Autobus
Le grand chambardement dans les transports lancé en 2007 est toujours en cours de réalisation mais se heurte à des résistances des transporteurs locaux, inquiets devant la reprise en main de leurs prérogatives. Le but officiel des autorités est de réorganiser le réseau et de le rendre plus efficace. Au programme : régularité des horaires, plus de bus le soir et le week-end, construction d'abribus... Certains parlent d'une « révolution » en cours...
Et en pratique aujourd'hui ? Dans certains cas, les fréquences imposées par les autorités locales sont déjà en vigueur. Dans d'autres localités, il ne faut toujours pas être trop pressé et savoir que beaucoup de bus circulent encore peu, voire pas du tout, les samedis après-midi, dimanches et jours fériés. Évidemment, tout cela est susceptible d'avoir changé lorsque vous serez sur place...
Moralité : vérifier les fréquences dans les offices du tourisme et les gares de départ, ou directement auprès des chauffeurs.
Ce transport, pratique, bon marché et vivant, est quand même un moyen sympa et économique pour découvrir l'île et sa population, à condition d'avoir du temps devant soi.
Auto-stop
Fonctionne assez bien en général, sauf le dimanche.
Location de voitures
C'est la meilleure solution, quand on en a les moyens bien sûr, ou si l'on voyage à plusieurs. Attention, en haute saison, il est recommandé de réserver longtemps à l'avance.
Nombreux loueurs et grosse concurrence sur le marché des voitures de location, on s'en doute. En effet, on peut dire que la voiture est quasiment indispensable ici. Les prix débutent autour de 40 € par jour en basse saison, avec kilométrage illimité. Faites jouer la concurrence. Prévoir des frais de surcharge d'aéroport (environ 16 €) avec certaines agences.
En plus des loueurs classiques, on trouve des particuliers ou de petites entreprises qui proposent des locations meilleur marché. Mais gare aux surprises ! Une solution est de passer par votre hôtel ou votre hôte.
De nombreux loueurs disposent d'agences en divers points de l'île. Les voitures, même les bas de gamme, sont très souvent climatisées. Si possible, essayez de louer une voiture un peu haute sur pattes (pardon, sur pneus).
Attention, d'une part, l'essence est un peu plus chère qu'en métropole et, d'autre part, son prix est le même dans toute la Guadeloupe. Au printemps 2009, le litre d'essence était à 1,08 € et le litre de gazole à 0,89 €.
Nous recommandons d'enlever les enjoliveurs afin d'éviter tout vol, et donc facturation de la part du loueur.
Route
- La Guadeloupe se place dans le peloton de tête des départements les plus dangereux quant aux accidents de la route.
Connaître les habitudes locales en matière de conduite peut s'avérer utile. En effet, malgré un tempérament paisible, les Antillais se métamorphosent parfois derrière un volant. À cela, il faut ajouter les surprises du réseau routier : une double voie qui se resserre en plein virage, des routes de montagne n'offrant la place qu'à un véhicule, des fossés profonds sur les côtés pour évacuer l'eau des pluies, des panneaux de signalisation trop peu nombreux et des routes secondaires dans un état souvent lamentable.
Malgré tout, la voiture est encore le meilleur moyen pour découvrir la Guadeloupe. Rouler doucement, ouvrir l'œil et avoir de bons réflexes.
- N'oubliez pas que les dommages causés aux pneumatiques sont toujours à la charge de celui qui loue, quelle que soit l'assurance souscrite. Il peut être intéressant de louer un 4x4. Vérifier que la voiture qu'on loue a bien sa roue de secours.
- Évitez de vous garer dans des recoins sombres, voire sur des places de parking d'hôtel mal ou peu éclairées afin d'écarter tout risque de vandalisme.
- Rappelez-vous qu'il ne faut jamais garer la voiture sous... un cocotier !
- Si vous louez un scooter, pensez à prendre votre permis. À partir de 80 cm3, il est obligatoire.
- Prudence avec les deux-roues, parfois mal ou peu éclairés.
Liaisons maritimes
- Il est préférable de prendre son billet la veille ou d'arriver à l'ouverture du guichet. Les derniers servis courent le risque de se retrouver debout, coincés à l'arrière du pont, là où c'est le moins confortable.
- Même s'il n'y paraît pas, la mer est souvent agitée au large. Bien se nourrir avant toute traversée... et, éventuellement, remettre à plus tard si la météo est mauvaise.
- Bien vérifier que l'on monte dans le bon bateau : rien n'est indiqué, et les bateaux se suivent parfois à quelques minutes.
Liaisons aériennes
Il existe des liaisons internes, avec Air Caraïbes, entre Pointe-à-Pitre et l'ensemble des îles de l'archipel guadeloupéen. Un vol en petit coucou (fiable) offre de magnifiques vues, mais l'aventure revient évidemment nettement plus cher que le bateau.
Attention toutefois aux annulations intempestives et au surbooking, en particulier entre Pointe-à-Pitre et La Désirade. D'autant plus irritant que la plupart du temps, on n'est pas remboursé.