Il est possible en Malaisie de trouver un toit à un prix tout à fait modique.
Campings
Ils sont très rares en Malaisie. Camping sauvage autorisé à certains endroits (îles, jungle) ou sur des terrains privés et dans les parcs nationaux du Taman Negara et d'Endau Rompin. Attention aux inondations, fréquentes en période de mousson. Se renseigner auprès du propriétaire du terrain. Bestioles désagréables en bordure de jungle, chaleur souvent pénible (même de nuit). Il existe assez d'adresses très bon marché, incluant douche et ventilo.
Le bon plan du routard : sur les îles de la côte est, lors des week-ends prolongés, on rencontre une forte affluence, et il se peut que les chalets (huttes économiques) soient complets. Vous pouvez alors camper (moyennant quelques ringgits pour l'accès à une douche commune). Rencontres internationales garanties, surtout aux îles de Perhentian, de Kapas et de Tioman.
Auberges de jeunesse et guesthouses
- Voir la rubrique « Avant le départ ».
- Quelques youth hostels, YWCA et autres YMCA officielles dans certaines grandes villes. L'entretien y est assez aléatoire, et ce n'est pas toujours aussi avantageux que les adresses spécialisées dans l'hébergement des petits budgets, genre guesthouse. Question de prix surtout, mais aussi de situation géographique, de services et d'ambiance.
- Le nom guesthouse indique, en principe, des chambres d'hôtes, mais on trouve un peu de tout sous cette appellation, de l'hôtel miteux à l'AJ privée en passant par la pension, du dortoir à la chambre climatisée en passant par la chambre familiale, et c'est en général moins cher qu'un véritable hôtel. Ces espèces d'AJ privées se font une guerre des prix dont on profite !
En principe, au sein de la guesthouse, on doit enlever ses chaussures. Café et thé souvent offerts, services (résas de bus, laverie, Internet...), activités proposées et plein d'infos sur leur région.
Resthouses
Ce sont des sortes d'auberges pour voyageurs, implantées dans le pays par les colons anglais. Certaines sont gouvernementales, d'autres sont devenues privées. Elles gardent un côté traditionnel plaisant, voire désuet, mais l'entretien est aléatoire et les prix toujours un peu plus élevés que la catégorie précédente.
La plupart du temps, elles sont un peu excentrées et conviennent donc mieux aux routards véhiculés. Bien aussi si on voyage en famille, car les chambres sont souvent spacieuses et l'environnement relativement verdoyant... Seuls l'entretien et l'état du bâtiment laissent parfois à désirer.
Chalets, bungalows, resorts
Les nuances sont subtiles, ou plus exactement fonction des fantasmes du propriétaire.
Les chalets se différencient peu des bungalows.
On trouve aussi des A-frame chalets, minuscules abris en bois à la forme triangulaire (en A). Toujours en bois, parfois sur pilotis (comme les maisons traditionnelles malaises), on rencontre ces constructions sur les plages de la côte est, ainsi que sur les îles touristiques. Les prix varient de 1 à 10 en fonction du confort (du ventilo-douche commune à la salle de bains et air conditionné).
Quant au resort, c'est une espèce de mini-village de vacances qui reste un mode d'hébergement plus cher que la moyenne. Il en existe de super sur les îles, dans des cadres paradisiaques. On y trouve souvent des bungalows, un confortable resto proposant des buffets, et plein de services qui peuvent faire grimper l'addition. C'est le lieu idéal pour goûter aux joies du luxe à un prix encore abordable. Mais les resorts récents manquent cruellement de charme.
Hôtels
Les Chinois forment la majorité des hôteliers de Malaisie ! Il s'agit presque toujours d'hôtels bon marché. Les Chinatowns se retrouvent du même coup envahies de routards (Penang, Kuala Lumpur) !
Mais quand ce n'est vraiment pas cher, s'attendre à trouver des chambres sombres, parfois sans fenêtre, des peintures écaillées, des sanitaires plus que rudimentaires...
Comme dans tout pays tropical, les cafards (assez gros) sont ici chez eux. Un truc : toujours laisser une lumière allumée (par exemple dans la salle de bains, en fermant la porte) avant de se coucher. Les paranos peuvent aussi écarter le lit du mur. Cas extrême : plongez les quatre pieds du lit dans un petit récipient rempli d'eau.
Dans les grandes villes et zones touristiques, on trouve également sans problème des hôtels luxueux et dotés du confort conforme aux normes internationales. Quelques-uns accordent de grosses réductions en basse saison (jusqu'à 50 %).