- Superficie : 582 647 km², un peu plus grand que la France.
- Population estimée : environ 40 millions d'habitants (estimation 2010).
- Taux de croissance : 2,57 %.
- Taux de fécondité : 4,6 enfants par femme.
- Espérance de vie : 55,6 ans.
- Taux d'alphabétisation : 73,6 %.
- Capitale : Nairobi (3 millions d'habitants).
- Langues officielles : swahili, anglais.
- Monnaie : shilling kenyan.
- Régime : présidentiel depuis le 12 décembre 1963.
- Chef de l'État et du gouvernement : Mwai Kibaki, depuis décembre 2002.
- Religions : 45 % de protestants, 33 % de catholiques, 12 % d'animistes et d'hindous,
10 % de musulmans.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les parcs nationaux du lac Turkana ; le parc national et la forêt naturelle du mont Kenya ; la vieille ville de Lamu ; les forêts sacrées de kayas des Mijikenda, au titre du patrimoine oral et immatériel.
Économie
Le système Harambee
L'économie kenyane n'a pas connu de rupture traumatisante lors de l'accession
du pays à l'indépendance. De nombreux Britanniques sont toujours à la tête des plus grandes exploitations fermières du pays.
Aujourd'hui, le secteur de l'agriculture occupe encore près de 75 % de la main-d'œuvre et compte pour près d'un quart du PIB.
Le tourisme au secours de l'agriculture
La fluctuation des cours mondiaux du thé et du café provoqua des faillites en série d'investisseurs et de spéculateurs. Les sécheresses successives, qui culminèrent en 1984 et en 1992, engendrèrent des situations de disette dans le nord et l'ouest du pays.
L'émergence du tourisme est tombée à point. Les modes du safari et des vacances sous les tropiques ont hissé le Kenya au premier rang du tourisme africain. Le Kenya doit désormais faire face à la concurrence de la Tanzanie, du Botswana et de l'Afrique du Sud.
Crise de confiance et nouvelle donne
Avec les années 1990, le pays s'enlise dans le marasme mondial. Il y a bien l'agriculture qui s'est engouffrée dans une nouvelle voie prometteuse : l'horticulture. Mais en 1997, le FMI décide de suspendre son aide financière pour protester contre la corruption du régime. Le coup est rude pour l'économie.
Le défi démographique et social
La croissance économique n'a toujours pas rattrapé une démographie longtemps galopante. La délinquance et la corruption ont du mal à régresser.
Pourtant l'économie kenyane possède un réel potentiel : c'est le pays le plus industrialisé d'Afrique de l'Est, son agriculture est performante, et sa main-d'œuvre très bon marché. Le pays possède une classe moyenne bien formée, fait unique dans la région.
Un tableau contrasté
Les perspectives de l'économie kenyane dépendent beaucoup de la stabilité politique.
L'estimation du coût des mesures destinées à « relocaliser » les centaines de milliers de personnes déplacées était estimé, début avril 2008, à 468 millions de dollars... De quoi plomber durablement le budget de l'État.
On fonde de grands espoirs sur le marché commun de l'EAC (East African Community), qui doit permettre la libre circulation de la main-d'œuvre, des marchandises et des capitaux dans cinq pays.
Droits de l'homme
À l'issue d'une enquête de la Cour pénale internationale (CPI), six des principaux responsables présumés des violences post-électorales issus des deux camps en présence ont été identifiés.
À la suite de ces événements, près de 650 000 Kenyans avaient trouvé refuge en Ouganda. Ils devraient pouvoir revenir au Kenya, mais certains hommes politiques kenyans n'hésitent pas à attiser les braises en incitant les populations à s'opposer à leur réinstallation. La Kenya Human Rights Commission demande à ce que des poursuites soient engagées à l'encontre des auteurs de ces appels à la haine.
Si la situation s'est nettement améliorée au niveau politique, l'adoption par référendum d'une nouvelle Constitution a été à l'origine de nouveaux incidents. Hors des circuits touristiques, les conditions de vie dans les quartiers populaires génèrent un climat de violence qui échappe de plus en plus à l'État.
Les forces de l'ordre se rendent coupables de nombreuses exactions.
Les violences domestiques demeurent nombreuses, et les ONG regrettent le fait que les femmes n'ont pas ou ont peu accès à la justice. Elles dénoncent également les conditions de travail dans l'industrie horticole kenyane, une des principales ressources du pays.