- Superficie : 131 944 km² (et 14 854 km de côtes).
- Population : 10 787 690 d'habitants (recencement 2011).
- Capitale : Athènes.
- Langue officielle : le grec moderne.
- Monnaie : l'euro, qui a succédé à la drachme millénaire.
- Régime politique : république parlementaire.
- Chef de l'État : Karolos Papoulias (depuis février 2005).
- Chef du gouvernement : Antonis Samaras (conservateur ; depuis juin 2012).
- Religion : orthodoxe à 98 %.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco :
- Athènes : l'Acropole.
- Îles grecques : l'Acropole d'Athènes, la ville médiévale de Rhodes, les sites de Pythagorio (tunnel d'Efpalinos) et l'Héraion à Samos, le centre historique de Chora à Patmos et le monastère de Néa Moni à Chios.
- Grèce continentale : le temple d'Apollon Épikourios à Bassae (Vassès), le site archéologique de Delphes, le mont Athos, les Météores, les monuments paléochrétiens et byzantins de Thessalonique, le site archéologique d'Épidaure, le site archéologique d'Olympie, la ville médiévale de Mystra, le site archéologique de Vergina, les sites archéologiques de Mycènes et Tirynthe et la ville de Corfou.
Officiellement, la Grèce avait réussi à se transformer pour satisfaire au carcan des critères de convergence du traité de Maastricht, lui permettant, in extremis, au club, et l'adoption de l'euro début 2002.
Mais en septembre 2004, les statisticiens d'Eurostat ont révélé que la Grèce transgressait les règles du pacte de stabilité... Déficit record (7,9 % du PIB l'année des J.O.) et dette au-delà des 100 % du PIB.
Le gouvernement Karamanlis (2004-2009) a assuré avoir réduit ce déficit, mais la crise internationale est arrivée... À la mi-2009, le FMI prévoyait, pour 2010, un déficit de 7,1 % et une dette publique de 103,4 % du PIB.
Affichant un niveau de vie inférieur de 10 % à la moyenne de la Communauté européenne, la Grèce est première, devant l'Italie, pour la part qu'occupe l'économie souterraine (au moins 30 %)...Fin 2006, le gouvernement grec a révisé d'un seul coup de 25 % son PIB à la hausse, afin de prendre en compte cette économie parallèle et d'« alléger », un peu artificiellement, son taux d'endettement. Mais l'office des statistiques de l'Union européenne (Eurostat) a retoqué la manip.
La Grèce se plaçait, avec l'Irlande, parmi les tout premiers pays bénéficiant des subsides de Bruxelles.
Depuis des années, on sait que les fondamentaux de l'économie grecque ne sont pas brillants.
Seuls deux secteurs s'en sortent bien. Le tourisme compte pour 18 % du PIB. La Grèce a aussi pour elle sa marine marchande : elle est officiellement la première du monde (17 % de la flotte mondiale), et il faut y ajouter deux fois plus de navires immatriculés sous pavillon de complaisance.
Derrière ces deux « poids lourds », le reste de l'économie grecque n'est guère connu pour ses performances. Principal handicap, un secteur public pléthorique et jugé peu efficace. La Grèce cumule un fort déficit budgétaire et un fort endettement, ce qui n'est pas le cas de l'Irlande et de l'Espagne (fort déficit mais endettement faible), ni de l'Italie (fort endettement, mais déficit encore raisonnable).
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