- Nom officiel : République libyenne.
- Superficie : 1 759 540 km².
- Population : 6 355 000 habitants (estimation 2010). 90 % des Libyens habitent dans les villes
côtières.
- Densité : 3,6 habitants/km².
- Capitale : Tripoli.
- Régime et tête de l'État : après 6 mois de guerre civile, le Conseil national de transition a pris le pouvoir de facto le 23 août 2011. Le CNT est présidé par Moustapha Abdeljalil.
- Langues : arabe (langue officielle), le berbère est parlé dans
les oasis ainsi que dans les villages de montagne. L’italien, l’anglais
et plus rarement le français, sont aussi parlés.
- Religion : islam sunnite.
- Monnaie : dinar libyen.
- Indice de développement humain : La Libye est le pays le plus développé d’Afrique au regard de l’indice de développement humain
(IDH, qui tient compte du PIB/habitant, du niveau d’éducation et de
l’espérance de vie de ses habitants). Classée au 56e rang
mondial (sur 177 pays), elle est loin devant le Maroc (126e rang).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le site archéologique de Cyrène ; le site archéologique de Leptis Magna ; le site archéologique de Sabratha ; les sites rupestres du Tadrart Acacus ; l'ancienne ville de Ghadamès.
Économie
Depuis la découverte du pétrole en 1958, l’exploitation de l'« or noir », et
dans une moindre mesure sur celle du gaz naturel, a bouleversé les fondements
de la société libyenne. Le pétrole représente près du quart du PIB. Malgré
l’embargo commercial imposé par les pays occidentaux, levé en 2003, la
manne pétrolière a permis le développement du secteur chimique
et sidérurgique, autorisant la Libye à limiter ses importations
dans ces domaines. En revanche, la totalité des biens de consommation sont
importés.
2e secteur de l'économie libyenne, l’agriculture se résume à des
cultures vivrières le long du littoral ou dans les oasis. L’élevage a toujours joué un rôle important en Libye,
pays de tradition nomade. ’est en investissant massivement dans le secteur agricole que l’État
libyen a su tirer son épingle du jeu. Si la majorité des terres
fertiles se situent sur la côte, c’est du Sahara que les Libyens
tirent une partie significative de leurs ressources alimentaires. Depuis la mise en culture sur pivot dans les oasis du
Sud, la production de céréales a été multipliée
par 20 ! Cependant, la majorité des produits alimentaires doivent encore être importés.
Sur la côte, le projet pharaonique dit « de la grande rivière
» consiste à capter l’eau dans les nappes aquifères
du Sud pour l’acheminer jusqu’aux villes côtières. Il a
dopé l’agriculture (production de blé, d’orge, des
dattes et des amandes). Passons sous silence le désastre écologique
: épuisement des ressources non renouvelables, dessèchement des
sols par le sel à cause de l’excès d’évaporation,
etc.
Après les 42 ans de règne de Kadhafi et au lendemain de la révolution de 2011, le bilan, ne serait-ce qu'économique, est lourd : infrastructures insuffisantes et défaillantes, faiblesse du domaine tertiaire, trop forte dépendance des hydrocarbures... La diversification de l'économie se présente comme un projet d'avenir.