Transports et déplacements Islande

Louer une voiture, faire passer la sienne par le ferry ou s’en remettre aux bus en été ? À chaque option ses avantages et... son coût !

Le bus

L’Islande est desservie par trois compagnies principales : Strætó (compagnie publique), qui opère toute l’année et possède le réseau le plus étendu, Sterna et Reykjavík Excursions, qui fonctionnent, au mieux, de mai à mi-octobre (et seulement de fin juin à fin août pour les pistes de l’intérieur).
Il existe des liaisons dans toutes les régions les plus touristiques du pays, à l’exception des fjords du Nord-Ouest (en particulier au-delà de Hólmavík), même si cela devrait s'améliorer dans les années à venir.

Quoique pas vraiment bon marché, le bus reste le plus économique pour découvrir l’Islande si vous êtes seul, voire à deux. On peut acheter les billets en ligne, à la gare routière ou directement à bord ; vu leur prix à l’unité (cher), l’achat d’un forfait (passport) peut s’avérer plus intéressant. Toutefois, comparez bien les options proposées par rapport au périple que vous imaginez faire.

  • Par exemple, la compagnie Sterna propose le Golden Circle, au départ de Reykjavík ou Selfoss, qui permet de rejoindre les sites du Cercle d’Or (Þingvellir, Geysir et Gullfoss).
  • Le Full Circle Passport permet de faire le tour de l’île entre la mi-juin et fin août, sans limitation de temps, mais uniquement sur la route circulaire 1, et ne permet pas de retour en arrière.

Les forfaits proposés par Reykjavík Excursions sont pour les bus « excursion » et disponibles uniquement de mi-juin à la 1re semaine de septembre mais, contrairement à ceux proposés par Sterna, des retours en arrière sont autorisés avec certains d’entre eux (les plus chers).

Certaines lignes n’existent donc qu’en été et nombre de destinations, même parmi les plus populaires, ne sont desservies qu’une seule fois par jour. Les horaires sont bien respectés.
Pour ce qui est des bus de l’intérieur, ils ne commencent à circuler que fin juin, voire début juillet, jusqu’à fin août. Renseignez-vous bien avant d’établir votre itinéraire.

Important : les prix fluctuant énormément ces dernières années en Islande, il est préférable, en organisant votre voyage, de consulter le site internet des compagnies, où vous trouverez toutes les dessertes, formules (carte à l’appui), horaires et prix.
Dernière remarque : la plupart des compagnies acceptent le transport des vélos, pour un prix d’environ 3 500 ISK.

Le réseau

  • Strætó : unique compagnie publique nationale, Strætó assure les transports urbains à Reykjavík et Akureyri, et dessert le Sud jusqu’à Höfn, la péninsule de Snæfellsnes, Hólmavík au début des fjords du Nord-Ouest, le Nord jusqu’à Siglufjörður et l’Est jusqu’à Egilsstaðir. Bref, elle fait le tour de l’île. En basse saison, on ne peut guère compter que sur elle !
  • Sterna : cette compagnie privée fait le tour de l’île, pour l’essentiel par la route 1, avec des lignes secondaires permettant de rejoindre le Landmannalaugar et Þórsmörk (en partenariat avec Trex). Une ligne intéressante relie Reykjavík à Akureyri par la piste F35, qui traverse l’île par le centre, via Kerlingarfjöll, Gullfoss et Geysir. La compagnie marque sur de nombreuses lignes des arrêts touristiques qui permettent de visiter les sites en chemin. La compagnie propose également des excursions à la journée, tant au départ de Reykjavík que d’Akureyri. Le wifi est disponible sur tous les bus Sterna.
  • Reykjavík Excursions : Délaissant l’ouest, cette compagnie dessert les sites touristiques les plus connus, mais pas toujours faciles d’accès ou même inaccessibles aux voitures de tourisme (comme le Landmannalaugar et Þórsmörk).
    Bus tout-terrain, à même de traverser les gués. À bord, le chauffeur diffuse un CD contenant de brefs commentaires (en anglais).
    Ils relient aussi Reykjavík à Akureyri par le centre de l’île, via la piste F35 ou la F26. Au-delà, ils permettent de gagner le Laki, le parc de Skaftafell, puis Höfn ; d’Egilsstađir, le Mývatn, Húsavík, Dettifoss et le cratère Víti. Également une ligne toute simple et bien pratique reliant Reykjavík à Þingvellir, Geysir et Gullfoss.
  • Svaust : cette compagnie publique dessert l’est de l’île à partir d’Egilsstaðir : Seyðisfjörður, Reyðarfjörður, Nordfjörður, Fáskrúðsfjörður, Breiðdalsvík, Djúpivogur et jusqu’à Höfn - mais attention, en hiver, aucun bus ne permet de rallier Höfn depuis Egilsstaðir, même en changeant.

