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![]() Itinéraires conseillés Ile-de-FranceProvins et le Provinois À la suite de Balzac, de Hugo, de Lamartine ou de Sainte-Beuve, Provins mérite un long week-end de visite. La découverte à pied de cette cité médiévale est un enchantement (ce n’est pas pour rien qu’elle a « gagné » son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en 2001 !). Soulignons le bel effort de mise en valeur du patrimoine : spectacles, visites guidées, à l’office du tourisme, on ne chôme pas. Il faut aborder la ville par la
partie haute afin d’éprouver le choc de pénétrer sans transition dans le Moyen
Âge. La porte de Jouy, récemment restaurée, a retrouvé l’aspect
qu’elle avait au XIIIe siècle, et l’on peut désormais monter
à son sommet pour admirer la vue. Par la rue de Jouy et la rue Couverte, on
parvient à la place du Châtel, qui connut les grandes foires de
Champagne. On vient également à Provins pour les nombreux spectacles qui jalonnent la
vie de la cité : fête médiévale et son et lumière en juin,
spectacles « La bataille des remparts », « La
légende des chevaliers » ou « Les aigles des remparts »...
La forêt de Fontainebleau Aux portes de Paris, une immense forêt qui surprend par la diversité de ses
paysages, de ses contrastes physiques, de ses villages. Une source inépuisable
de balades extras, paradis des randonneurs à pied et à vélo. Retour à la civilisation. Une visite au château de Fontainebleau
s’impose. On y pénètre par la cour du Cheval-Blanc,
appelée communément la cour des Adieux. C’est là que, le 20 avril 1814,
l’empereur défait tira sa révérence à la garde impériale en pleurs... La visite
des Grands appartements nous entraîne dans une succession de salons,
galeries et cabinets qui en imposent. Parmi les plus intéressants, la galerie
François Ier, où les artistes italiens, dont Rosso et
Primatice, exercèrent leur art : ils imposèrent leur style à toute l’Europe
sous le nom d’école de Fontainebleau. À voir aussi absolument, l’appartement
intérieur de Napoléon Ier, où l’empereur installa sa
chambre : on pénètre dans l’intimité de l’Empire. À 9 km de Fontainebleau, le village de Barbizon, où émergea
l’école de peinture du même nom, est le plus célèbre de la région. C’est un
lieu très touristique, mais la visite est hautement recommandée. Le village
s’articule autour d’une longue rue bordée d’auberges luxueuses et de maisons
vénérables croulant sous le lierre. Les chemins des impressionnistes, de Port-Marly à Carrières-sur-Seine Une trentaine d’œuvres reproduites sur plaques émaillées, à l’échelle et placées à l’endroit précis où elles furent réalisées, voici un itinéraire agréable, à faire à pied ou à vélo, du Pecq à Carrières-sur-Seine. Nos tableaux et sites préférés : au Pecq, de part et d’autre du pont, un joli Turner (L’Ancien Pont et l’orne de Sully) et un Vlaminck, Vue de la Seine et du pont. À Port-Marly, L’Inondation à Port-Marly (1876), de Sisley ; une Seine en crue où trempe une grosse maison d’angle, qu’on reconnaît nettement : l’actuel Brazza. À Louveciennes, on trouve une jolie série : Sisley toujours, avec L’Aqueduc (1874), et Pissarro,
Entrée du village de Voisins (1872). On retrouve l’aqueduc inchangé,
et ce commentaire (un petit texte accompagne chaque plaque) de Sisley à propos
des « beaux nuages blancs baladeurs » et de son travail : « Quel
mouvement, quelle allure n’est-ce pas ? ». À Louveciennes toujours,
les mêmes artistes, rue de la Machine : du Village de Voisins de
Pissarro, notez l’exactitude des proportions et de la perspective ; la
vue du Chemin de la Machine de Sisley présente sans doute les arbres
qu’on voit aujourd’hui épais, alors jeunes et fluets. À Bougival, sur l’île, un
Pont de Bougival (1869) de Monet, qui a été tronqué depuis. Longeant
les bords de Seine par la rive droite, on arrive à Croissy-sur-Seine,
dans un secteur entièrement préservé, sans construction aucune. En allant vers Chatou, toujours
rive droite, on longe une impressionnante série de villas de grand luxe, vrais
châteaux pour certaines. Puis on arrive sur l’île des Impressionnistes :
franchir le pont pour y découvrir quelques toiles reproduites in situ :
deux Renoir et un Vlaminck ; ce dernier vint au début du XXe siècle,
avec Derain, travailler ici mais d’une tout autre manière, là encore innovante
puisque les deux artistes ont alors créé le fauvisme. On finira cette balade par Carrières-sur-Seine,
dont le centre-ville a conservé un cachet d’antan, et, curiosité, où l’église
présente un baromètre en place de l’horloge habituelle. Une bâtisse d’aspect
très ancien, bancale et vermoulue, se trouve au bas de la rue Gabriel-Péri,
où Vlaminck a posé son chevalet pour saisir Le Village (1905). |
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