Géographie
La Gambie, le plus petit pays d'Afrique, plat pays (l'éminence la plus élevée culmine à 53 m), c'est avant tout son fleuve. Il prend sa source dans le Fouta-Djalon en Guinée-Conakry et serpente sur plus de 1 300 km dans le Sénégal oriental avant de devenir gambien à part entière dans ses derniers 500 km.
Une curiosité : comme pour le fleuve Casamance, l'eau salée remonte loin. Kuntaur en marque la limite approximative, mais pendant la saison sèche, l'eau salée peut remonter jusqu'à plus de 200 km. On ne peut plus alors utiliser l'eau du fleuve pour l'irrigation des zones agricoles. Le fleuve est navigable sur 240 km à partir de l'Atlantique.
Climat
La Gambie est située dans la zone intertropicale. Il y fait toujours chaud, avec un ensoleillement exceptionnel.
Il y a deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.
- La saison sèche :
d'octobre à juin. Pratiquement sans une goutte de pluie mais balayée
parfois, entre décembre et février, par l'harmattan, ce vent de sable
assez frisquet et desséchant qui saupoudre le paysage, surtout dans la
moitié nord du Sénégal.
- La saison des pluies : de
juillet à septembre. Elle est appelée « hivernage ». Tornades, pluies
plus ou moins diluviennes rendent parfois les déplacements difficiles.
Moins de touristes, donc, à ce moment-là. Moins de poussière aussi. En
revanche, qui dit pluie dit eau stagnante, donc moustiques et palu.
Pourtant, il ne pleut pas forcément tant que ça, mais cela suffit pour
qu'en peu de temps la végétation exulte. Les baobabs se couvrent de
pompons verts, les champs deviennent pâturages - pour le plus grand
bonheur du bétail et des biquettes en particulier, qu'on ne voit plus
couper effrontément la circulation (prudence tout de même !) -, les
vergers et les potagers regorgent de fruits et de légumes, les marchés
bourdonnent.
- La période idéale pour visiter le Sénégal et la Gambie reste toutefois de novembre à mars. Après mars, les températures grimpent fortement.
Faune
Les chasseurs et le recul progressif des forêts, par suite de la sécheresse et de la cuisine traditionnelle au charbon de bois, ont été cause de la disparition de beaucoup d'animaux en Gambie. La dernière girafe s'est noyée en 1899, le dernier éléphant a été massacré en 1913. Puis les chasseurs ont fait disparaître les élans de Derby, les buffles sauvages, les cobes et les antilopes.
Aujourd'hui, il subsiste une centaine d'hippos, des gazelles, des biches, des servals, des phacochères, des varans et beaucoup de singes. Mais les grands animaux sont de moins en moins nombreux.
Heureusement, il y a les oiseaux, qui font de la Gambie un pays de référence pour les amateurs de birdwatching : près de 490 espèces répertoriées, dont environ 200 espèces de migrateurs. Surtout, ne pas oublier de visiter la réserve d'Abuko et les îlots de Tanji.