- Vous trouverez tous les horaires des bus en ligne, dans les brochures des compagnies disponibles dans les offices de tourisme, ou auprès des compagnies.

Location de voiture

L’âge minimum pour la location d’un véhicule de tourisme en Islande est de 20 ou 21 ans, voire 23 ou 25 ans pour un 4x4. Certaines compagnies, comme Thrifty, autorisent des locations à partir de 19 ans pour un véhicule standard avec paiement d’un supplément. Le permis doit avoir plus de 1 an de validité.

Comme pour l’hébergement, le prix des locations varie généralement selon les saisons. C’est en juillet et août que vous paierez plein pot ! Un supplément vous sera en général demandé pour une prise à l’aéroport international de Keflavík.

La route circulaire 1, celle que vous utiliserez le plus si vous faites le tour de l’île, est presque entièrement asphaltée et globalement bonne. Elle reste accessible toute l’année (sauf tempêtes). Les autres axes peuvent être asphaltés ou non.
Même si le goudron a passablement gagné du terrain dans la dernière décennie, le pays compte encore des milliers de kilomètres de piste, en plus ou moins bon état. Certaines sont parfaitement carrossables en véhicule standard, d’autres beaucoup plus difficiles, jonchées de cailloux qui menacent les bas de caisse, voire entrecoupées de gués. Leur état change beaucoup selon la météo et la fréquentation, d’où l’importance de se renseigner avant de s’engager sur certaines d’entre elles. Beaucoup sont fermées une partie de l’année et ne redeviennent praticables qu’en juin ou juillet, selon l’enneigement - c’est le cas, par exemple, des pistes de l’intérieur, F35 et F26.

Si vous voyagez seul ou à deux, la location d’un véhicule vous donnera une plus grande liberté (et un endroit au sec en cas de pluie... ou même un gîte en cas de location d'un camper !), mais vous reviendra généralement plus cher que d’acheter un forfait de bus. Si vous êtes trois, il va falloir commencer à faire des calculs (n’oubliez pas d’inclure l’essence dans votre budget...). Pour une petite voiture prise pour 2 semaines, ça devrait tourner autour d’un bon 1 000 €, essence comprise. Pour un (petit) 4x4, ce sera au moins le double, et près du triple avec un gros !

Pour préparer votre itinéraire, ne raisonnez surtout pas en termes de kilomètres : le temps de parcours n’est pas du tout le même qu’en France, et encore moins si vous roulez sur des pistes ou des petites routes en mauvais état. Vous constaterez très vite que, même si une route est limitée à 90 ou 80 km/h, si vous n’êtes pas trop habitué, vous serez plutôt aux alentours de 70 km/h.

« Les routes de montagnes » ou F-roads

On parle en Islande des F-roads, routes dont le numéro est précédé d’un F pour Fjallvegur, soit « routes de montagnes ». Ces pistes ne sont ouvertes que tardivement dans l’année, entre début juin et mi-juillet (ça dépend du lieu et de la météo) jusqu’à la fin août ou début septembre. Elles nécessitent un véhicule tout-terrain à cause de leur état et/ou parce qu’il y a des gués à franchir.
Quelques routes comme la 35 (piste de Kjölur) sont praticables en véhicule de tourisme (aux risques et périls de celui-ci) ; toutefois, même si la loi ne l’interdit pas, les loueurs de voiture, si !
Vous n’êtes alors pas assuré en cas de pépin sur ces routes et éventuellement passible d’amende (dont le prix peut atteindre... 1 300 € !). Il y a quelque temps, certains loueurs ont même poussé le vice jusqu’à photographier les plaques des véhicules garés au Landmannalaugar pour prouver l’infraction... Et ne vous croyez pas couvert parce que vous avez loué un 4x4. Certaines grandes compagnies internationales interdisent leur usage dans le centre de l’île, précisément là où ils seraient le plus utiles, ou le limitent à leurs plus gros modèles (les plus chers, bien entendu) !

  • État des routes et dates d’ouverture des F-roads : voir le site du Icelandic Road and Coastal Administrations : des webcams permettent aussi de voir concrètement l’état de certaines routes à un moment donné. Le site vous donne aussi des conseils de conduite (en anglais).

4x4 ou pas ?

En été, si vous vous contentez de faire le tour de l’île (qui a déjà beaucoup à offrir) sans passer par les sites comme Þórsmörk, le Laki ou Landmannalaugar, une voiture ordinaire suffit. Les sites précités et l’intérieur du pays (Hveravellir, Kerlingarfjöll, etc.), eux, ne se visitent qu’en 4x4.

4x4 ou pas, le bas de caisse et les crevaisons ne sont jamais couverts, quelle que soit l’assurance à laquelle vous souscrirez. Dans le même registre, les 4x4 ne sont pas assurés pour les passages de gués, donc ne vous lancez pas à l’aveuglette et, dans le doute, faites demi-tour.

