. On y trouve souvent des bungalows, un restaurant proposant des buffets et divers services payants. Mais les resorts manquent cruellement de charme.
Hôtels
Les Chinois forment la majorité des hôteliers de Malaisie. Il s'agit presque toujours d'hôtels bon marché. Les Chinatowns se retrouvent envahies de routards (Penang, Kuala Lumpur). Mais ces hôtels chinois ne brillent souvent pas par leur propreté. Quand ce n'est vraiment pas cher, s'attendre à trouver des chambres sombres, parfois sans fenêtre, des peintures écaillées, des sanitaires plus que rudimentaires...
Comme dans tout pays tropical, les cafards (assez gros) sont ici chez eux. Toujours laisser une lumière allumée avant de se coucher. Les paranos peuvent aussi écarter le lit du mur. Quelques-uns accordent de grosses réductions en basse saison (jusqu'à 50 %). On en a même vu qui proposent ces réductions tout au long de l'année.