La plongée sous-marine
Pourquoi ne pas profiter de votre escapade dans ces régions, où la mer est souvent calme, chaude, accueillante et les fonds riches, pour vous initier à la plongée sous-marine ?
Il suffit d'avoir au moins 8 ans et d'être en bonne santé. La prise de médicaments est incompatible avec la plongée. Sauf pour le baptême, un certificat médical vous est normalement demandé, et c'est dans votre intérêt. L'initiation des enfants requiert un encadrement qualifié dans un environnement approprié.
ATTENTION : pensez à respecter un intervalle de 12 à 24 h avant de prendre l'avion. Même chose si vous devez rejoindre Amman ou Pétra, perchées à près de 900 m d'altitude.
La plongée en Jordanie
Largement fréquentée par les marins depuis la nuit des temps, la mer Rouge a nourri les fabuleuses aventures d'Henri de Monfreid, avant d'être explorée - dans les années 1960 - par le commandant Cousteau.
Aujourd'hui, elle est devenue l'une des destinations de plongée les plus prisées au monde. Les conditions d'exploration sont idéales : température de l'eau entre 21 et 29 °C, limpidité remarquable et profondeurs accessibles aux débutants comme aux confirmés. Les plongeurs peuvent y tremper leurs palmes toute l'année. Préférez cependant les mois d'avril et mai pour le climat agréable et les vents assez calmes. Côté jordanien, le golfe d'Aqaba livre un récif corallien éclatant de richesse et de vie.
Le roi Abdallah, passionné de plongée sous-marine, s'implique personnellement dans la protection de cet environnement fragile.
Une bonne partie du littoral jordanien s'inscrit dans l'Aqaba Marine Park, réserve créée en 1997, où se concentre la plongée. Débutants et confirmés évoluent facilement dans une féerie de couleurs vives.
Certes, un type de corail brûle, quelques poissons (très peu) piquent, et l'on parle (trop) des requins... Mais la crainte des non-plongeurs est disproportionnée par rapport aux dangers réels.
Règle d'or : respectez absolument cet environnement délicat. N'apportez pas de nourriture aux poissons, ne touchez à rien, et attention où vous mettez vos palmes !
Les centres de plongée
La majorité des clubs sont affiliés à l'organisme international PADI (Professional Association of Diving Instructors), dont les règles et standards de plongée sont aujourd'hui reconnus sous toutes les mers du globe.
D'autres sont aussi rattachés à la CMAS (Confédération mondiale des activités subaquatiques), dont les méthodes sont assez similaires. Dans tous les cas, l'encadrement est assuré par des instructeurs certifiés. S'adresser à eux en priorité.
Un bon centre de plongée est celui qui respecte toutes les règles de sécurité, sans négliger le plaisir. Méfiez-vous d'un club qui vous embarque sans aucune question préalable sur votre niveau. Regardez si le centre est bien entretenu, si le matériel de sécurité obligatoire est présent, s'il n'y a pas trop de plongeurs par moniteur (6 maximum), et si vous n'avez pas trop à porter l'équipement.
Les diplômes des instructeurs doivent être affichés
Les clubs d'Aqaba acheminent leurs clients en minibus jusqu'aux spots de plongée.
Les chameaux
En réalité, il n'y a que des dromadaires en Jordanie (une seule bosse). On les appelle chameaux par abus de langage.
C'est en quittant Amman pour aller vers le Sud que vous rencontrerez vos premiers chameaux. La plupart des sites touristiques proposent des promenades : mer Morte, Pétra, plages d'Aqaba. Mais c'est dans le wadi Rum, en plein désert, que vous pourrez tenter une véritable expérience digne de Lawrence d'Arabie...
Comment monter à dos de chameau ?
Comme avec un cheval, des précautions s'imposent. D'abord, portez des vêtements adéquats. L'idéal : un pantalon ample et souple mais suffisamment épais, voire rembourré, style Jodhpur ou treillis militaire. N'oubliez pas non plus casquette, chapeau ou keffieh, ainsi que des lunettes de soleil.
Vous commencerez à petite dose : 1 h suffit largement la première fois.
Moment crucial : la montée en selle. Attention quand vous enfourchez la bête : elle se redresse aussitôt qu'elle sent votre poids. Vertige garanti (c'est haut, un chameau) et chute probable si vous ne vous agrippez pas bien au pommeau... Le bon chamelier est celui qui garde son pied sur le genou de sa monture jusqu'à ce que vous soyez bien en selle.
Deuxième phase : trouver la position idéale. Le meilleur moyen de garder son équilibre est de mettre un pied en travers de l'encolure et de poser l'autre dessus. Évitez toutefois de frotter le cou de l'animal, ça finirait par l'agacer à la longue. Ensuite, ne reste plus qu'à suivre les mouvements de l'animal, en accompagnant du buste l'ondulation de son corps.
Après tout ça, la descente de chameau est peut-être encore plus impressionnante que la montée. Ultime conseil : bien se pencher en arrière et cramponner le pommeau avant et arrière au moment où l'animal s'agenouille, car non seulement votre corps s'affaisse d'un seul coup, mais il est aussi propulsé vers l'avant.