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Traditions Guatemala

Religions et croyances

Alors qu'Aldous Huxley visitait le pays en 1933, il notait le monopole du syncrétisme maya-catholique à travers tout le pays : les indigènes mêlaient leurs croyances ancestrales au catholicisme importé. Rien n'a changé. Pour s'en convaincre, il suffit de pénétrer dans l'église catholique de Chichicastenango, siège de bien étranges rituels mayas.
Au Guatemala, le religieux est omniprésent ; en intensité et en nombre de croyances. Il est surprenant de constater la diversité des religions de ce si petit pays. Depuis les missionnaires espagnols, chaque arrivant apporte avec lui une nouvelle foi. Et les Indiens, visiblement, ne montrent que peu de résistance, devenant donc une proie idéale pour les évangélisateurs de tout poil. Sans doute parce qu'au fond, ils conservent leurs rites mayas et mélangent volontiers l'animisme et le monothéisme chrétien.

Les sectes protestantes se sont implantées au Guatemala à la fin du XIXe siècle et ont livré un combat sans merci à l'Église catholique pour la conquête des âmes indigènes. Naguère, le pays comptait 95 % de catholiques. Aujourd'hui, on dénombre 15 % de catholiques et... 80 % d'évangélistes. Leurs méthodes « marketing » se révèlent redoutablement efficaces, et vous verrez sûrement des binômes de jeunes garçons, mormons ou témoins de Jéhovah, parlementer avec des indigènes pour obtenir leur conversion.
Ces sectes, issues des États-Unis et financées par les sièges nord-américains, disposent de moyens impressionnants : pasteurs, stations de radio, écoles, temples. Elles ont notamment profité du terrible tremblement de terre de 1976 pour accroître leur influence.
Aujourd'hui, on recense plus de 10 000 organisations ou sectes diverses qui, sur fond de crise économique et d'analphabétisme, attirent une part importante de la population guatémaltèque.
Le phénomène a pris une telle ampleur que le pape Jean-Paul II s'en était ému et avait fait trois visites au Guatemala, dont la dernière en juillet 2002, pour tenter de récupérer le terrain perdu. Il a d'ailleurs été reçu à chaque fois triomphalement, preuve que, malgré tout, le pays reste très attaché à la religion catholique. Il faut d'ailleurs voir la ferveur des Guatémaltèques pendant les fêtes religieuses de la Semaine sainte...

Savoir-vivre et coutumes

- Pourboire : au resto, on peut laisser, si le service le vaut, 10 % de l'addition. Mais la règle est moins stricte qu'au Mexique. Dans les petits restos (comedores) par exemple, où vous mangerez le midi, on ne laisse que quelques quetzales. Dans les grands établissements, le pourboire de 10 % est souvent inclus dans l'addition.
- Usted : ici, à l'inverse du Mexique, on utilise systématiquement le « vous » (usted) lorsqu'on s'adresse à quelqu'un, qu'il s'agisse d'un serveur, du personnel de l'hôtel ou pour engager la conversation avec quelqu'un. Le tutoiement est considéré comme une marque d'irrespect.
- Robinetterie : dans les douches des hôtels, l'eau froide est en principe à droite, comme d'habitude. Mais il arrive parfois que les robinets soient inversés. Petite explication : si le robinet est made in USA, le « C » de cold (froid) est tout simplement devenu le « C » de caliente (chaud) pour le plombier !
- Plomberie : prenez l'habitude de jeter le papier toilette usagé dans la corbeille affectée à cet effet, et non dans les toilettes.
- Commerces : contrairement au Mexique, la pause du déjeuner existe et les magasins et les administrations sont parfois fermés à ce moment de la journée.
- Photos : les indigènes n'aiment pas être pris en photo. On les comprend. Beaucoup de femmes détournent la tête, les hommes prennent l'air agacé, et les enfants ont pris la funeste habitude de demander de l'argent aux touristes en échange d'une photo. Dans tous les cas, demandez l'autorisation. Vous pourrez de toute façon réaliser des portraits « détournés » en prenant des « vues d'ensemble » sur les marchés.



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