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Madrid

Activités

Agendas culturels

- L'office du tourisme publie une revue mensuelle gratuite, En Madrid, What's on. On y trouve les spectacles, expos et événements du mois.
- Pour savoir tout ce qui se passe en ville : Guía del Ocio, l'équivalent du Pariscope, pour 1 €. Chaque vendredi. Pour les endroits un peu branchés du moment, servez-vous des flyers que vous trouverez dans les bars. Le vendredi, la plupart des quotidiens offrent un supplément culturel et pratique, Metropoli.
- Nombreux cinémas sur la Gran Vía, autour du métro Callao. Les cinés Princesa et Luna proposent des films en v.o.

Vie nocturne

- La nuit, le sport favori est la navigation d'un comptoir à un autre. Les paseos du Prado, de Recoletos et de la Castellana sont les endroits les plus fréquentés.
- Le quartier très animé de Malasaña s'organise autour de la plaza Del Dos de Mayo. Qu’on se le dise, c’est un quartier de copas, où l’on vient prendre un verre jusqu’à des heures avancées de la nuit. Grosso modo, à l’ouest de la calle de Fuencarral et autour des calles (semi-piétonnes) de Velarde, de San Andrés, Vicente Ferrer, Palma et de la fac des arts appliqués, vous rencontrerez un incroyable melting-pot culturel qui se révèle la nuit tombée, et pas mal d’adresses à l’esprit alternatif. Vieux punks sur le retour, étudiants, jeunes gens modernes, paumés sirotant leur bibine sur un banc, cœurs délaissés en quête de l'oubli, amoureux de « performances » et autres happenings...
- Chueca est un secteur très vivant. C'est le quartier homosexuel, grand comme un mouchoir de poche. Mais ici, pas vraiment d’esprit de ghetto. Les jeunes (ou moins jeunes) - homos et hétéros - viennent avant tout profiter de l’animation et des nombreux bars branchés qui ne désemplissent pas en fin de semaine. Plus qu’ailleurs, la vie nocturne dans ce quartier est grande consommatrice de lieux.
- Vers l'avenida de Brasil, c’est le quartier chic qui bouge. Entre appartements de luxe cachés dans des immeubles à l'architecture banlieusarde et bureaux, un nombre croissant de disco-bars et boîtes à la clientèle pija (BCBG). Ils jouent à touche-touche le long de l’avenida de Brasil. Quelques bars à tapas juste à côté pour prendre des forces.

Les boîtes de nuit

Tremplins de la Movida au début des années 1980, les clubs de Madrid ont une chaude réputation dans toute l'Europe. D'abord par leur nombre (il y en a au moins 100), mais aussi par leur diversité et leur ouverture. En semaine, il vous sera possible d'entrer presque partout, même dans les clubs qui affichent le week-end un élitisme bon teint. Le physionomiste de l'entrée est plus là pour vous saluer que pour vous refouler. La sélection se fait, en pratique, par l'argent. En semaine, les clubs (on les appelle discoteca ou sala) sont parfois gratuits, sinon, l’entrée reste raisonnable. En revanche, le week-end, le droit d'entrée qui comprend une conso est assez élevé. Ne négligez pas les petits coupons (les flyers) que l’on distribue dans la rue et qui finissent, la plupart du temps, emportés au petit matin par les services de nettoyage de la ville. Ils donnent droit à une entrée réduite ou même gratuite, généralement valable jusqu’à 2 h du matin. Sachez aussi que certaines boîtes changent de nom en fonction du jour de la semaine !
À Madrid, on va en boîte comme on va au bar. On y reste une heure et on file dans une autre...

Concerts

Pour assister à un concert, pas de problème ! Il y en a pour tous les goûts et pas besoin d’attendre le week-end !
Autour de la plaza Santa Ana dans un lacis de petites rues très animées, les bars-musicaux sont légions. Vous y passerez, forcément. Dans le quartier de Lavapiés aussi, l’animation ne manque pas : depuis peu, le quartier a le vent en poupe auprès d’une nouvelle population constituée d’artistes, tendance bohème. Certains n’hésitent pas à dire que dans quelque temps, Lavapiés sera l’un des quartiers branchés de Madrid.

Corrida

Aficionado ou non, il serait dommage de venir à Madrid sans assister à une corrida à Las Ventas, la deuxième plus grande plaza mondiale (avec plus de 23 000 places) après celle de Mexico. C'est un passage obligé pour qui veut inscrire ses lettres de noblesse tauromachique.
À Madrid, on ne pardonne aucune erreur au torero venu chercher sa confirmation ; un public d'aficionados jusqu'à la caricature. Acclamé par les mouchoirs blancs ou humilié par les sifflets de la foule, le torero est seul face au taureau bravo, une immense bête sauvage et racée pouvant peser jusqu'à 600 kg et plus. Ambiance garantie !
Le prix des places est fonction du rang et de la situation : à l'ombre (sombra) ou au soleil (sol). Les places du 1er rang (barreras), ainsi que les loges du 1er étage (palcos) sont les plus appréciées. Mais des gradins (gradas), on a une très bonne vue d'ensemble. Une place coûte au moins aussi cher qu'un bon concert de rock.

