Santé
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère que le Japon possède un niveau sanitaire équivalant à celui de l'Europe de l'Ouest ou de l'Amérique du Nord. Les grands fléaux infectieux ont été depuis longtemps éliminés : on notera à ce sujet que l'encéphalite japonaise ne porte plus cet adjectif que pour des raisons historiques (alors qu'elle continue à sévir dans tous les pays d'Asie du Sud et d'Extrême-Orient).
Le système de santé publique est très performant et s'applique à des gens très disciplinés ; par exemple, lors de la grande épidémie de SRAS de 2003 qui secoua l'Asie, il n'y eut aucun cas au Japon.
À noter toutefois la fréquence assez élevée de toxi-infections alimentaires et de parasitoses (anisakiase) liées à l'importante consommation de produits de la mer.
La dengue est rare, alors qu'elle est de plus en plus fréquente dans toute l'Asie méridionale. Pas de rage. Fréquence basse de l'hépatite B, du VIH et des MST.
Il n'y a donc aucune vaccination particulière pour un séjour au Japon : être à jour des vaccinations du calendrier vaccinal français suffit.
La médecine curative est aussi de qualité, mais très onéreuse et à régler immédiatement (assurance impérative). À Tokyo, une dizaine de médecins seulement parlent le français ; à Kyoto, aucun. Anglais un peu plus fréquemment parlé, mais n'imaginez pas trouver un médecin anglophone au cabinet du coin de la rue.
Dangers et enquiquinements
On se demande si cette rubrique appliquée au Japon a encore un sens ! Le Japon est sans doute le pays le plus sûr du monde, le plus organisé, le plus propre, celui où les dangers semblent ne pas exister du fait de l'homme mais seulement du fait de la nature.
Pays situé dans une zone sismique, le Japon connaît de temps en temps des séismes, et parfois des tsunamis (le mot est d'origine japonaise). Le système gouvernemental de contrôle et de surveillance est si développé que les Japonais (et donc les touristes) sont tenus au courant des risques dès les premières secousses. C'est aussi un pays touché par les typhons d'automne (septembre-octobre), qui atteignent le littoral du Sud. Là encore, vous ne risquez pas d'être pris au dépourvu car les systèmes de surveillance météorologique font vite et bien leur travail de prévention et d'information.