Pour traverser un gué, quelques règles s’imposent. La première est la plus simple : attendre qu’un autre véhicule arrive en face pour voir de quoi il retourne et observer sa trajectoire !

Compagnies locales

Il est généralement beaucoup plus intéressant de louer un véhicule auprès des compagnies locales, beaucoup moins onéreuses et offrant un service généralement tout aussi bon.

Carburants

Le prix de l’essence ne varie pas selon les régions, mais selon les stations. En 2016, il oscillait autour de 200 ISK le litre pour le sans-plomb 95 et 190 ISK pour le diesel.

N'attendez jamais d'être sur la réserve pour faire le plein et soyez toujours prévoyant, surtout dans le centre du pays (pas de pompe sur 200 km).

Conduite

- Conduite à droite. Vitesse limitée à 50 km/h en ville, 80 km/h sur les routes non revêtues et 90 km/h sur les routes asphaltées. Feux de croisement obligatoires de nuit comme de jour.
- Ne prenez pas à la légère une pancarte vous prévenant d’un danger, surtout avant les gués, ponts à voie unique (fréquents) et buttes sans visibilité, généralement.
- Gare aux moutons, qui ont la fâcheuse manie de traverser la route pile devant votre voiture ! Attention également aux chevaux (la méthode islandaise consiste à klaxonner dès qu’ils sont en vue) et aux rennes, dans l’est du pays.
- Les bovi-stops en fer qui sont posés sur la route sont là pour empêcher les moutons, et le bétail en général, de passer. Ralentissez quand vous les franchissez, cela fait un bruit du tonnerre.
- Parfois les tunnels sont à sens unique avec des refuges latéraux. Si ces derniers sont de votre côté, c’est à vous de laisser passer.
- Attention aussi aux vents parfois violents : il n’est pas rare que la portière vous échappe et aille percuter un rocher, un poteau...
- Vous constaterez très vite que les pistes islandaises sont très salissantes (il est généralement nécessaire de laver sa voiture avant de la rendre à l’agence de location !) et que la poussière s’introduit partout, même à l’intérieur.
- Il est strictement interdit par la loi de quitter les pistes avec un véhicule (le vélo étant considéré comme un véhicule). Les autorités vous diront même que mettre 2 roues dans l’accotement n’est pas très écolo. En effet, en Islande, l’érosion fait beaucoup de dégâts et la nature est très fragile.

L'avion

En hiver, quand les routes sont fermées ou bloquées par le désenneigement, c’est le moyen le plus sûr et le plus rapide de se déplacer. C’est bien aussi l’été, surtout si le temps est dégagé et que vous avez l’occasion de survoler des régions où se trouvent des glaciers ! Il arrive qu’un vol intérieur en promotion ne coûte que quelques euros de plus que le bus. Pour certains secteurs, c’est même le seul moyen de transport disponible si on n’est pas véhiculé - en particulier pour rejoindre les fjords du Nord-Ouest.
Attention, ne pas prévoir un retour par avion sur Reykjavík la veille de quitter l’Islande.

Le bateau ferry

Outre l’extraordinaire ferry permettant de rejoindre l’Islande depuis le Danemark via l’archipel des Féroé, l’Islande dispose de plusieurs liaisons régulières fonctionnant toute l’année. Les plus utiles pour les voyageurs sont celle d’Eimskip, desservant les îles Vestmannaeyjar depuis Landeyjahöfn (ou Þorlakshöfn par mauvais temps), et celle de Seatours, qui permet de rallier les fjords du Nord-Ouest depuis Stykkishólmur (péninsule de Snæfellsnes) en traversant le grand Breiðafjörður, avec escale possible sur la charmante île de Flatey.
Autre destination de choix pour les aventuriers désireux de franchir le cercle polaire : l’île de Grímsey, desservie 3 fois par semaine depuis Dalvík, au nord d’Akureyri, par Sæfari.

Le vélo

À ne recommander qu'aux plus courageux, étant donné les conditions climatiques et l'état des pistes. En outre, les automobilistes islandais (et les autres) ne sont pas habitués à côtoyer les deux-roues sur leurs routes et oublient quelques règles élémentaires de « bonne conduite ».

Il est possible de louer un vélo, mais inutile de vous dire que c'est onéreux.

L'auto stop

Ça fonctionne assez bien, en tout cas sur les portions les plus fréquentées de la route 1, c'est-à-dire autour de Reykjavík, du côté du Mývatn et de Jökulsárlón, entre autres. Plus difficile dans les régions des fjords de l'Est et de l'Ouest, le stop devient très hasardeux dès que vous quittez les routes principales. On peut parfois attendre 2h sans apercevoir un seul véhicule.
Une règle d'or : attendre à une station-service et aborder les voitures qui s'arrêtent. Le week-end, beaucoup d'Islandais quittent la capitale.

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