Shopping

- Pour tout ce qui concerne le flamenco, vous trouverez de très bonnes adresses à Madrid qui vendent outre les robes et autres accessoires de flamenco, des livres, des guitares, des CD.
- Pour les achats chic, une seule direction, la rue Ortega y Gasset. À la même hauteur, au no 61 de la calle Serrano, une galerie occupe l'ancien immeuble du journal ABC. Pour le plaisir des yeux, le marché couvert de la calle Ayala. Pour de belles antiquités, parcourez aussi la rue Conde de Aranda.
- Dans la calle de Fuencarral, nombreux magasins de fringues branchées et de créateurs. Assez cher toutefois. Ceux qui recherchent des friperies, déambuleront plutôt le long de la calle de Hortaleza. Bien entendu, plusieurs boutiques spécial homos (fringues, librairies, ustensiles de toutes sortes, etc.) autour de la place Chueca, dans les rues de Pelayo et de Hortaleza. Enfin, nombreux magasins de chaussures dans le coin où l’on peut trouver quelques bonnes affaires.
Autour de la puerta del Sol est le quartier commercial par excellence. Dans la calle Mayor s'alignent des boutiques de jeans.
Pensez à ramener du vin, du jambon ou du turron de l’une des nombreuses boutiques spécialisées madrilènes.

Musées

Madrid aligne quelques excellents musées, dont le célèbre Prado qui présente des collections uniques au monde et lui vaut une place dans le peloton de tête des capitales artistiques européennes. Les étudiants peuvent bénéficier de réductions, mais doivent présenter leur carte. Les prix sont comparables aux prix français avec plus de musées gratuits.
Pour les plus accros, on rappelle l'existence de l'abono Paseo del Arte, un forfait permettant l'entrée au Prado, au Thyssen et à la Reina Sofía (14,40 €).

Le Prado

L’un des plus beaux musées du monde, rénové et agrandi fin 2007. Installé dans un édifice du XVIIIe siècle, crée en 1819 par Ferdinand IX. Pour en découvrir l’essentiel, réservez-vous au moins une après-midi. Il abrite plus de 5 000 œuvres du XIVè siècle au début du XIXème, issues des collections uniques, que les rois d’Espagne ont conservé depuis Charles-Quint. Le Prado représente un fabuleux panorama de la peinture espagnole avec ses grands maîtres : Velasquez (« Les Ménines à la cour de Philippe IV »), Goya (les « Mayas », « Famille de Charles IV), Zurbaran (« Vision de saint Pierre Nolasque »)... Le Greco, crétois à l’âme espagnole, est aussi largement représenté (« La Sainte Trinité »). Le Prado abrite aussi des œuvres somptueuses des écoles italiennes et flamandes. On y trouve de grands noms tels que Bosch, Rubens, Bruegel, Raphaël, Titien, Tintoret, Véronèse, Botticelli, Caravage, Poussin, Watteau, Rembrandt...

Le musée Thyssen-Bornemisza

Depuis octobre 1992, la collection longuement convoitée d’Hans Heinrich Thyssen est définitivement proposée au public. L’héritier Thyssen, grand collectionneur d’art, n’a pas donné sa collection à l’Etat espagnol mais lui aurait vendu pour 400 millions d’euros. En tout cas, nous, on est content de s’en mettre plein les yeux. Répartie dans plus de 40 salles sur 3 étages (18 000 m2), la collection compte près de 1 000 tableaux. Même les plus réfractaires à la peinture risqueraient bien d’être séduits. Tous les plus grands noms qui ont marqué l’histoire de la peinture y sont. Les œuvres sont exposées de façon chronologique ce qui permet de comprendre l’évolution de la peinture à travers les siècles depuis le XIIIème jusqu’au XXème. Parmi les artistes : Durer, Titien, Goya, Degas, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Sisley, Pissarro, Matisse, Braque, Léger, Renoir, Kandinsky ou Rothko... Bref, on en passe. Une collection richissime.

Le Centre des Arts de la reine Sofia

Ancien hôpital reconverti en centre d’exposition consacré aux œuvres et aux mouvements les plus significatifs de l’art du Xxe siècle. En 2005, un nouveau bâtiment d’inspiration futuriste dessiné par Jean Nouvel est venu agrandir le musée. « Guernica » de Picasso est le clou de l’exposition mais le musée de la Reine Sofia (du nom de l’épouse du souverain Juan Carlos) abrite bien d’autres chefs-d’œuvre. Alors pour le plaisir des yeux, ne pas manquer les superbes tableaux de Salvador Dali « Le grand masturbateur », « Femme à sa fenêtre », et aussi Miro, Magritte, Juan Gris, Max Ernst, Picabia et Klein et ses célèbres monochromes.

Autres musées

Madrid compte de nombreux autres magnifiques musées, comme le musées naval, l’un des plus beaux musées maritimes au monde ; le Musée archéologique ; le musée Sorolla (ancienne demeure-atelier du peintre) ou le musée de l’Académie des Beaux-Arts de San Fernando.





 



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