Géographie
L'Inde, grand quadrilatère situé à cheval sur le tropique du Cancer, est le septième pays du monde, avec une superficie de 3 287 590 km², soit environ six fois la France.
L'Inde, qui possède 15 200 km de frontières terrestres et un littoral de 6 100 km, est bordée au nord par la Chine, le Népal, le Bhoutan ; à l'est par le Myanmar (Birmanie) et le Bangladesh ; à l'ouest par le Pakistan.
Les quatre grandes zones géographiques de l'Inde :
- L'Himalaya : c'est une grande chaîne ininterrompue sur 2 400 km, avec une largeur qui varie de 240 à 320 km. Elle marque la frontière avec le Tibet, la Chine et le Népal.
- La plaine du Gange : parallèle à la chaîne montagneuse himalayenne . La plaine du Gange, qui est la région où la densité de la population est la plus élevée du monde, présente un relief uniformément plat, ce qui est l'une des causes principales des inondations dévastatrices provoquées par la mousson.
- La zone désertique : comprend le Rann de Kutch et le Rajasthan à l'ouest.
- Le plateau péninsulaire : est séparé du bassin du Gange par plusieurs chaînes de montagnes d'altitude moyenne (de 460 à 1 220 m). Ce sont les monts Aravalli, Vindhya, Satpura, Marikola et Ajanta. La péninsule est flanquée, à l'est, d'une chaîne côtière, les Ghats orientaux (altitude moyenne de 600 m), eux-mêmes séparés de la baie du Bengale par une large plaine côtière, dans laquelle s'évasent les estuaires des grands fleuves du sud de l'Inde, la Kistna et la Godavari.
À l'ouest, la péninsule est également bordée par une chaîne côtière d'altitude plus élevée (de 1 000 à 2 400 m), les Ghats occidentaux, qu'une mince bande de littoral sépare de la mer d'Arabie.
La pittoresque chaîne des Nilgiri, située dans le sud de la péninsule, marque le point de rencontre de ces deux systèmes montagneux.
Les fleuves et les rivières
Ils jouent un rôle primordial dans la vie religieuse des Indiens et coulent en abondance dans l'ensemble du pays.
Le principal bassin fluvial est celui du Gange, qui irrigue et couvre un quart de la surface totale du pays.
Le Sud comprend plusieurs bassins, tous orientés de l'est vers l'ouest, ou inversement. Le plus important est celui de la Godavari qui, à lui seul, représente 10 % de la surface de l'Inde.
Climat
La meilleure saison pour visiter l'Inde se situe entre mi-novembre (l'automne indien !) et fin mars, sauf pour le Sud-Est et l'extrême Sud, à cause de la mousson tardive. En mai, les températures oscillent entre 30 et 40 oC.
Un peu plus tard en juin survient la mousson, dont dépend la vie de millions d'Indiens. La plupart des routards y vont en été, la chaleur et l'humidité sont alors assez pénibles. De juin à septembre (et aussi en novembre et décembre du côté de Chennai - Madras - et Trivandrum), des trombes d'eau s'abattent sur le pays. La température baisse un brin, mais pas énormément. C'est à cette époque que les catastrophes arrivent.
Sa grande étendue en latitude ainsi que les plus grands extrêmes au niveau du relief (des mers chaudes du Kerala aux hauts sommets de l'Himalaya) permettent à l'Inde d'avoir une variété de faune et de flore unique au monde, et offrent donc une fascinante pluralité de paysages en fonction des saisons climatiques et agricoles.
La partie sud de l'Inde, qui comprend le plateau de Deccan et l'extrémité de la péninsule, où se pratique surtout la culture du riz, est principalement boisée d'arbres à palmes.
À l'ouest, le long des Ghats occidentaux, apparaît dans les parties basses une végétation tropicale plus luxuriante, alors que, dans les parties plus élevées, on trouvera plutôt des forêts riches en essences variées telles que bois de rose, teck, bois de fer, ébène, ainsi que bambous.
Environnement
Pour un pays comme l'Inde, l'enjeu essentiel est le développement économique. Signataire du protocole de Kyoto, le pays accorde peu de priorité à l'environnement. L'Inde est classé parmi les derniers pays à « l'indice de performance écologique ».
De nombreuses initiatives écologiques sont à noter, mais d'une manière générale, l'état des rivières est catastrophique ; conséquence des rejets de l'industrie chimique, des déchets enfouis sans protection, des eaux usées, sans oublier les restes animaux et humains... religion oblige. Exemple criant : le Gange que les mauvaises langues n'hésitent plus à comparer à un énorme égout à ciel ouvert, et cela en dépit d'une capacité d'autorégénération 10 à 25 fois supérieure aux autres fleuves de la planète, grâce à une énorme quantité d'oxygène dissous. Progressivement, les nappes phréatiques sont à leur tour affectées.
Atmosphère
Globalement, le bilan est alarmant, surtout dans les grandes métropoles. Deux raisons à cela : d'abord, les rejets d'usines qui échappent généralement à tout contrôle. La deuxième cause de pollution étant due à la circulation automobile, non seulement folle mais aussi « polluantissime ». Saluons ici une initiative de la Cour suprême, qui, en 2001, a imposé à tous les bus, taxis et rickshaws de Delhi la reconversion au gaz naturel compressé.
Quant à Mumbai, malgré l'interdiction de circuler en centre-ville pour les rickshaws, le trafic automobile est définitivement engorgé, créant une chape de gaz polluants au-dessus de la ville. L'air est parfois irrespirable. La situation ne risque d'ailleurs pas de s'améliorer avec l'émergence de la classe moyenne qui s'empresse d'acheter des véhicules à bas prix.
En bref, il reste du chemin à parcourir, car le manque de moyens, d'organisation, et parfois de volonté collective, demeure, malgré une prise de conscience grandissante, un obstacle de taille.