Fêtes et jours fériés
Au Guatemala, il y a des fêtes tous les jours de l'année. Certaines valent vraiment la peine d'être vues :
- Pâques et la Semaine sainte. L'une des grandes festivités du pays. Commerces, administrations et musées sont fermés du mercredi au dimanche.
- La fête des Morts et de tous les Saints (1er et 2 novembre). Le 1er novembre, les Guatémaltèques se retrouvent dans les cimetières pour honorer leurs morts et voir s'élever dans le ciel de somptueux cerfs-volants géants, notamment dans des villages proches d'Antigua. À l'origine censés représenter le lien avec les âmes des défunts qui parlent à travers le souffle du vent, les cerfs-volants sont aujourd'hui vénérés comme source de réconfort aux souffrances de la vie.
- La fête patronale de Chichicastenango (21 et 22 décembre).
- La fête de Noël.
- Outre les jours fériés communs à la plupart des pays du monde, signalons le 30 juin (fête de l'Armée), le 15 septembre (fête de l'Indépendance), le 20 octobre (anniversaire de la Révolution), le 29 décembre (commémoration des accords de paix de 1996 ou la fin de 36 ans de guerre civile).
Les Mayas
Le Guatemala est le pays d’Amérique latine qui compte le plus de descendants des civilisations précolombiennes. Les Indiens sont
largement majoritaires dans le pays, et pourtant, depuis la Conquête,
ils demeurent marginalisés, sans participation à la vie
politique et sociale du pays. Ils sont victimes de tous les abus.
En 1524, l'irruption des Espagnols fut synonyme de domination, esclavage, anéantissement de certaines communautés, destruction des cultures précolombiennes.
Quatre siècles plus tard, cette population indigène a de nouveau subi
de rudes coups lors de la guerre civile : déplacements de population,
enrôlement obligatoire dans l’armée, destruction de villages.
Malgré cette sauvage répression, ces communautés ont su conserver certaines de leurs traditions, notamment dans l’Altiplano.
Côté religion, la rencontre des deux mondes donna naissance à un syncrétisme exceptionnel,
où les anciens rituels se mêlent aux croyances catholiques, et où les
anciens dieux se confondent avec les saints du calendrier grégorien.
Les Mayas ont toujours les mêmes systèmes de représentation sociaux
et culturels qu’autrefois. Ils vivent dans une sorte de fatalisme qui
s’explique par leur esprit traditionaliste et le respect des lois de
leurs ancêtres.
Les conditions de vie de la plupart des indigènes
restent proches de la misère. Ils sont les premières victimes de la crise du café et des sécheresses.
L'attribution en 1992 du prix Nobel de la paix à l'une des figures emblématiques du Conseil international des Indiens et l'irruption de Marcos sur la scène internationale ont permis de sensibiliser l'opinion sur ces populations oubliées, en passe d'acculturation ou de disparition.
Religions et croyances
Alors qu'Aldous Huxley visitait le pays en 1933, il notait le monopole du syncrétisme maya-catholique à travers tout le pays : les indigènes mêlaient leurs croyances ancestrales au catholicisme importé. Rien n'a changé.
Au Guatemala, le religieux est omniprésent. Il est surprenant de constater la diversité des religions de ce si petit pays. Depuis les missionnaires espagnols, chaque arrivant apporte une nouvelle foi. Les Indiens deviennent une proie idéale pour les évangélisateurs. Ils conservent leurs rites mayas et mélangent volontiers l'animisme et le monothéisme chrétien.
Les sectes protestantes se sont implantées au Guatemala à la fin du XIXe s et ont livré un combat sans merci à l'Église catholique pour la conquête des âmes indigènes. Leurs méthodes « marketing » se révèlent redoutablement efficaces, et vous verrez sûrement des binômes de jeunes garçons, mormons ou témoins de Jéhovah, parlementer avec des indigènes pour obtenir leur conversion.
Ces sectes, issues des États-Unis et financées par les sièges nord-américains, disposent de moyens impressionnants (pasteurs, stations de radio, écoles, temples). Elles ont notamment profité du terrible tremblement de terre de 1976 pour accroître leur influence. Aujourd'hui, on recense plus de 10 000 organisations ou sectes diverses qui, sur fond de crise économique et d'analphabétisme, attirent près d'un tiers de la population guatémaltèque.
Le phénomène a pris une telle ampleur que le pape Jean-Paul II s'en était ému et avait fait trois visites au Guatemala pour tenter de récupérer le terrain perdu. Il a d'ailleurs été reçu à chaque fois triomphalement, preuve que, malgré tout, le pays reste très attaché à la religion catholique. Il faut d'ailleurs voir la ferveur des Guatémaltèques pendant les fêtes religieuses de la Semaine sainte...