Culture et arts Iran

Architecture

L’architecture persane se rapproche plus de celle que l’on trouve en Asie Centrale et en Inde que de celle des autres pays musulmans.

La structure des bâtiments est épurée, l’ornementation est très riche. Ils sont recouverts de céramiques multicolores représentants des fleurs ou de la calligraphie. Le bleu domine, et les dômes semblent se fondre dans le ciel. On compte toujours un certain nombre d’éléments récurrents, comme une cour intérieure, des arcades, des iwans (salles voûtées ouvertes sur la cour).

Ce dernier se retrouve également dans les mosquées, où l’iwan d’entrée est surmonté d’une coupole. À l’intérieur, un des iwans comprend un mirhab, c’est-à-dire une niche orientée vers la Mecque. Le portail de la mosquée, souvent imposant, est appelé Pishtaq.

Les cités de l’ancienne route de la soie abritent aussi des caravansérails, les plus vieux remontent aux Seldjoukides, certains sont dorénavant reconvertis en hôtel, comme l’hôtel Abassi à Ispahan.

C’est la poésie qui domine largement la littérature. Les Iraniens vouent un véritable culte aux poètes classiques, ardents défenseurs de la culture persane. Bon nombre de rues ou d’établissements font référence à Ferdosi, Omar Khayyam, ou aux deux grandes personnalités originaires de la ville de Shiraz, Saadi et Hafez, dont les mausolées sont de véritables lieux de pélerinages. Beaucoup de poèmes sont liés à la religion, les intellectuels se sont convertis à l’Islam après la conquête arabe.

Parmi les œuvres majeures, on compte Shah-namah (le livre des rois) dans lequel Ferdosi (10e siècle) conte les actes héroïques des rois jusqu’à la conquête arabe, Golestan (Le jardin des roses) et  Bustan (le verger), des recueil de vers et de prose de Saadi (13e siècle), ou Divan e-Hafez, 500 ghazals (chants d’amour) du grand Hâfez (14e siècle), dont le nom signifie « celui qui connaît le Coran ».

Peinture

La peinture persane remonte à l’époque Seldjoukide (du 11e au 13e siècle), elle commence à apparaître dans le Coran, puis se répand aux autres livres pendant la domination Monghole (13-14e siècle).

Trois peintres ont excellé dans ce domaine : Mir Sayyid Ali, Kamaleddin Behzadand et Mihr ‘Ali, jetant les bases de la peinture perse.

L’art de la calligraphie coufique, importée de la péninsule arabique, est très utilisé, notamment sur les édifices religieux.

Artisanat

Les tapis tiennent le haut du pavé depuis des millénaires : on dit que le tombeau de Cyrus le grand à Pasagardae était recouvert de luxueux tapis.

Aujourd’hui encore, les artisans tapissiers les fabriquent à la main à Hamadan, Na’in, Kashan, Tabriz, Téhéran, Shiraz, Yazd, Mashhad ou Qom…  Chaque ville a sa spécificité et ses motifs.

Les tapis ne sont pas de simples éléments décoratifs, ils sont aussi un signe extérieur de richesse (certains sont entièrement en soie) et sont utilisés pour la prière. Un tapis ordinaire comporte 30 nœuds au cm². À partir de 50 nœuds, ils seront de meilleure qualité et plus résistants.

D’autres formes d’artisanat sont tout aussi captivantes, comme les nappes couvre-lits ou autres textiles imprimés grâce à des blocs de tampons (qalam qar), un savoir-faire originaire d’Ispahan, ou la marqueterie (khatam) qui s’est développée dans les cours safavides pour orner des petites boîtes, accompagnées de peintures, ou sur les cadres des miniatures, qui racontent bien souvent les aventures de la cour.

Musique

Bien qu’elle soit officiellement interdite, les standards modernes s’introduisent par le biais du satellite et d’internet et circulent largement sous le manteau. On a même vu sur internet de jeunes iraniens braver la censure et faire un remake de la vidéo de Happy de Pharell Williams.

La musique traditionnelle est en revanche totalement « islamiquement correcte » ! C’est souvent une poésie accompagnée d’instruments tels que le tar (cousin du sitar indien), le dahol et le zarb (des percussions), le kamancheh (violon) et le daf et daryereh (tambourins).

Cinéma

Le cinéma d’auteur a permis de lever le voile sur la société iranienne moderne, son thème de prédilection étant le quotidien des Iraniens, mettant souvent en lumière la schizophrénie du système, ce qui attire aux réalisateurs et comédiens les foudres des autorités locales.

On se souvient qu’en 2014, la bise de Gilles Jacob, président du festival de Cannes, et Leila Hatami, l’héroïne de Une séparation et membre du jury, a valu à l’actrice de sévères critiques de la part du gouvernement.

Souvent récompensés dans les compétitions internationales, les Jafar Panahi, Abbas Kiarostami, Mohsen et Samira Makhmalbaf n’ont que peu d’écho dans leur propre pays.

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