Santé
Le Kenya est un pays pauvre et qui mise en grande partie sur le tourisme pour s'en sortir. La protection sanitaire des voyageurs s'améliore régulièrement. Mais on cache aux touristes, à leurs agents de voyages et aux tour-opérateurs, une bonne partie des risques qui subsistent.
Les vaccins
- Le Kenya n'exige aucun vaccin à l'entrée de son territoire pour les voyageurs en provenance d'Europe. On peut librement entrer sans vaccination contre la fièvre jaune. Pourtant, le pays se situe en pleine zone de transmission de la maladie.
- La Tanzanie exige, pour l'entrée sur son territoire en provenance du Kenya, la vaccination contre cette maladie.
Médicalement, il ne faut donc tenir aucun compte de ce que racontent les autorités sanitaires de ces pays et encore moins leurs ambassades.
Les vaccins « universels » :
Le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche et l'hépatite B.
Le vaccin « obligatoire » : fièvre jaune.
Les vaccins du voyage :
- Hépatite A : il ne faut partir en Afrique noire qu'immunisé contre cette très fréquente maladie.
- Typhoïde : vaccin recommandé à tous les voyageurs qui se rendent dans un pays de basse hygiène. Mais ce n'est pas un drame si le voyageur part non vacciné.
- Méningite à méningocoque : vaccin peu utile pour le touriste en court séjour safari, mais très recommandé en cas de séjour plus long avec immersion dans la population autochtone.
- Rage : vaccin peu utile pour le touriste en court séjour safari. Très recommandé en cas de séjour long en zones rurales éloignées, et à ceux qui seront ou pourront être en contact régulier avec les animaux.
Le paludisme (la malaria)
Il y a du paludisme partout au Kenya et en Tanzanie, y compris dans les capitales, à l'exception
des zones situées à une altitude de plus de 2 000 m. Le paludisme ne se transmet que du coucher au lever du soleil.
La prévention repose sur
les mesures suivantes :
- Dès la tombée de la nuit, porter des vêtements recouvrant le maximum de surface
corporelle ; au mieux, ces vêtements auront été imprégnés ou vaporisés d'insecticide.
- Sur les parties restées découvertes, appliquer régulièrement des répulsifs anti-moustiques réellement efficaces sur
les moustiques tropicaux (Insect Écran).
- Utiliser abondamment les serpentins incandescents (sauf dans la chambre à coucher aux fenêtres fermées), les diffuseurs électriques...
- S'il n'y a pas de système d'air conditionné parfaitement hermétique et qui
fasse descendre la température en permanence dans une zone proche du froid,
il est indispensable de n'accepter de dormir que sous moustiquaire imprégnée
d'insecticide.
L'hygiène alimentaire
Les boissons
- Ne consommer que des boissons industrielles décapsulées devant vous. C'est une précaution nécessaire, mais non suffisante : certains malfrats se sont équipés de machines à capsuler et fournissent une eau pourrie à la marque irréprochable.
- Avoir sur soi des comprimés de désinfection de l'eau ou Micropur® DCCNa ; mieux encore, un filtre microbien type Katadyn.
- Tout ce qui a été bouilli est sûr : thé, café... sous réserve que le verre soit propre.
- Éviter les glaçons.
La nourriture
SE LAVER LES MAINS avant de manger (on devrait le faire partout).
- Les fruits et les légumes seront lavés, pelés, bouillis ou rejetés.
- Les viandes seront consommées bien cuites et servies très chaudes.
- Poissons et crustacés : pas de problème s'ils sont frais.
- Coquillages : interdits.
- Produits laitiers, dérivés et glaces : à éviter, sauf si produits industriellement.
Sexualité
Le sida fait des ravages en Afrique de l'Est, et près de 16 % des Kenyans sont porteurs du virus HIV (et non 7 % comme le dit le gouvernement). Le Kenya est l'un des pays d'Afrique où le sida frappe le plus. Impératif d'enfiler votre imperméable. Les supermarchés vendent des condoms.
Dangers et enquiquinements
Les précautions habituelles en voyage sont essentielles : ne laissez rien traîner de précieux dans les chambres d'hôtel, évitez les bijoux ostentatoires dans la rue et, si possible, de créer toute tentation (appareil photo en bandoulière).
Le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement l'archipel de Lamu et sa région.
Le vol
Les Mzunguns (Blancs) sont souvent victimes des pickpockets qui sillonnent les rues des villes ou dans les bus et les matatus bondés. À Nairobi, prenez garde en particulier dans le bus n° 34 en provenance de l'aéroport.
Mettez vos valeurs à l'abri dans le coffre de l'hôtel ; et le strict minimum dans des poches inaccessibles. Ayez l'air d'un Européen vivant au Kenya : portez une tenue passe-partout et marchez d'un pas décidé.
Si vous êtes en voiture, ne laissez pas d'objets apparents. Au stationnement, pas de véhicule sans surveillance, même fermé à clé.
La pratique du car jacking (attaque en voiture) est en augmentation à Nairobi.
Jamais de camping sauvage, et dans les campings, assurez-vous toujours qu'il y a bien un gardien pour la sécurité.
Sur les plages, les femmes seules sont sollicitées, les beach-boys les repèrent de loin.
La drogue
Mieux vaut ne pas y toucher. Il existe une marijuana locale (banghi), largement cultivée et fumée au Kenya, mais la façon d'en obtenir vous ferait courir d'énormes risques.
Les agressions
De plus en plus fréquentes en ville, les attaques à main armée sont une triste réalité. Ne vous promenez jamais seul de nuit, mais on peut aussi se faire braquer en pleine journée.
À Nairobi, même si la situation s'est améliorée, la nuit, on circule en taxi.
Sur toute la côte de l'océan Indien, il est déconseillé de marcher dès qu'il fait sombre le long des plages ainsi que d'un hôtel à un autre.
Si vous louez un véhicule, ne roulez pas de nuit non plus.
- Conseil très important : en cas d'agression, NE RÉSISTEZ PAS.
La route
Tout le quart nord-est du pays, en direction de la Somalie, est aux mains des shiftas, des bandits armés venus de ce pays au moment de la guerre civile. Ils rançonnent et dépouillent tous ceux qui passent par là.
Sporadiquement, des combats entre tribus rivales éclatent dans la région du lac Turkana. Les raids-surprises sur les villages voisins sont chose courante. Renseignez-vous avant votre départ.
La route de Malindi à Lamu, longtemps livrée aux shiftas, est désormais plutôt sûre. Mais renseignez-vous quand même une fois sur place. Les bus et les véhicules privés doivent néanmoins être escortés par un gendarme.
Les arnaques
Nettement plus fréquentes que les risques d'agression ou de guerre, surtout à Nairobi. Le principe
: gagner la confiance d'un touriste pour lui soutirer une somme d'argent.
Ne donnez pas d'argent aux enfants qui demandent une donation. Mieux vaut leur acheter directement un sachet de pain. Ne ramassez pas une éventuelle enveloppe bourrée
de billets dans la rue.
Gardez à l'esprit que les Kenyans sont eux aussi victimes des malfaiteurs. Pas de paranoïa donc.