- Nom officiel : République du Honduras.
- Superficie : 112 000 km².
- Population : 8,3 millions d’habitants (estimation 2012).
- Capitale : Tegucigalpa.
- Langue officielle : l'espagnol.
- Religions : large majorité de catholiques (80%) ; évangélistes
(20%).
- Monnaie : le lempira.
- Chef de l’État : Porfirio Lobo Sosa, président
du Honduras depuis janvier 2010. Il a été élu en novembre 2009 après un coup d'État en juin 2009, qui a contraint Manuel Zelaya à quitter le pays. La plupart des pays d’Amérique et notamment le Mercosur désapprouvent le scrutin
présidentiel qu’ils qualifient « d’illégitime
» (hormis quelques pays parmi lesquels les États-Unis, la Colombie, le Pérou, le Costa Rica et le
Panama). L'Union européenne n'a quant à elle pas officiellement reconnu ce président.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le site maya de Copán
(1980) ; la réserve de la biosphère Río Plátano (1982).
Économie
Le Honduras est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique
Latine. Sa dette extérieure
a cependant baissé grâce à l’initiative pour aider
les pays pauvres très endettés (PPTE). Les principaux secteurs
d’activité sont
l’agriculture (22% du PIB) et l’industrie. Le Honduras exploite
le café, la banane (le pays est le 2e exportateur mondial de banane), le sucre de canne, le tabac, le bois (sylviculture) et l’élevage
bovin. L’ouragan Mitch a causé de gros dégâts matériels
et humains en 1998, entraînant une baisse du PIB et aggravant la situation économique du Honduras.
Le Honduras est un pavillon de complaisance. Son taux de chômage en 2012 est à un peu plus de 5%.
Le coup d’État de juin 2009 a également
plombé l’économie. La crise financière internationale
qui s'est déclenchée en 2008 a également eu des répercussions catastrophiques sur l’économie
du pays, qui a vu ses importations et exportations se restreindre avec les difficultés de son principal
fournisseur et client : les États-Unis.
Société
La situation économique difficile du pays et les événements
politiques de 2009 (coup d'État et élections présidentielles) ont contribué à diviser le peuple hondurien. Depuis le coup d’État de juin 2009, l’indice de pauvreté
a augmenté.
Cependant, le Honduras a connu de nombreuses transformations sociales
ces 20 dernières années. Entre 1990 et 2000, le taux d’alphabétisation
des adultes a progressé de 68 % à 80 %.
Un projet de loi (la loi 54) en avril 2012 propose de criminaliser la prise ou la vente de la pilule du lendemain et propose des peines de prison allant de 3 à 10 ans. Si le projet de loi est adopté, le Honduras sera alors le seul pays au monde où la pilule du lendemain est interdite.