Cuisine
N’hésitez pas à manger épicé. Cette nourriture est parfaitement adaptée au pays : elle fait transpirer, élimine les toxines et chasse les moustiques. Et les piments désinfectent ! Les Mexicains s’en servent également pour guérir la cruda (gueule de bois) ! Gare aux célèbres chiles habaneros, les piments forts que les habitants du pays croquent comme des bonbons : il faut de l’entraînement. Avertissement : les chiles les plus brûle-gorge sont souvent les plus petits.
Certains plats, parmi les plus typiques, ont une origine précolombienne. Commençons par la base de tout : la tortilla. On ne sait pas depuis quand elle est fabriquée, mais ça remonte loin. C’est la base de la cuisine mexicaine et elle accompagne la plupart des plats, à l’égal de notre pain. Préparée avec des grains de maïs détrempés dans une mixture de chaux et d’eau, elle a la forme d’une galette. Les tortillas sont utilisées pour la confection des tacos, enchiladas, quesadillas, en fait un nombre impressionnant de plats. Traditionnellement, les tortillas sont faites à la main. C’est d’ailleurs tout un spectacle que d’observer les femmes prendre une boule de pâte, l’aplatir avec les paumes avant de la mettre à cuire sur le comal (la plaque chauffante). Dans les villes, les Mexicains les achètent toutes faites, à la tortillería ou, pire, au supermarché, sous plastique.
Impossible d'échapper aux haricots noirs
(frijoles), à la soupe de poulet (caldo de pollo) ou de viande
(caldo de res), lorsque l'on mange dans les petits restaurants (comedores).
Comme au Mexique, le chile agrémente les plats mais il est servi à
part. D’ailleurs, on retrouve près de la frontière pas mal de
plats mexicains : <>enchiladas, burritos, tacos (tortilla garnie de viande de bœuf, porc ou foie…), et bien sûr, le guacamole.
Dans les hôtels et restaurants touristiques : nourriture internationale (pizza, poisson, spaghetti, viande de bœuf, etc.).
Si vous allez dans le Petén, profitez-en pour déguster le poisson fraîchement
pêché dans le lac Petén Itza. Il est particulièrement savoureux. Également des
fruits de mer et en particulier des crevettes (camarones).
Pour le dessert ou à tout moment de la journée, ne pas hésiter à acheter, sur
les marchés, de bons fruits (ananas, bananes, papayes, melons et autres).
Pour se restaurer, plusieurs solutions :
- Sur les marchés : souvent très pittoresques, mais les estomacs
européens risquent d’être perturbés par cette expérience haute en couleurs !
À vos risques et périls…
- Les comedores sont de petits restaurants dans lesquels on se rassasie pour pas cher. La nourriture y est assez peu variée.
- Les restaurants proposent en général des plats plus sophistiqués. Avec, selon les régions, quelques spécialités locales. C’est difficile de généraliser puisqu’on y trouve de tout à tous les prix. Les restos des hôtels s’orientent vers les plats internationaux, les pâtes et les pizzas.
- Les bars attention, dans les villages et bourgs importants, le terme « bar » désigne régulièrement les bordels. À bien différencier de la cantin (débit de boisson populaire).
Boissons
- Ne pas boire de l’eau du robinet, mais de l’eau en bouteille capsulée ou purifiée (agua purificada). Possibilité de purifier l’eau soi-même avec du Micropur DCCNa ou de l’Hydroclonazone, mais ces produits ne suppriment pas la contamination chimique. Si vous voulez de l’eau plate au resto, demandez agua pura et non agua mineral, qui est de l’eau gazeuse.
- Les Guatémaltèques boivent beaucoup de sodas. Attention, ça se dit aguas ou encore gaseosas.
- Dans les restos modestes, on sert des jus de fruits allongés d’eau, appelés frescos. Bon c’est vrai, les jus non coupés sont bien meilleurs.
- De la bière aussi. La plus commune est la blonde Gallo. Vous pourrez aussi goûter à la Moza, la seule brune du pays.
- On devrait s’attendre à boire un excellent café, mais détrompez-vous,
le meilleur est réservé à l’exportation ! Si vous voulez avoir une chance d’en
goûter un bon, c’est à Antigua ou Panajachel qu’il faut le boire.
- Comme petite merveille locale, vous trouverez du zacapa centenario,
l’un des meilleurs rhums au monde, vieilli 16 ans en fût de chêne et caramélisé.
C'est un nectar que les néophytes pourraient confondre avec du cognac. En tout
cas, en apéritif ou en digestif, c’est délicieux !
- Côté vins, ils restent chers, et une bonne bouteille de vin français coûte les yeux de la tête. Pas contre, on trouve de bons petits vins chiliens (cépages français) relativement bon marché.