- Superficie : 582 647 km², un peu plus grand que la France.
- Population estimée : 3p millions d'habitants (estimation 2009).
- Taux de croissance : 2,75 %.
- Taux de fécondité : 4,6 enfants par femme.
- Espérance de vie : 58 ans.
- Taux d'alphabétisation : 85,1 %.
- Capitale : Nairobi (3 millions d'habitants).
- Divisions administratives : 7 provinces et 1 district :
Central, Coast, Eastern, Nairobi Area, North-Eastern, Nyanza, Rift Valley, Western.
- Langues officielles : swahili, anglais.
- Monnaie : shilling kenyan (Ksh).
- Régime : présidentiel depuis le 12 décembre 1963.
- Chef de l'État et du gouvernement : Mwai Kibaki, depuis décembre 2002.
- Religions : 45 % de protestants, 33 % de catholiques, 12 % d'animistes et d'hindous,
10 % de musulmans.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les parcs nationaux du lac Turkana, le parc national et la forêt naturelle du mont Kenya, et la vieille ville de Lamu.
Économie
- Le système Harambee : L'économie kenyane n'a pas connu de rupture traumatisante lors de l'accession
du pays à l'indépendance. De nombreux Britanniques sont toujours à la tête des plus grandes exploitations fermières du pays.
Aujourd'hui, le secteur de l'agriculture occupe encore près de 75 % de la population et compte pour un quart du PIB.
- Le tourisme : Au début des années 1980, Les modes du safari et des vacances sous les tropiques hissèrent le Kenya au 1er rang du tourisme africain. Le pays reçut jusqu'à 1 million de visiteurs par an. Le tourisme remplaça même l'agriculture comme première source de devises. Avec le coup d'État de 1982, il amorça cependant une chute spectaculaire, confortée par les tensions ethniques, le braconnage, la délinquance urbaine. Un net redressement est observé aujourd'hui, mais le Kenya doit désormais faire face à la concurrence de la Tanzanie, du Botswana et de l'Afrique du Sud.
- Crise de confiance et nouvelle donne : Avec les années
1990, le pays s'enlise dans le marasme mondial. Il y a bien l'agriculture qui
s'est engouffrée dans une nouvelle voie prometteuse : l'horticulture. Les pays européens constituent un débouché pour les fruits, les légumes et les fleurs du Kenya. Le pays a également amorcé une réduction de la dépendance énergétique. Mais en 1997, le FMI décide de suspendre son aide financière pour protester contre la corruption du régime et entraîne, dans son sillage, les autres bailleurs de fonds. Le coup est rude pour l'économie. Entre 1999 et 2001, le Kenya doit faire face à l'une des plus grandes sécheresses de ces dernières décennies.
- Le défi démographique et social : Malgré le chemin parcouru depuis l'indépendance, la croissance économique n'a toujours pas rattrapé une démographie longtemps galopante. Aujourd'hui, les naissances se sont stabilisées, mais 23 % de la population vit avec moins d'1 $ par jour), 56 % des habitants sont considérés comme pauvres, plus de 15 % de la population en âge de travailler est officiellement au chômage. De plus, il n'y a pas de salaire minimum légal.
- Un tableau contrasté : Le Kenya connaît un regain de la fréquentation touristique. Le Kenya est le pays le plus industrialisé d'Afrique de l'Est, son agriculture est performante, et sa main-d'œuvre très bon marché, ce qui est censé attirer les investisseurs. Le pays semble donc capable de sortir du rouge. Mais la lutte contre la corruption est loin d'être gagnée.